La SOGC réagit au budget de 2026 : une occasion manquée d'investir dans la santé des femmes
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The Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada05 nov, 2026, 18:15 ET
OTTAWA, ON , le 5 nov. 2026 /CNW/ -- Les femmes au Canada demandent au gouvernement fédéral d'en faire davantage pour combler les lacunes importantes et croissantes dans l'accès aux soins de santé de base pour les femmes, mais leurs appels semblent rester sans réponse.
La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) est déçue du peu d'investissements ciblés en santé des femmes prévus dans le budget de 2026.
La SOGC accueille favorablement l'engagement de 70 millions de dollars sur deux ans pour prolonger le projet pilote du Fonds d'équité menstruelle, ainsi que le renouvellement du financement de l'Initiative nationale de recherche sur la santé des femmes, qui contribuera à combler des lacunes de longue date dans ce domaine. Nous sommes également heureux de voir un soutien accru, par l'entremise du Programme de promotion de la femme, aux organismes qui œuvrent pour l'égalité des femmes et contre la violence fondée sur le genre.
Toutefois, ces investissements sont loin de répondre aux besoins considérables des femmes qui font face à des problèmes de santé partout au pays.
La SOGC avait demandé au gouvernement fédéral de faire du budget de 2026 un budget consacré à la santé des femmes au Canada. Partout au pays, des femmes attendent des années pour obtenir un diagnostic et un traitement pour des affections douloureuses comme l'endométriose et les fibromes utérins. Elles peinent à accéder aux soins primaires. L'accès aux traitements de fertilité et aux soins liés à la ménopause dépend encore trop souvent du lieu de résidence et des moyens financiers de chacune. Des femmes enceintes sont confrontées à la perspective terrifiante d'accoucher en route vers l'hôpital, alors que les pénuries de personnel perturbent les services de maternité partout au pays. Certaines femmes ont un besoin si pressant de soins qu'elles paient de leur poche pour se faire soigner à l'étranger ou pour obtenir des services de santé privés ici, au Canada. C'est inacceptable.
Ces lacunes ont des conséquences sur l'économie canadienne. Lorsque les femmes ne peuvent pas obtenir un traitement en temps opportun, elles peuvent être amenées à réduire leurs heures de travail, à prendre un congé prolongé ou à quitter complètement le marché du travail. Les retards dans l'accès aux soins peuvent également nécessiter des traitements plus complexes et accroître la pression sur des services de santé déjà surchargés.
Le budget de 2026 était une occasion de soutenir les Canadiennes qui souhaitent contribuer à la croissance économique du pays par leur forte participation au marché du travail. Le budget le reconnaît d'ailleurs, soulignant que 85 % des femmes de 25 à 54 ans participent au marché du travail, soit sept points de pourcentage de plus qu'aux États-Unis.
C'est pourquoi la SOGC estime que le budget de 2026 représente une occasion manquée d'aider les femmes au Canada à améliorer leur santé et, par le fait même, à contribuer à une économie plus résiliente.
La SOGC reconnaît les contraintes budgétaires auxquelles le Canada est confronté. Mais ces contraintes rendent d'autant plus nécessaires des investissements efficaces dans la santé des femmes. Les problèmes de santé non traités entraînent des coûts pour les patientes, les familles et l'économie. Ces coûts ne disparaissent pas simplement parce qu'ils ne figurent pas dans un budget.
La SOGC est prête à travailler avec les gouvernements pour accorder à la santé des femmes l'attention et les investissements qu'elle mérite.
« La SOGC espérait voir des engagements financiers concrets en santé des femmes qui témoigneraient d'une reconnaissance de ce que nos patientes nous disent chaque jour : la santé des femmes doit être une plus grande priorité. Malheureusement, ce n'est pas ce que nous avons vu dans le budget de 2026. Nous gardons espoir que le gouvernement fédéral reconnaîtra les avantages d'investir dans la santé des femmes. Selon McKinsey, combler les écarts en matière de santé des femmes pourrait générer des retombées économiques de 37 milliards de dollars par année au Canada d'ici 2040. Aider les femmes à rester en bonne santé et à demeurer sur le marché du travail, c'est investir dans la prospérité du Canada. » -- Dr Nicholas Leyland, président de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada
SOURCE The Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada

Demandes des médias : Teresa Wright, Spécialiste des affaires publiques et des communications, Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, [email protected]


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