Des représentants du secteur de la transformation des aliments, des agriculteurs et des maires font front commun pour conserver les emplois du secteur alimentaire au Canada
La coalition exige que les changements prévus à la réglementation sur l'emballage des produits alimentaires soit revus par le gouvernement fédéral, de manière à stimuler les marchés d'exportation, pas seulement les importations américaines
OTTAWA, le 8 nov. 2012 /CNW/ - Des fabricants de produits alimentaires, des organismes agricoles et des maires de partout au pays seront réunis sur la Colline du Parlement aujourd'hui pour demander au gouvernement fédéral de revoir les modifications proposées à la réglementation sur l'emballage des aliments. Selon eux, les changements annoncés lors du dernier budget favoriseront une hausse des importations américaines et risquent éventuellement de mettre en péril les emplois des secteurs de la transformation des aliments et de l'agriculture.
Les fabricants et les producteurs agricoles canadiens ont investi dans l'environnement réglementaire stable actuel pour que leur machinerie soit adaptée aux formats en vigueur. « Ces nouvelles règles placeraient les fabricants de produits alimentaires canadiens dans des conditions concurrentielles désavantageuses, car ils auront à adopter les formats et les dimensions d'emballage américains », affirme Chris Kyte, président, Fabricants de produits alimentaires du Canada. « Le gouvernement devrait travailler avec les intervenants du secteur afin de comprendre l'ensemble des répercussions de ces changements, puis élaborer une réforme en profondeur des normes d'emballage de manière à assurer une concurrence équitable avec les États-Unis et à favoriser la croissance des exportations. »
La coalition demande qu'un examen global de la réglementation soit effectué pour bien s'assurer de stimuler les débouchés à l'exportation. « Cette modification visant à abroger la réglementation sur les formats d'emballage normalisés au Canada ne servira qu'à favoriser l'entrée sur le marché canadien de produits américains non normalisés », ajoute Chris Kyte. « Nous voulons que l'accent soit mis sur le développement de débouchés pour les produits et légumes frais et à transformation plus poussée du Canada. »
De nombreux fabricants de produits alimentaires du Canada seront forcés de faire des choix difficiles et de décider s'ils réinvestiront ici en rééquipant leurs chaînes de production ou s'ils déplaceront leurs activités aux États-Unis. Si cette production se fait ailleurs qu'au Canada, les agriculteurs locaux perdront des débouchés, et verront leurs ventes intérieures et ventes à l'exportation diminuer.
Au cours de cinq dernières années, on a constaté la fermeture de plus de 80 usines de transformation des aliments au Canada, dont la production a principalement été transférée dans des usines de plus grande envergure aux États-Unis. Sans compter que nous affichons un déficit commercial de 6,5 milliards de dollars vis-à-vis les États-Unis dans le secteur alimentaire.
Ces changements touchent divers produits alimentaires, dont, entre autres, le sirop d'érable, le vin, le miel, les charcuteries, ainsi que les fruits et légumes en conserve.
La déréglementation de l'emballage des produits de consommation n'apporte rien aux consommateurs, ni aux agriculteurs et aux fabricants de produits alimentaires canadiens. Elle perturbe plutôt le marché en favorisant les importations et sème la confusion chez les consommateurs. À l'heure actuelle, les formats d'emballage normalisés permettent aux consommateurs de faire des achats judicieux grâce à des comparaisons précises de prix. Les formats d'emballage américains sont souvent plus petits, ce qui peut d'abord donner faussement l'impression d'en avoir plus à moindre coût.
Les usines de transformation des aliments achètent 34 % de la production agricole du Canada, de sorte que les nouvelles règles auront aussi une incidence négative sur les collectivités, qui devront composer avec des pertes d'emplois. En outre, depuis 2007, on compte près de 13 500 emplois de moins dans le secteur de la fabrication alimentaire au pays, depuis la fermeture d'usines de transformation, qui ont été réinstallées aux États-Unis ou au Mexique.
Ensemble, ces fabricants de produits alimentaires, agriculteurs et maires de collectivités agricoles expriment cette semaine à Ottawa leurs préoccupations à l'égard de l'impact imminent qu'auront les modifications à la réglementation pour leurs industries et sont disponibles pour accorder des entrevues aux médias.
Pour en savoir plus, visitez le http://gardonsnosemploisaucanada.ca
SOURCE : Food Processors of Canada
Sebastien Bonneau
Conseillers Affaires Publiques Inc.
(514) 926-7120
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