Élections 2026 - La FIQ demande aux partis politiques de mettre la santé au cœur de leurs engagements
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Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec - FIQ03 sept, 2026, 05:00 ET
QUÉBEC, le 3 sept. 2026 /CNW/ -- Alors que la campagne électorale québécoise bat son plein, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec-FIQ demande aux partis politiques de mettre la santé au cœur de leurs engagements et de présenter des solutions concrètes aux problèmes vécus chaque jour par la population et les professionnelles en soins.
Pour la FIQ, la priorité est simple : remettre l'organisation des soins au service des personnes qui ont besoin de soins et de celles qui les dispensent. Après des années de réformes, de changements de structures et de promesses, il est temps de s'attaquer aux problèmes qui persistent sur le terrain. « On ne veut surtout pas entendre parler uniquement de milliards investis ou de brassage de structures. On veut savoir ce que les partis vont faire concrètement pour améliorer l'accès aux soins et le quotidien des professionnelles en soins qui les donnent. C'est là-dessus qu'il faudra juger leurs engagements », affirme Julie Bouchard, présidente de la FIQ.
Améliorer l'accès à la première ligne
Trop de Québécois-e-s cherchent encore où aller lorsqu'ils ont besoin de soins. La FIQ préconise de donner un nouveau souffle aux CLSC, de permettre aux professionnelles en soins de mettre pleinement leurs compétences à contribution et de poursuivre le déploiement des infirmières praticiennes spécialisées en première ligne. « La population ne veut pas seulement une porte d'entrée. Elle veut pouvoir compter sur quelqu'un qui la connaît, qui peut la suivre et qui peut l'accompagner dans le temps. C'est ça, une première ligne qui fonctionne », souligne Mme Bouchard.
Faire concrètement et réellement le choix du réseau public
La FIQ estime qu'on ne peut régler les problèmes du réseau public en continuant d'en déplacer les ressources humaines et financières vers le privé. Chaque professionnelle en soins qui quitte le réseau public pour le privé représente une personne de moins pour soigner la population dans le système public. « Les partis devront être très clairs : quelle place veulent-ils donner au privé et surtout, qu'est-ce qu'ils sont prêts à faire pour renforcer le réseau public? Pour nous, c'est une question fondamentale », ajoute la présidente.
S'attaquer à la surcharge de travail
Les professionnelles en soins ne peuvent continuer à faire toujours plus avec toujours moins de temps. Pour améliorer la qualité des soins et retenir le personnel, la FIQ juge qu'il faut s'attaquer à la charge de travail et de mettre en place des ratios sécuritaires professionnelles en soins/patient-e-s. « Nos membres ne demandent pas de travailler moins pour en faire moins. Elles demandent d'avoir les moyens de donner les soins dont les patient-e-s ont besoin, au moment où ils et elles en ont besoin. Aussi, l'agression sauvage vécue récemment par l'infirmière Patsy Van Damme dans la région de Québec nous rappelle que les conditions dans lesquelles les soins sont offerts sont aussi une question de sécurité », explique Julie Bouchard.
Revoir les effets de la création de Santé Québec
Enfin, la FIQ veut que les partis se prononcent sur le fonctionnement de Santé Québec. Une nouvelle structure ne règle rien si les décisions continuent d'être prises loin du terrain. « Il faut donner davantage de marge de manœuvre aux équipes et aux établissements et tenir compte des réalités régionales. Les professionnelles en soins connaissent leur milieu et les besoins de leur population. Leur expertise doit être au cœur des décisions », insiste la dirigeante syndicale.
Pour la FIQ, cette campagne doit permettre un véritable débat sur l'avenir du réseau de santé. « La population et les professionnelles en soins ont assez attendu. Maintenant, on veut des engagements concrets, des résultats mesurables et un réseau qui est réellement organisé autour des besoins des patient-e-s et de celles qui les soignent », conclut la présidente de la FIQ.
À propos de la FIQ
Créée en 1987, la FIQ représente près de 90 000 professionnelles en soins (infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques) qui travaillent dans les établissements de santé à travers le Québec. Organisation féministe composée à près de 90 % de femmes, la FIQ se consacre à la défense des droits de ses membres, tout en veillant à la qualité des soins offerts à la population et à la pérennité du réseau public de santé.
SOURCE Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec - FIQ

Renseignements : Sandra Gagné, conseillère aux communications, Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec-FIQ, 514 796-5093 │ [email protected]
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