Le BCI demande le rétablissement du PEQ dans les meilleurs délais
MONTRÉAL, le 12 févr. 2026 /CNW/ - Depuis le 19 novembre 2025, le gouvernement du Québec a aboli le Programme de l'expérience québécoise (PEQ), incluant les volets « Travailleurs temporaires » et « Diplômés du Québec ». Or, ce dernier demeure mal compris dans l'espace public. Les cheffes et chefs des établissements universitaires, réunis au sein du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI), souhaitent apporter des précisions quant à la nature du volet diplômés et aux conséquences négatives vécues sur nos campus depuis son abolition.
Le volet diplômés s'adressait aux étudiantes et étudiants internationaux ayant obtenu un diplôme au Québec, en fonction d'exigences élevées en matière de francisation et de présence sur le territoire. Malheureusement, le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) ajoute des exigences qui n'étaient pas prévues dans le PEQ-Volet diplômés.
Le BCI tient à souligner que l'abolition du PEQ a des répercussions qui vont au-delà des personnes ayant déjà présenté une demande de Certificat de sélection du Québec. Cette mesure affecte l'ensemble de la population internationale étudiante et diplômée qui répond aux exigences du volet diplômés du PEQ et qui a choisi le Québec pour ses parcours académique et professionnel en fonction de cette possibilité d'accès à la résidence permanente.
Ces personnes ont fait le choix de s'établir au Québec sur la base de règles claires, connues et promues, notamment dans le cadre de missions de recrutement international et ont orienté leurs choix académique et professionnel en conséquence. Les étudiantes et étudiants inscrits dans nos universités avant novembre 2024 l'ont fait avec la promesse d'une voie promue par le PEQ. L'abolition soudaine de ce programme, sans même qu'un mécanisme de transition ne soit prévu, cause une grande détresse parmi notre population étudiante.
La suspension du PEQ soulève plusieurs enjeux majeurs pour le milieu universitaire québécois. À l'échelle du Québec, les demandes d'admission provenant de l'international ont reculé de près de 46 % entre 2024 et 2025, une baisse qu'on peut attribuer aux récentes modifications des politiques migratoires tant au fédéral qu'au Québec. La fin abrupte et sans préavis du PEQ risque d'accentuer cette tendance en réduisant davantage l'attractivité du Québec, sa capacité de recherche et d'innovation ainsi que la viabilité de plusieurs programmes d'études, particulièrement en région.
C'est pourquoi le BCI joint sa voix à celles de plusieurs organisations qui réclament une clause de droit acquis et demande au gouvernement du Québec de faire preuve d'humanité en rétablissant le PEQ-Volet diplômés dès à présent, sans autre délai.
« Les étudiantes et étudiants internationaux représentent une immigration de choix pour le Québec. Ces personnes expriment clairement le désir de poursuivre leur vie ici et de contribuer activement au développement du Québec. Sans elles, notre capacité à répondre aux objectifs que le gouvernement s'est lui-même fixés en matière de recherche et d'innovation est compromise. En ce sens, l'établissement d'une clause de droits acquis du PEQ-Volet diplômés est une mesure nécessaire et urgente. » souligne Christian Blanchette, président du Conseil d'administration du BCI et recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières.
À propos du BCI
Le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) regroupe les 20 établissements universitaires du Québec. Il a pour mission de favoriser la concertation de ses membres, de promouvoir leurs intérêts communs et de faciliter le partage de services et de bonnes pratiques au sein du réseau universitaire québécois.
SOURCE Bureau de coopération interuniversitaire (BCI)

Renseignements : Ginette Legault, Directrice générale, Bureau de coopération interuniversitaire, [email protected]
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