Alors que 66 % des organisations pilotent l'IA agentique, un écart de préparation de 97 % met en évidence un décalage critique entre l'ambition et la préparation fondamentale, mettant en péril des rendements projetés de 20,2 millions de dollars CAD* par entreprise sur deux ans.
TORONTO, le 10 sept. 2026 /CNW/ -- Les entreprises canadiennes sont engagées dans une course effrénée pour adopter l'IA agentique, la nouvelle vague d'IA où des agents autonomes exécutent des tâches commerciales complexes. Cependant, une nouvelle étude de SAP SE (NYSE : SAP) et Oxford Economics révèle qu'un écart de préparation critique pourrait compromettre leur succès. L'étude souligne que le problème ne réside pas dans le potentiel de l'IA, mais dans un manque de préparation au niveau des données, des processus et de la gouvernance fondamentaux nécessaires pour l'exploiter efficacement. Alors que deux tiers (66 %) des organisations canadiennes pilotent déjà l'IA agentique, un pourcentage stupéfiant de 97 % admettent ne pas être entièrement prêtes à déployer et à gouverner ces outils puissants.
L'organisation canadienne moyenne prévoit de dépenser 39.4 millions de dollars CAD* en IA cette année et anticipe que cet investissement générera un rendement du capital investi (RCI) de 20 %. On prévoit que ce RCI doublera presque pour atteindre 38 % d'ici deux ans, dégageant une valeur additionnelle de 20,2 millions de dollars CAD* par entreprise, largement stimulée par les attentes envers l'IA agentique.
L'IA agentique est perçue comme la prochaine frontière de la productivité, et 82 % des 200 entreprises canadiennes sondées estiment qu'elle présente un potentiel modéré à élevé. Toutefois, l'étude révèle que cet enthousiasme se heurte à des défis prévisibles lors de la mise en œuvre, car le manque de préparation freine les progrès. Les entreprises cherchent à déployer une IA avancée sur des systèmes et des données qui ne sont pas encore optimisés, créant un déficit de gouvernance qui nuit à l'intégrité des données, à la stabilité opérationnelle et aux rendements financiers.
« La technologie est prête. Le défi est de préparer l'entreprise à la technologie. Obtenir une valeur mesurable de l'IA exige une approche différente », a déclaré Cathy Tough, directrice générale de SAP Canada. « L'IA qui manque de contexte d'affaires génère de l'activité sans résultats et, au pire, introduit des risques. Les entreprises au Canada, grandes et petites, doivent connecter directement l'IA aux données et processus fondamentaux qui régissent leurs opérations et s'assurer qu'elle dispose du contexte et de la gouvernance nécessaires pour produire des résultats fiables. C'est ce que nous appelons l'Entreprise Autonome, où les agents, les processus et les personnes travaillent de concert, soutenus par une gouvernance de confiance, pour atteindre de réels résultats. »
Symptômes d'une fondation non préparée
Les organisations utilisant l'IA agentique ont rencontré des problèmes importants qui renvoient directement à des lacunes fondamentales :
- Effort d'intégration plus élevé que prévu (64 %)
- Problèmes de fiabilité ou de qualité à mesure que l'utilisation augmentait (54 %)
- Prise de mesures incorrectes par les agents (48 %)
- Résultats incohérents pour un même processus (44 %)
Ces problèmes surviennent dans un environnement où les contrôles sont limités. Soixante-dix pour cent des dirigeants d'entreprises canadiens admettent déployer des agents d'IA plus rapidement que leur gouvernance ne peut suivre (ou ne sont pas certains que ce soit le cas), et près de la moitié (46 %) n'ont pas de processus avec intervention humaine pour ces flux de travail autonomes.
Identifier l'écart de préparation : les données, la stratégie, les processus et la gouvernance
Les défis liés à l'IA agentique sont les symptômes d'un problème systémique plus large. L'étude montre que, malgré des dépenses élevées, les entreprises doivent prioriser la surveillance stratégique et la préparation fondamentale nécessaires à l'épanouissement de l'IA.
- Stratégie fragmentée : Seulement 18 % des entreprises canadiennes adoptent une approche centralisée et stratégique de l'IA. La plupart fonctionnent encore avec des approches menées par les départements (39 %) ou ponctuelles (35 %), ce qui les empêche de lier l'IA à la valeur commerciale fondamentale.
- La taxe sur les données : Alors que 65 % des entreprises se croient prêtes sur le plan des données, la réalité est plus dure : 73 % admettent être aux prises avec des données incomplètes ou incohérentes. Cette situation freine la productivité, 71 % des organisations subissant des reprises de travail et des retards dus à la faible qualité des résultats de l'IA.
- Le déficit de compétences et l'IA non autorisée (Shadow AI) : Soixante-dix-huit pour cent des chefs d'entreprise ne sont pas convaincus que leurs efforts de perfectionnement des compétences suivent le rythme de l'évolution de l'IA. Cela pourrait alimenter l'IA non autorisée (Shadow AI), un phénomène qui, selon 56 % des organisations, se produit au moins occasionnellement.
La voie à suivre : bâtir l'Entreprise Autonome sur une fondation de confiance
L'étude révèle que la gouvernance de l'IA pourrait être le plus grand angle mort des entreprises canadiennes. Moins d'une sur cinq estime que ses compétences internes (17 %) ou ses processus (16 %) sont entièrement prêts pour la gouvernance de l'IA.
Pour combler l'écart entre l'ambition en matière d'IA et la valeur réelle, les entreprises doivent cesser de courir après des outils isolés pour se concentrer sur la construction d'une stratégie à l'échelle de l'entreprise, reposant sur une fondation propre, gouvernée et prête pour les affaires.
« Le chemin vers la valeur ne passe pas simplement par plus d'IA, mais par une IA plus intelligente opérant dans un cadre de confiance. Le modèle de SAP pour l'Entreprise Autonome est simple : les humains dirigent, les assistants coordonnent et les agents exécutent », a déclaré Anthony Robinson, chef de la technologie, SAP Canada. « Cela garantit que les humains définissent la stratégie pendant que l'IA gère l'orchestration et l'exécution, le tout dans un environnement gouverné et vérifiable avec une intervention humaine aux moments clés. En intégrant l'IA dans les processus d'affaires fondamentaux, plutôt que de la greffer sur des fondations fragiles, nous comblons les écarts de préparation exacts que cette étude met en lumière et donnons aux entreprises la confiance nécessaire pour évoluer. »
À propos de l'étude Ces informations proviennent d'une nouvelle étude mondiale menée par Oxford Economics, The SAP Value of AI Report, qui a sondé 2 600 chefs d'entreprise dans 13 pays, dont 200 au Canada. L'échantillon a été réparti entre des entreprises du marché intermédiaire (500 à 1 500 employés) et de grandes entreprises (1 500 employés ou plus). Les répondants ont été qualifiés pour s'assurer qu'ils occupaient au minimum un poste de directeur.
*Les répondants ont été invités à fournir leurs estimations financières en dollars américains (USD). Les montants en dollars canadiens (CAD) sont calculés selon le taux de change de 1,3863 en vigueur le 2 septembre 2026.
SOURCE SAP

Seyna Kim, Account Manager, Edelman Canada, [email protected]
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