Le programme d'alimentation scolaire du Canada a besoin de plus de financement, d'aliments plus sains et d'une approche « Achetez canadien »
EnglishUn financement adéquat, des normes nutritionnelles conformes au Guide alimentaire canadien et un approvisionnement qui privilégie l'agriculture nationale peuvent offrir des repas scolaires plus sains et renforcer l'économie du pays.
OTTAWA, ON, le 22 oct. 2026 /CNW/ -- Alors que le fédéral a recours aux dépenses publiques pour protéger les industries canadiennes et renforcer les chaînes d'approvisionnement intérieures dans le contexte de la guerre commerciale, un nouveau rapport indique qu'un investissement accru dans les programmes alimentaires scolaires pourrait améliorer l'alimentation des enfants tout en créant de nouveaux marchés fiables pour les secteurs de l'agriculture et de la production d'aliments au pays.
Le rapport De l'alimentation à la nutrition Améliorer la qualité et la valeur nutritionnelle à mesure que le nouveau Programme national d'alimentation scolaire prend de l'ampleur se penche sur la prochaine étape de développement du système alimentaire scolaire canadien et met en lumière les lacunes en matière de financement, de qualité nutritionnelle et d'uniformité qui pourraient limiter ses effets.
Le rapport appelle à un financement plus important et prévisible, à des normes nutritionnelles mieux définies et conformes au Guide alimentaire canadien et à un recours accru aux produits intérieurs afin de combler ces lacunes tout en renforçant les chaînes d'approvisionnement alimentaires au pays.
« Les gouvernements étudient tous les outils à leur disposition afin de protéger les secteurs canadiens et de bâtir des marchés intérieurs plus robustes. L'alimentation scolaire devrait en faire partie, soutient Colin Saravanamuttoo, directeur général, Protection mondiale des animaux Canada. Nous savons déjà que ce système a besoin d'un investissement plus important. Cet argent peut en faire deux fois plus en améliorant la qualité des aliments que nous servons aux enfants et en créant une nouvelle demande stable pour des produits sains cultivés et transformés ici, au Canada. »
Le rapport, qui s'appuie sur des travaux de recherche, des entrevues avec des spécialistes et des parties prenantes ainsi que l'analyse d'accords fédéraux-provinciaux/territoriaux et de plans d'action provinciaux, a révélé que de nombreux programmes continuent de dépendre largement des dons, des bénévoles et des activités de collecte de fonds, laissant souvent aux écoles et aux parents la tâche de combler les failles. Il en résulte une prestation de programmes irrégulière et souvent improvisée au lieu d'une approche claire et cohérente s'inspirant des recommandations nutritionnelles du Guide alimentaire canadien.
« Ces conclusions sont une feuille de route pour la prochaine phase du programme, explique Nital Jethalal, directeur général, Institute for Future Food Systems. Les programmes ont accompli un travail remarquable avec très peu de moyens. Il est essentiel de leur offrir plus de financement, mais les écoles ont aussi besoin de normes nutritionnelles claires et de soutien pour les respecter. Les provinces et territoires peuvent s'atteler à cette tâche dès maintenant, alors que de futurs accords de financement fédéral permettraient des améliorations et veilleraient à ce que les enfants aient un accès continu à une alimentation nutritive, peu importe leur lieu de résidence. »
Une meilleure alimentation et le programme « Achetez canadien » peuvent aller de pair
Le Canada produit beaucoup d'aliments sains qui manquent aux menus scolaires. Les légumineuses, comme les fèves et les lentilles, sont d'importantes sources de fibres et de protéines végétales et sont cultivées à grande échelle au pays. Or, une grande partie de ce que le Canada cultive est exportée avant d'être transformée en produits abordables et prêts à servir dont les écoles ont besoin.
Développer la capacité de transformation locale pourrait régler ce problème tout en renforçant le secteur de la fabrication de produits alimentaires et les chaînes d'approvisionnement du pays. Les investissements fédéraux dans la transformation, les centres de distribution alimentaire et les infrastructures partagées commencent à renforcer cette capacité, mais il en faut plus pour répondre aux besoins d'un Programme national d'alimentation scolaire en pleine expansion.
« Les protéines végétales représentent l'une des plus grandes différences entre ce que les écoles servent et ce que recommande le Guide alimentaire canadien », explique Lynn Kavanagh, responsable de la campagne sur les animaux d'élevage, Protection mondiale des animaux Canada. « Un investissement et un approvisionnement plus sensés permettent l'intégration de plus d'aliments sains produits ici dans les menus scolaires tout en créant une demande fiable pour le secteur agricole canadien. Cela se traduit par une meilleure nutrition pour les enfants, plus de possibilités pour les exploitations agricoles et la production régionale, et un système alimentaire national plus robuste. »
Le rapport invite à investir dans l'alimentation scolaire afin de soutenir l'approvisionnement en aliments nutritifs nationaux et locaux conformes au Guide alimentaire canadien, notamment des légumes, des grains entiers, des fèves, des lentilles et des pois. Mais l'approvisionnement à lui seul ne suffit pas. Une alimentation scolaire plus saine nécessite aussi un financement adéquat et prévisible pour les aliments, le personnel rémunéré, les cuisines, l'équipement, l'entreposage, le transport et l'expertise en nutrition.
Le rapport appelle les gouvernements à adopter les mesures suivantes :
- Fournir un financement adéquat, flexible et prévisible à hauteur d'au moins 5 $ par élève par jour afin d'offrir une alimentation scolaire plus saine.
- Intégrer le Guide alimentaire canadien dans les décisions concrètes en matière de menus et d'achats.
- Utiliser le financement pour favoriser l'approvisionnement national et local en aliments nutritifs respectant le Guide alimentaire canadien, le prix, la fiabilité et l'adéquation culturelle.
- Collaborer avec les leaders des provinces, des territoires et des communautés autochtones afin d'établir des normes nutritionnelles communes qui préservent une souplesse régionale en utilisant le Guide alimentaire canadien comme principe directeur.
« Le statu quo n'est tout simplement pas viable, conclut Colin Saravanamuttoo. Les écoles ont besoin de financement, de personnel et d'infrastructures pour pouvoir réellement servir ces repas. La prochaine étape du programme est une occasion de combler ces lacunes et, ainsi, de profiter de cet investissement pour renforcer l'économie alimentaire canadienne. »
À propos de Protection mondiale des animaux Canada
Protection mondiale des animaux est une organisation internationale axée sur le bien-être animal qui lutte depuis 75 ans pour améliorer la vie des animaux à l'échelle du monde. Au Canada, notre travail visant à soutenir des systèmes alimentaires plus sains et durables comprend un engagement de longue date auprès du Conseil national pour les soins aux animaux d'élevage (CNSAE), une collaboration avec des fermes et le secteur agricole, ainsi que des actions de défense auprès des gouvernements, des détaillants, des restaurants et du secteur financier afin d'améliorer le bien-être animal et de susciter des changements concrets. Cela passe notamment par l'augmentation de la production et de la consommation d'aliments à base de plantes, ainsi que la promotion de choix alimentaires axés sur un meilleur bien-être animal et de solutions novatrices qui profitent aux animaux, au secteur agricole, aux personnes et à la planète. Nos activités au Canada s'appuient sur une collaboration et une expertise internationales, notamment sur notre travail avec le gouvernement danois pour faire valoir les aliments d'origine végétale et les systèmes alimentaires durables, ainsi que sur notre engagement auprès de partenaires de l'Union européenne.
À propos de l'Institute for Future Food Systems
L'Institute for Future Food Systems (IFFS) est un organisme indépendant à but non lucratif qui collabore avec les réseaux, les organisations et les personnes les mieux placés pour transformer l'information en actions concrètes. La transformation des systèmes alimentaires est l'une des solutions les moins mises à profit pour faire face aux crises sanitaires, climatiques et économiques actuelles. L'IFFS s'efforce de rendre les meilleures données probantes et pratiques exemplaires plus faciles à trouver, à mettre en œuvre et à diffuser.
SOURCE World Animal Protection

Personne-ressource pour les médias : Kari Vierimaa, Vierimaa Consulting, 416.578.0488, [email protected]
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