LA FONDATION DU MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC DÉVOILE LA DÉSIGNATION DU FUTUR PAVILLON DE LA CITÉ MUSÉALE : ESPACE RIOPELLE -- PAVILLON MICHAEL AUDAIN English
Donation historique à la Fondation du MNBAQ
QUÉBEC, le 17 févr. 2026 /CNW/ - La Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) reconnait l'engagement philanthropique exceptionnel de l'homme d'affaires Michael Audain envers le Musée. Totalisant 91,3 millions de dollars dont 76,9 millions en don d'œuvres, sa contribution exceptionnelle permet de soutenir la réalisation de l'un des projets phares du Musée, à une époque déterminante de son histoire. Afin d'honorer cette contribution historique, le futur pavillon du MNBAQ portera le nom Espace Riopelle -- Pavillon Michael Audain.
L'annonce s'inscrit dans une approche philanthropique développée avec le Musée, afin d'ancrer durablement l'apport privé dans son évolution et son rayonnement. Par son engagement déterminant, M. Audain envoie un signal fort et invite d'autres grands mécènes à contribuer à l'avenir du MNBAQ au bénéfice du patrimoine artistique et de sa transmission. L'élan suscité par les célébrations du centenaire de Riopelle, portées par la Fondation Riopelle au cours des quatre dernières années, renforce cette dynamique et prolonge les grands engagements qui ont marqué l'histoire récente du Musée, notamment celui de Pierre Lassonde, à l'origine du pavillon portant son nom, inauguré en 2016.
« Félicitations à M. Michael Audain pour cet honneur hautement mérité, qui souligne sa contribution exceptionnelle au développement et au rayonnement du Musée. La philanthropie constitue un véritable levier pour tisser des liens entre le milieu culturel, la population et le monde des affaires, et l'engagement de M. Audain en représente une démonstration éloquente. Je souhaite que sa générosité puisse inspirer de nombreux hommes et femmes d'affaires à suivre son exemple. »
- M. Mathieu Lacombe, ministre de la Culture et des Communications, et ministre responsable de la région de l'Outaouais
L'annonce d'aujourd'hui représente le premier jalon d'une série d'initiatives qui viendront ponctuer l'année 2026, qui culminera en octobre avec l'ouverture de l'Espace Riopelle - Pavillon Michael Audain et la tenue d'un symposium international, deux événements d'envergure qui viendront clore les célébrations du centenaire de Riopelle, en portant un regard sur ce cas d'exception, qui redéfinira les stratégies de commémoration des artistes ayant façonné notre histoire de l'art.
« Berceau de Jean Paul Riopelle et des Automatistes, dont l'avant-gardisme n'avait alors rien de comparable au Canada, le Québec m'est apparu comme la terre d'élection par excellence pour ce legs. Je voue une profonde admiration envers le Québec, sa culture et son histoire. Au même titre que la langue officielle, la culture y est propulsée au rang des piliers de l'identité. Au nom de la fierté collective, le Québec n'hésite pas à promouvoir ses artistes. Les politiques culturelles s'y démarquent nettement des dynamiques observables dans l'ensemble du Canada. Au Québec, l'intervention du gouvernement par rapport à celle des paliers central et local est beaucoup plus déterminante que ce que l'on constate ailleurs au pays, voire dans la plupart des pays occidentaux. Cette distinction mérite d'être pleinement reconnue. Je tiens à exprimer ma sincère reconnaissance envers le gouvernement du Québec pour ce partenariat exceptionnel dans la création d'un lieu unique pour Jean Paul Riopelle, l'artiste canadien le plus célèbre à l'international, et ses collègues contemporains. »
- Michael Audain, président, Fondation Audain
Michael Audain : un collectionneur avisé et éclairé
Bien au-delà du désir d'investir dans des œuvres jouissant d'une valeur considérable dans le marché de l'art, Michael Audain pratique un collectionnement engagé et socialement bénéfique. Animé par le désir de rendre hommage à ceux qu'il considère comme des héros culturels, il s'est particulièrement intéressé à des artistes porteurs de transformation sociale. Ses acquisitions incluent notamment un imposant corpus d'œuvres d'artistes modernistes mexicains, tels Diego Rivera, qui ont fait de l'art un langage révolutionnaire, ainsi que les figures majeures de l'automatisme au Québec, dont Paul Émile Borduas, Marcelle Ferron et Jean Paul Riopelle. Sa fascination pour Riopelle s'est manifestée à l'aube des années 50, alors qu'il était à plusieurs décennies d'avoir les moyens de collectionner ses œuvres et de finalement constituer la plus importante collection privée de l'artiste. C'est d'ailleurs à ce moment qu'il a développé un vif intérêt pour l'histoire du Québec, de ses artistes, du rôle des Automatistes dans l'avènement de la Révolution tranquille. Sa démarche met également en lumière la diversité culturelle canadienne. La collection permanente du Musée d'art Audain à Whistler, composée de plus de 300 œuvres couvrant la période du 18e siècle à aujourd'hui, témoigne de cette vision. Elle comprend l'un des plus importants ensembles de masques des Premières Nations de la côte nord-ouest du Canada, des œuvres majeures d'Emily Carr représentant toutes les périodes de sa carrière, ainsi que des artistes modernistes et contemporains de la Colombie-Britannique, dont plusieurs issus des Premières Nations.
Michael Audain : un philanthrope visionnaire
Figure majeure du mécénat en arts visuels au Canada, Michael Audain incarne une philanthropie transformatrice. Au-delà de dons d'œuvres et de contributions financières, il privilégie un partenariat durable avec les institutions et les artistes. Son engagement soutient la création contemporaine, notamment par le Prix Audain pour les arts visuels, lancé en 2004, qui remet annuellement 100 000 $ à un artiste britanno-colombien pour souligner l'ensemble de sa carrière, et qui figure aujourd'hui parmi les plus hautes distinctions artistiques au pays.
Homme d'affaires établi à Vancouver, il est président du conseil d'administration et principal actionnaire de Polygon Homes, l'un des principaux développeurs immobiliers en Colombie-Britannique. Fort d'un long parcours de militantisme et d'engagement social, il a fondé en 1997, avec son épouse Yoshiko Karasawa, la Fondation Audain, qui a profondément marqué le paysage culturel canadien. Depuis sa création, la Fondation Audain a octroyé plus de 200 M$ en soutien aux arts visuels, excluant les donations d'œuvres.
Mue par la volonté de nourrir la mémoire et la conscience culturelle des communautés, sa philanthropie transforme le rapport qu'une société entretient avec ses artistes. En faisant don d'œuvres majeures à des institutions publiques comme le MNBAQ, il permet un accès universel à des chefs-d'œuvre autrement inaccessibles. L'acquisition de la collection Audain d'œuvres de Jean Paul Riopelle consolide le statut du MNBAQ comme référence mondiale en art québécois.
« Le geste de Michael Audain est un signal fort pour la philanthropie culturelle au Québec. En choisissant de faire du patrimoine artistique un bien véritablement partagé, il démontre que l'engagement des individus et des entreprises peut non seulement accélérer des projets structurants, mais aussi en devenir l'impulsion décisive. Son leadership consolide nos institutions et accroît leur rayonnement bien au-delà de nos frontières. Il rappelle surtout que la culture est une responsabilité collective et que la rencontre entre l'engagement privé et l'action publique permet de bâtir des legs durables. C'est cette vision partenariale qui nous permet aujourd'hui d'imaginer et de réaliser des projets ambitieux pour que l'art prenne toujours plus de place dans nos vies et dans notre société. »
- Fabrice Alcayde, président-directeur général de la Fondation du MNBAQ
L'Espace Riopelle et le pavillon Michael Audain ne constituent pas seulement l'écrin d'un legs exceptionnel, ils participent à la transformation du Musée, renforçant l'expérience visiteur et l'attractivité internationale de la collection nationale d'art québécois. Partenaire engagé du MNBAQ depuis 2016, Michael Audain a appuyé de manière déterminante le projet de l'Espace Riopelle, notamment par un don de 10 M$ en 2021 suivi, en 2022, du don de huit œuvres de Paul Émile Borduas d'une valeur d'environ 9 M$. En 2025, M. Audain octroyait également au MNBAQ une dotation de 2 M$ permettant la création de la Chaire muséale Audain pour les Automatistes. Son engagement s'inscrit dans une vision à long terme pour assurer la pérennité et le rayonnement des artistes qui ont façonné notre culture moderne.
« Un musée soutenu par sa communauté, ses membres, ses donateurs et ses mécènes est un musée en santé. C'est le signe d'un travail pertinent et profondément ancré dans son milieu. Le virage que nous prenons, plus proche de la communauté et en dialogue constant, s'inscrit dans les pratiques des grands musées d'aujourd'hui. Le mécénat est un levier puissant lorsqu'il s'aligne sur la mission du musée et repose sur une vision et des valeurs partagées. C'est dans cette cohérence, soutenue par une gouvernance claire, que le mécénat devient véritablement gagnant pour tous et contribue à la pérennité et à l'ambition du Musée. »
- Jean-Luc Murray, directeur général du Musée
La stratégie de dénomination des pavillons de la cité muséale du MNBAQ s'inscrit dans cette logique de pérennité. Elle constitue un levier structurant pour la pérennisation du Musée, tant sur le plan financier qu'en regard de son rôle de fiduciaire des collections nationales d'art québécois, imprégnant ses lieux de la mémoire de celles et ceux qui contribuent directement à l'enrichissement du patrimoine collectif.
Dans le cas de l'Espace Riopelle -- Pavillon Michael Audain, cette approche se traduit par un apport patrimonial sans précédent à la collection nationale d'art québécois, par le don d'œuvres, le soutien à la recherche à travers la Chaire muséale Audain et par un renforcement national et international de l'art québécois. Ce modèle de philanthropie partenariale agit comme un puissant incitatif, rappelant que la vitalité de l'institution repose sur un équilibre assumé entre l'investissement public et l'engagement privé.
Pérennité, impact et philanthropie de demain
Depuis la parution du rapport Bourgie en 2013, il y a consensus à savoir que le mécénat privé se doit d'être davantage stimulé au Québec pour soutenir la vitalité artistique et l'indépendance financière des organismes culturels. On y recommandait notamment la consolidation du programme Mécénat Placement Culture, programme misant sur l'appariement des dons privés par des fonds publics pour assurer la pérennité financière des organismes culturels. Depuis lors, maints rapports, études et états des lieux ont été produits relativement au paysage de la philanthropie culturelle au Québec.
Qu'il s'agisse de l'état des lieux sur les Politiques culturelles de soutien à la philanthropie au Québec, orchestré par Culture Montréal et HEC Montréal (2023), de l'étude Impact 0.4 sur l'évolution de la philanthropie au Québec dans le secteur des arts et de la culture (2024) ou de l'étude Cultiver l'engagement. Pour une philanthropie au service de la culture (2025), des constats analogues se dégagent systématiquement : dans la majorité des domaines d'intervention de la philanthropie, les Québécois donnent moins que leurs voisins. De plus, la culture est loin de figurer au sommet des priorités des philanthropes et ne représente qu'un très faible pourcentage des dons individuels.
Cela étant constaté, qu'en est-il des modalités permettant d'y remédier ? Il est permis de penser que le modèle de philanthropie préconisé par Michael Audain, axé sur l'appui à la pérennisation des institutions par le biais de contributions aux infrastructures dotant le Québec de nouveaux écrins et de fonds de dotation puisse alimenter la réflexion. Le don étant le point culminant d'une relation entretenue entre l'individu et l'organisme, il n'est pas exclu que le modèle sache inspirer le développement d'une politique de philanthropie culturelle facilitant la rencontre entre l'individu et l'organisme, encourageant ce faisant le développement d'une culture philanthropique où la volonté de donner passerait par l'éducation à la culture et la transmission du goût à la culture.
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SOURCE Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec

SOURCE : Fabrice Alcayde, Fondation du MNBAQ; RELATIONS DE PRESSE : Émilie Vallée, [email protected]
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