Groupe Capitales Médias - Les retraités déplorent le manque de transparence de la CSN
QUÉBEC, le 11 févr. 2026 /CNW/ - La Cour supérieure a entendu, il y a quelques jours, le pourvoi en contrôle judiciaire des retraités du Groupe Capitales Médias (GCM) qui demandent que la décision du Tribunal administratif du travail (TAT) - qui a rejeté les plaintes de 249 retraités du Groupe pour mauvaise représentation syndicale et celle concernant le refus de la CSN de porter en arbitrage un grief pour protéger les retraités - soient cassées.
Les associations de retraités du Soleil, du Nouvelliste, du Quotidien et de la Voix de l'Est déplorent le manque de transparence de la CSN qui refuse toujours de dévoiler une pseudo analyse juridique pour ne pas porter en arbitrage le grief déposé en mai 2015. C'est sur la base de cette analyse juridique - qui n'a pas été déposée que le Tribunal administratif du travail - que la demande de porter le grief en arbitrage a été refusée.
Ce n'est que lors d'une audience du TAT sur les plaintes, soit sept ans après le dépôt du grief, que les retraités ont pu obtenir une copie du grief bien que peu explicite. Auparavant, les retraités n'avaient pas été informés de l'existence du grief en lien avec de possibles réductions de rentes s'il y avait une terminaison des régimes de retraite.
Les associations jugent totalement inacceptable qu'aucune reddition de compte sur le grief n'ait pas été présentée compte tenu que les syndicats ont une obligation légale de représenter les retraités qui ont subi des réductions de rentes de 20 à 30%.
Le grief a été déposé en catimini peu de temps après l'arrivée de Martin Cauchon à la tête de GCM en 2015. Avec raison, la CSN estimait que Martin Cauchon n'avait pas les moyens de payer le déficit s'il y avait une terminaison des régimes de retraite contrairement à Power Corporation. La centrale syndicale s'est même demandé si la transaction Cauchon-Power n'était pas une fraude.
Cour supérieure
En décembre 2019, lors de l'audience sur l'homologation du plan d'arrangements avec les créanciers du Groupe Capitales Médias, le juge de la Cour supérieure n'a pas été informé de l'existence du grief pour éviter des réductions de rentes aux retraités. Devant l'absence d'alternatives comme le grief et sur la foi des témoignages entendus, le juge a conclu qu'il n'avait pas d'autres choix que d'ordonner la terminaison des régimes de retraite.
Les associations rappellent également que la décision de terminer les fonds de pension s'appuyait sur l'obligation pour un repreneur de rembourser le déficit de 65 millions $ dans une entreprise insolvable avec des revenus publicitaires en chute libre.
Or, il n'en était rien. Dans son témoignage devant le TAT, l'actuaire des comités de retraite de GCM a certifié que les régimes de retraite étaient bien capitalisés et qu'aucune cotisation de l'employeur n'était nécessaire pour financer le déficit suite à des changements à la loi en 2016.
Les demandeurs soulignent que l'opinion de l'actuaire des comités de retraite était partagée par la présidente de la Fédération nationale des communications de la CSN, Pascale St-Onge, dans une lettre adressée au président de Power Corporation, deux mois avant l'audience sur le plan d'arrangements avec les créanciers en Cour supérieure. La lettre demandait à Power d'appliquer la solution qui avait été trouvée à La Presse pour éviter des réductions de rentes lors de la cession du journal à un organisme sans but lucratif.
Le jugement de la Cour supérieure sur le pourvoi en contrôle judiciaire est attendu avant les vacances estivales.
SOURCE Retraités du Groupe Capitale Médias (GCM)

Source : Pierre Pelchat, [email protected], Porte-parole des associations de retraités du Soleil, du Nouvelliste, du Quotidien et de la Voix de l'Est.
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