MONTRÉAL, le 4 févr. 2026 /CNW/ - L'AGPQ dénonce le manque de transparence du ministre Jean-François Roberge, ministre responsable de la laïcité.
L'AGPQ est outrée de ne pas avoir été invitée aux consultations publiques en commission parlementaire du projet de Loi 9 (PL9) Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec qui ont débuté le 3 février 2026.
Une des conséquences majeures du PL9 est d'empêcher les éducatrices qui portent des signes religieux de travailler dans les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies privées subventionnées.
Dans le contexte actuel de pénurie criant d'éducatrices à la petite enfance, et surtout les éducatrices qualifiées, l'AGPQ est très concernée par le PL9.
Sans vouloir minimiser le rôle de tous les participants à ces consultations, l'AGPQ est des plus touchées par le PL9. Notre opinion et nos échanges avec les élus sont primordiaux. Ne pas nous inclure aux auditions devant la commission parlementaire sur un sujet aussi important est du jamais vu!
L'AGPQ, fondée en 1973, a toujours été un joueur principal dans le domaine de la petite enfance et a toujours su gagner la confiance de la société dans ce domaine. Il faut aussi ajouter que le réseau des garderies privées subventionnées reçoit plus de 50 000 enfants dans la province, jour après jour.
À la lumière de ce qui précède, la seule conclusion à laquelle nous pouvons arriver aujourd'hui pour expliquer notre exclusion de ces consultations publiques est que le ministre Roberge veut museler les opposants qui sont très affectés par son projet de Loi.
Quand le gouvernent va-t-il écouter les parents du Québec? Il y a quelques semaines, l'AGPQ a collaboré avec l'organisme Ma place au travail pour sonder l'opinion des parents utilisateurs de services de garde dans les CPE et les garderies subventionnées à travers toute la province au sujet du PL9.
Les résultats sont sans équivoque :
- 65% des parents sondés sont contre le fait d'empêcher les éducatrices qui portent des signes religieux de travailler dans un service de garde subventionné. Seulement 11% des parents supportent cette interdiction du PL9.
- 69% des parents sondés sont d'accord avec l'énoncé que le PL9 risque d'affecter négativement la disponibilité de la main-d'œuvre et d'exacerber la pénurie d'éducatrices. Seulement 13% des parents sondés sont en désaccord avec cet énoncé.
- 60% des parents sondés sont d'accord avec l'énoncé que le PL9 risque d'entraver l'accès de certains parents en milieu de garde et aux services qui sont offerts. Seulement 14% des parents sont en désaccord cet énoncé.
Quand le gouvernement va-t-il respecter les parents utilisateurs de services de garde subventionnés? Ce sont eux qui côtoient quotidiennement le personnel éducateur, avec ou sans signes religieux. Tous les experts et intervenants dans le domaine de la petite enfance sont unanimes à dire que la qualité des services offerts aux enfants passe avant tout par la formation et l'expérience du personnel éducateur, ceci est incontournable!
« Quand le gouvernement va-t-il mettre l'emphase sur la qualité des services offerts aux enfants avant n'importe quelle autre considération? Quand le gouvernement va-t-il cesser de faire de la politique sur le dos des enfants et leurs familles et avoir le bon sens de se concentrer sur le bien-être des enfants et le maintien de services de qualité? » a déclaré le président de l'AGPQ, monsieur Samir Alahmad.
Notre intervention au sujet du PL9 est uniquement motivée par le problème criant de pénurie de main-d'œuvre qualifiée ainsi que la qualité et la continuité des services offerts à nos enfants. L'AGPQ garde espoir que la volonté du gouvernement d'empêcher les éducatrices qualifiées de travailler dans le milieu subventionné sera exclue du PL9, et ce, pour le bien-être de nous tous.
SOURCE Association des garderies privées du Québec

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