Le Collectif 4e pays appelle tous les partis à ouvrir un grand dialogue national sur l'avenir du Québec
Une commission transpartisane, itinérante et ouverte à la société civile, inspirée de l'expérience Bélanger-Campeau
MONTRÉAL, le 3 sept. 2026 /CNW/ -- À l'approche du débat des chefs, le Collectif 4e pays demande à l'ensemble des partis politiques québécois de s'engager formellement à mettre sur pied, au lendemain de l'élection, une vaste commission nationale sur l'avenir du Québec et de son modèle de développement.
Le Collectif propose une démarche inspirée de la Commission Bélanger-Campeau : transpartisane, réunissant des sensibilités politiques différentes; itinérante, afin d'entendre la population dans toutes les régions du Québec; et inclusive, en accordant aux représentantes et représentants de la société civile une véritable place à la table des délibérations, aux côtés des parlementaires.
Libre de toute attache partisane, le Collectif 4e pays souhaite s'adresser à tous les partis. En effet, dans la campagne actuelle, chacune et chacun affirme à sa façon vouloir défendre les intérêts du Québec et contribuer à l'avancement de la nation québécoise. Au-delà des divergences sur le statut politique du Québec, tous devraient pouvoir convenir de la nécessité d'un dialogue démocratique à la hauteur des défis auxquels la société québécoise est confrontée.
« Nous traversons une période de polycrise des nations et le Québec n'y échappe pas. Nous sommes devant d'immenses défis. Pour les affronter il faut revoir notre modèle de développement et consolider notre cohésion sociale, nous devons mettre à contribution les forces vives de toutes les régions. C'est ainsi que nous protègerons et adapterons le modèle québécois », souligne Évelyne Beaudin, ex-mairesse de Sherbrooke et porte-parole du Collectif 4e pays.
Bélanger-Campeau : un précédent démocratique inspirant
Mise sur pied par le gouvernement de Robert Bourassa au début des années 1990, dans la foulée de la crise constitutionnelle, la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec a démontré qu'il était possible de créer un espace de dialogue dépassant les lignes partisanes. Elle réunissait des parlementaires de différentes allégeances ainsi que des personnalités de la société civile représentant diverses sensibilités quant à l'avenir politique du Québec. Elle a mené des audiences dans les régions pour entendre directement la population.
« L'expérience Bélanger-Campeau nous rappelle qu'un grand débat national peut être à la fois rigoureux, pluraliste et profondément démocratique. Des indépendantistes, des fédéralistes et des personnes non alignées ont pu y participer; des voix de toutes les régions et de la société civile ont contribué aux travaux. Cette capacité de réfléchir ensemble, malgré nos désaccords, est précisément ce que nous devons retrouver aujourd'hui », affirme Gérald Larose, qui a participé activement à cette démarche, également porte-parole du Collectif 4e pays.
La culture et l'information au cœur de la réflexion
« Nous ne sommes plus en 1995. Les conditions dans lesquelles la culture québécoise se crée, se diffuse et se découvre ont été profondément transformées. Les grandes plateformes étrangères occupent désormais une place déterminante dans notre quotidien et nous ne pouvons compter sur le Canada pour protéger ce qui nous rend uniques. Les questions de la culture, des communications et de l'information font partie des sujets qui devront nécessairement être abordés à cette commission », insiste Lorraine Pintal, figure majeure de l'univers culturel québécois et porte-parole du Collectif 4e pays.
À propos du Collectif 4e pays
Le Collectif 4e pays réunit des personnes issues de différents milieux qui réfléchissent ensemble aux grands enjeux contemporains. Il a pour mandat de promouvoir et d'alimenter un large débat public sur l'avenir du Québec et sur le modèle québécois. Le Collectif publiera notamment des textes dans les journaux des Coops de l'information et qui alimenteront également un site Internet accueillant les contributions de plusieurs collaboratrices et collaborateurs.
L'appellation « 4e pays » traduit ouvertement la conviction de ses membres : pour garantir ses intérêts et sa pérennité, le Québec est appelé à devenir le quatrième pays d'Amérique du Nord. Cette orientation assumée n'enlève rien à la volonté du Collectif de favoriser une démarche démocratique, pluraliste et ouverte, quelle qu'en soit l'issue.
Le Collectif est composé de :
- Gérald Larose, président CSN 1983-1999, professeur associé UQAM
- Évelyne Beaudin, économiste, mairesse de Sherbrooke 2021-2025
- Lorraine Pintal, comédienne, metteuse en scène, gestionnaire culturelle
- Claudette Carbonneau, présidente CSN 2002-2011
- Ferid Racim Chikhi, auteur, conseiller/formateur en intégration socio culturelle et professionnelle
- Marilyse Lapierre, philosophe, professeure CEGEP
- Robert Laplante, sociologue, directeur général IREQ
- Benoit Lévesque, sociologue, professeur émérite UQAM
- Sylvie Morel, économiste, professeure associée Université Laval
- Yves Vaillancourt, politologue, professeur émérite UQAM Ses collaboratrices et collaborateurs sont :
- Normand Baillargeon, philosophe, essayiste et chroniqueur
- André Binette, constitutionnaliste et conseiller aux affaires autochtones
- Denis Bourque, professeur UQO et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en organisation communautaire
- Olivier Jacques, professeur Département de Gestion, d'évaluation et de politiques de santé UdM
- Renaud Lapierre, ex-sous-ministre adjoint à l'Énergie QC, conseiller stratégique et fondateur de Viridis Environnement
- Pierre Paquette, économiste, professeur CEGEP, député du Bloc Québécois 2007-2011
- Monique Simard, productrice, scénariste, gestionnaire culturelle
Son site Web, 4epays.quebec, sera accessible à compter du 7 septembre.
SOURCE Collectif 4e pays

Source et renseignements : Marilyne Bérard-Fontaine | [email protected] | 819-919-0903
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