Le Commissaire au bien-être et aux droits des enfants ouvre officiellement ses services et débute trois enquêtes systémiques
EnglishMONTRÉAL, le 10 sept. 2026 /CNW/ -- La commissaire au bien-être et aux droits des enfants, Marie-Eve Brunet Kitchen, a annoncé aujourd'hui l'ouverture officielle des services de l'institution. Dès maintenant, les enfants et les jeunes de 0 à 18 ans, ainsi que les jeunes adultes de 18 à 25 ans qui se sentent vulnérables, qui estiment être témoins ou victimes d'une injustice peuvent faire appel au Commissaire par téléphone, texto ou courriel pour obtenir du soutien dans l'exercice de leurs droits. Parce que les jeunes sont au cœur de la mission du Commissaire, Mme Brunet Kitchen s'est adressée avant tout à eux lors de la conférence de presse tenue ce matin à Montréal.
« À compter d'aujourd'hui, aucun enfant ne devrait rester seul devant une situation qu'il trouve injuste, qui ne respecte pas ses droits ou qui met son bien-être à mal. S'il ne sait pas à quelle porte frapper, il peut commencer par la nôtre. Nous l'écouterons, nous l'aiderons à comprendre ses droits, les ressources existantes, ses options et, lorsqu'il en aura besoin, nous l'accompagnerons dans ses démarches. Nous sommes là pour tous les enfants et les jeunes au Québec. »
Les adultes qui s'inquiètent pour un enfant, constatent qu'un droit n'est pas respecté ou observent qu'un programme ou service public ne répond pas comme il le devrait sont également invités à communiquer avec l'institution. Parents, proches, enseignants, intervenants, professionnels, chercheurs, journalistes ou autres alliés des enfants peuvent ainsi interpeller le Commissaire.
Une présence accrue pour joindre les enfants, les jeunes et le public
Le Commissaire a également annoncé le lancement de sa toute première campagne d'envergure provinciale. Elle prendra la forme d'un affichage sur des autobus de ville, des abribus (dont plusieurs situés près d'écoles secondaires), des autocars interurbains en région ainsi que dans plus d'une centaine d'arénas et de centres sportifs partout au Québec.
Les écoles, les centres jeunesse ainsi que les organisations qui travaillent auprès des enfants et des jeunes seront également invités à faire connaître cette nouvelle institution et à diffuser les outils du Commissaire dans leurs milieux.
Une vitrine Web (enfants.quebec) permet désormais aux jeunes et à leurs alliés de trouver rapidement les coordonnées du Commissaire et de savoir comment le joindre. Aussi, le Commissaire est maintenant présent sur plusieurs réseaux sociaux pour faciliter le dialogue avec les jeunes au Québec.
Trois premières enquêtes
Dans la foulée de l'ouverture de ses services, la commissaire a également dévoilé les trois premières enquêtes systémiques de l'institution.
- La première enquête annoncée porte sur un enjeu susceptible de concerner tous les enfants au Québec. Elle aura pour objectif de répondre à la question suivante : lorsqu'un enfant a besoin de soins au Québec, à l'hôpital comme en ambulance, est-ce que le matériel nécessaire pour le soigner et, parfois, lui sauver la vie, est toujours disponible ?
- La deuxième enquête dévoilée s'intéresse à un groupe particulièrement vulnérable et permettra au Commissaire d'exercer concrètement son mandat auprès de jeunes adultes de 18 à 25 ans en situation de vulnérabilité. Elle concerne les ressources d'hébergement pour les enfants et jeunes adultes de moins de 25 ans autistes ou ayant une déficience intellectuelle. Les enquêteurs chercheront à savoir si les services d'hébergement sont suffisants et adaptés à leurs besoins.
- Enfin, la troisième enquête révélée touche directement aux apprentissages que le Québec devait tirer de drames qui ont profondément marqué notre société. Cette enquête cherchera à déterminer si, après le drame de la jeune Clara*à Granby et la Commission Laurent, une tragédie semblable pourrait encore se produire aujourd'hui au Québec parce que les principaux systèmes qui entourent un enfant ne se parlent pas suffisamment ou pas assez tôt. Pour le vérifier, les enquêteurs analyseront notamment des décès d'enfants survenus au cours des dernières années afin de repérer d'éventuels points de rupture entre les organisations et de déterminer s'ils présentent des récurrences.
« Trois enquêtes très différentes, mais qui posent, au fond, une même question : est-ce que les systèmes qui entourent les enfants répondent aujourd'hui comme ils le devraient à leurs besoins, à leur bien-être et à leurs droits? Nous ne partons pas de la conclusion qu'il existe un problème. Notre travail est précisément de le vérifier. Et si un problème existe, nous voulons comprendre ce qui le crée ou l'entretient, en comprendre les conséquences pour les enfants et déterminer si des changements sont nécessaires. »
À propos du Commissaire au bien-être et aux droits des enfants
Le Commissaire au bien-être et aux droits des enfants est une institution indépendante dont la mission est de promouvoir le bien-être et le respect des droits des enfants au Québec et de veiller à la protection de leur intérêt supérieur.
*Conformément à ce qu'a souligné la coroner Géhane Kamel dans son rapport public, le prénom de l'enfant est mentionné afin de contribuer au devoir de mémoire entourant ce drame et aux réflexions collectives qui en ont découlé.
SOURCE Commissaire au bien-être et aux droits des enfants

Renseignements : Julia Haurio, conseillère aux relations publiques, C : 514-386-4750, Courriel : [email protected]
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