TORONTO, le 24 août 2026 /CNW/ -- Deux ans après que le gouvernement fédéral a rendu plus difficile le fait d'arrêter de fumer, des milliers de Canadiennes et de Canadiens demandent à la ministre de la Santé, Marjorie Michel, de lancer un examen public et transparent de 30 jours et de publier les données permettant de déterminer si cette politique atteint les objectifs annoncés.
Une restriction aberrante sur la vente des sachets de nicotine est entrée en vigueur le 28 août 2024. Santé Canada affirmait vouloir réduire l'usage de nicotine chez les jeunes sans créer d'obstacles importants pour les adultes qui essaient d'arrêter de fumer.
« Protéger les jeunes, c'est non négociable. Donner aux adultes qui fument une véritable chance d'arrêter l'est tout autant. Le gouvernement avait promis de faire les deux. Deux ans plus tard, Ottawa doit montrer aux Canadiens s'il a tenu parole, puis laisser les provinces décider de la meilleure façon d'offrir l'accès dans leurs propres communautés », a déclaré Asha Stone, fondatrice de Quit Club.
C'est important dans un pays où environ 11 % des Canadiens fument toujours. Selon Santé Canada, près de 300 000 Canadiens ont arrêté de fumer en 2024, et les thérapies de remplacement de la nicotine ont été utilisées dans 25 % des cas de réussite.
Quit Club convient qu'Ottawa doit continuer d'imposer des règles nationales rigoureuses en matière de sécurité et d'emballage des produits. Mais ce sont les provinces et les territoires qui devraient décider comment les produits approuvés pour aider les gens à arrêter de fumer peuvent être obtenus dans leurs communautés. Un modèle unique, conçu à Ottawa et limité aux pharmacies, ne peut pas tenir compte des réalités de chaque province -- des grands centres aux communautés rurales, éloignées et insulaires.
Pour souligner le deuxième anniversaire de ces restrictions, Quit Club lance une vidéo qui suit l'un de ses membres du Nouveau-Brunswick pendant son véritable trajet de 53 minutes jusqu'à une pharmacie. Présumer qu'il est simple de se rendre à une pharmacie partout au Canada, c'est être complètement déconnecté de la réalité.
« Les provinces comprennent mieux la réalité de leurs communautés qu'Ottawa », a ajouté Mme Stone. « Ottawa doit réglementer les produits et protéger les jeunes. Les provinces doivent pouvoir décider comment les adultes peuvent y avoir accès de façon sécuritaire dans leurs propres communautés. »
Quit Club demande à la ministre de la Santé, Marjorie Michel, de :
- Examiner les règles dans les 30 jours : rendre les données publiques et montrer aux Canadiens ce qui fonctionne -- ou non.
- Écouter les personnes touchées : tenir compte des demandes de provinces comme l'Alberta, qui réclament davantage de souplesse.
- Prendre une décision d'ici la fin septembre : abolir l'exigence fédérale de vente exclusive en pharmacie et permettre aux provinces et aux territoires de fixer leurs propres règles d'accès, dans le respect de normes nationales rigoureuses.
En octobre 2025, la ministre Michel a déclaré que le gouvernement continuerait de fonder ses décisions sur « la science et les données ». Quit Club est d'accord. La prochaine étape consiste à rendre cette science et ces données publiques.
« Deux ans, c'est assez pour passer des hypothèses aux preuves. Si les règles fonctionnent, publiez les résultats. Si elles créent des obstacles sans avantage mesurable, changez-les », a conclu Mme Stone.
À PROPOS DE QUIT CLUB
Quit Club est une communauté canadienne qui réunit des personnes qui fument, d'anciens fumeurs et des personnes qui essaient d'arrêter.
SOURCE Quit Club

Asha Stone, [email protected]
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