Intimidation, agression et extorsion au grand jour : l'impérialisme étasunien se met à nu
MONTRÉAL, le 13 janv. 2026 /CNW/ - Dès les premiers jours de 2026, avec leurs bombardements du Venezuela, leur kidnapping du président Maduro et leurs menaces de s'emparer du Groenland de gré ou de force, les États-Unis ont présenté le spectacle d'un nouveau banditisme d'État au grand jour. L'acquiescement honteux du Canada dans le cas du Venezuela et sa réponse timorée dans le cas du Groenland ne peuvent que nous inquiéter… après nous avoir scandalisés.
Banditisme et intimidation au grand jour
Les États-Unis ont déployé toute une armada dans les Caraïbes. Puis ils ont multiplié les actes de guerre. Ils ont pulvérisé au missile une trentaine d'embarcations et leurs 115 occupants sans autre forme de procès. Ils ont imposé un blocus naval contre toute exportation de pétrole vénézuélien, arraisonné des pétroliers et volé leur cargaison. Puis, bombardant Caracas et d'autres régions et faisant plus de 100 morts, ils ont kidnappé le président vénézuélien en exercice.
Depuis, les États-Unis répètent - sous la menace du blocus naval et de nouveaux bombardements - que ce sont eux qui dicteront leurs décisions au Venezuela, vendront dorénavant leur pétrole et en répartiront les recettes, et décideront quelles compagnies exploiteront leurs réserves pétrolières, les plus importantes au monde!
À la campagne d'intimidation économique par un tsunami de tarifs, s'ajoute donc maintenant une campagne d'intimidation militaire dont on nous a vite fait comprendre qu'elle concernait aussi la Colombie, Cuba, l'Iran, le Mexique et le Groenland. Dans ce dernier cas, le président Trump a dit qu'il voyait cette question réglée « d'ici deux mois », présentant la possession du Groenland comme une nécessité pour la sécurité nationale des États-Unis, avant que la Chine ou la Russie ne s'en emparent!
Notre devoir de dénonciation et de résistance
La guerre en Ukraine, le génocide d'Israël à Gaza, sa politique d'expansion des colonies en Cisjordanie et son déchainement sans entrave au Liban, en Iran, en Syrie, de même que le plan de paix néocolonial de Trump pour Gaza, ont déjà révélé à quel point les principes fondateurs de l'ordre mondial instauré en 1945 sont de plus en plus ouvertement abandonnés. Les actions récentes des États-Unis sont peut-être en train d'enfoncer le dernier clou de leur cercueil.
Nous vivons dans une période particulièrement dangereuse. Où il faudra, plus que jamais, que les pays et les peuples du monde coopèrent et collaborent afin de surmonter des défis climatiques, écologiques et humanitaires immenses. Or, les grandes puissances sont en compétition mondiale de plus en plus féroce et elles présentent leurs 'compétiteurs' comme des menaces contre lesquelles il faudrait s'armer toujours plus et être prêts à faire la guerre. Mais à l'ère des armes nucléaires, les guerres entre grandes puissances ne peuvent tout simplement pas être gagnées. Nous y péririons toutes et tous. Il est impératif que nous dénoncions les préparatifs de guerre et que nous rejetions l'augmentation astronomique des dépenses militaires qu'on veut nous imposer.
Nos gouvernements abandonnent de plus en plus toute défense du droit international et toute volonté de le respecter pour s'adapter au retour de ce que les médias appellent les « sphères d'influence » des grandes puissances. Mais il ne s'agit pas de sphères « d'influence », mais de zones exclusives de domination, de vassalisation des États et de soumission des peuples.
C'est aux sociétés civiles que revient l'obligation de s'organiser pour exiger le respect et la défense du droit international et des droits humains par tous les pays. C'est à nous qu'il revient de mener ce combat au Canada et au Québec.
SOURCE Collectif Échec à la Guerre

Pour entrevue avec un•e porte-parole du Collectif : 514-919-7249 (Martine Eloy)
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