L'incertitude entourant le commerce et les pressions démographiques pèsent sur les économies provinciales English
OTTAWA, ON, le 4 mars 2026 /CNW/ - L'incertitude entourant les échanges commerciaux demeure un facteur déterminant dans l'évolution des économies des provinces du Canada, alors que les risques liés aux politiques continuent d'éroder la confiance des entreprises et de freiner les dépenses de consommation. C'est ce que révèle une nouvelle étude publiée par Signal49 Recherche, anciennement Le Conference Board du Canada.
« Cette année donnera le ton au reste de la période de prévision, car le sort des économies provinciales au Canada dépendra en grande partie de la renégociation de l'Accord Canada-États-Unis-Mexique prévue plus tard cette année, affirme Pedro Antunes, économiste en chef de Signal49 Recherche. Par ailleurs, les tendances démographiques joueront un rôle déterminant sur les marchés du travail au cours des prochaines années. Après plusieurs années de forte croissance démographique, la réduction marquée des cibles d'immigration freine déjà la croissance de la population.
Ces prévisions ont été finalisées avant l'escalade du conflit armé impliquant l'Iran à la fin février 2026. L'ampleur des répercussions sur l'économie canadienne dépendra de la durée des perturbations engendrées par le conflit. La hausse des prix du pétrole brut exercera des pressions inflationnistes à l'échelle nationale et alourdira le fardeau des consommateurs, tandis que les provinces productrices de pétrole tireront parti de leur statut de fournisseurs fiables.
Une solide production agricole et des investissements accrus dans l'extraction de la potasse et de l'uranium stimuleront la croissance en Saskatchewan, soutenus par des projets majeurs comme la mine de potasse Jansen et le projet d'uranium Rook 1 de NexGen Energy Ltd. La province devrait enregistrer une progression modeste de la population et de l'emploi, ainsi qu'une légère reprise des exportations. Son PIB devrait croître de 2,0 % en 2026.
En Alberta, la vigueur du secteur des ressources, conjuguée à des perspectives démographiques plutôt favorables, constituera le principal moteur de la croissance cette année. La hausse relativement soutenue de la population, alimentée par la migration internationale et interprovinciale et par la progression de l'emploi, devrait maintenir les dépenses des ménages à un niveau élevé à court terme. Bien qu'on s'attende à ce que la croissance des exportations demeure modeste, l'investissement non résidentiel devrait également jouer un rôle clé entre 2027 et 2030. Le PIB de la province devrait croître de 2,0 % en 2026.
Terre-Neuve-et-Labrador devrait figurer parmi les provinces les plus performantes à court terme, grâce à la reprise de la production pétrolière. Toutefois, le vieillissement de la population et un faible niveau de migration devraient entraîner un recul démographique au cours des deux prochaines années, ce qui limitera grandement la croissance de la population active et de l'emploi. Le PIB de la province devrait augmenter de 1,8 % en 2026.
À la suite des premières livraisons de LNG Canada en 2025, les exportations d'énergie devraient soutenir une légère reprise des exportations en Colombie-Britannique. La progression des revenus contribuera à maintenir les dépenses des ménages, malgré le ralentissement démographique et le manque de dynamisme du marché du travail. L'investissement dans les projets énergétiques devrait également stimuler la reprise de l'investissement non résidentiel. Le PIB devrait croître de 1,7 % en 2026.
Au Manitoba, un éventuel nouvel accord commercial avec la Chine stimulerait le secteur agroalimentaire. Une croissance démographique modérée et la progression de l'emploi soutiendront les dépenses des ménages, tandis que des projets d'envergure, notamment le nouveau siège social d'Action cancer Manitoba et les installations de captage du carbone de Deep Sky, stimuleront l'investissement. Le PIB devrait augmenter de 1,4 % en 2026.
À l'Île-du-Prince-Édouard, la forte croissance de l'emploi et la vigueur du secteur touristique, soutenue par la popularité des voyages intérieurs, favoriseront modérément les dépenses des ménages. L'investissement privé devrait également progresser, porté notamment par des projets de services publics et de développement touristique, dont la modernisation du complexe hôtelier Ocean View Resort, évaluée à 80 M$. Le PIB devrait croître de 1,3 % en 2026.
En Nouvelle-Écosse, le ralentissement de la croissance démographique limitera la progression de l'emploi et freinera les dépenses des ménages, tempérant ainsi l'activité économique. La faiblesse des exportations et l'investissement non résidentiel modeste pèseront également sur les perspectives économiques. Par conséquent, la croissance du PIB devrait ralentir pour s'établir à 1,2 % en 2026.
Au Nouveau-Brunswick, le faible apport migratoire et le recul démographique prévu au cours des deux prochaines années pèseront sur les dépenses des ménages. Le faible nombre de nouveaux grands projets assombrit également les perspectives, bien que plusieurs projets en cours devraient soutenir la croissance de l'investissement pendant le reste de la période de prévision. L'économie du Nouveau-Brunswick devrait croître de 1,0 % en 2026.
En Ontario, les droits de douane continuent d'alimenter l'incertitude dans le secteur manufacturier, ce qui se répercute lourdement sur les industries de l'automobile et de l'acier. Le recul démographique attendu en 2026 et 2027 freinera les dépenses des ménages, même si la vigueur de l'investissement dans le secteur résidentiel atténuera en partie ce choc, les constructeurs répondant à la demande refoulée de logements. Dans l'ensemble, l'économie provinciale devrait croître de 0,8 % en 2026.
Au Québec, les effets défavorables des droits de douane sur l'acier, l'aluminium et les produits forestiers, ainsi que le resserrement des politiques migratoires, pèseront sur l'économie. Malgré ces contraintes, la croissance soutenue des revenus et l'épargne élevée des ménages devraient soutenir les dépenses de consommation. Le produit intérieur brut (PIB) du Québec devrait augmenter de seulement 0,7 % en 2026.
À propos de Signal49 Recherche (anciennement Le Conference Board du Canada)
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SOURCE Signal49 Recherche

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