Décès d'un monteur vitrier d'Installation MB : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête
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Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail22 oct, 2026, 11:18 ET
MONTRÉAL, le 22 oct. 2026 /CNW/ -- La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) rend aujourd'hui publiques les conclusions de son enquête sur l'accident ayant entraîné le décès d'un travailleur de l'entreprise 9276-3382 Québec inc. (Installation MB), le 13 novembre 2025, sur un chantier dont l'entreprise Pomerleau assure la maîtrise d'œuvre. L'enquête a permis de déterminer que le travailleur est décédé à la suite d'une chute d'une hauteur de 8,7 m à partir d'une ouverture non sécurisée.
La CNESST estime que cet accident aurait pu être évité, notamment grâce à l'identification et à la communication des dangers présents sur le chantier ainsi qu'à la mise en place de mesures correctives adéquates.
Chute mortelle
Le matin de l'accident, une équipe d'Installation MB, composée d'une personne en autorité et d'un travailleur, était affectée à des travaux sur la verrière du toit d'une ancienne chaufferie. En raison de la neige accumulée qui rendait la surface glissante, l'équipe a commencé la journée par l'installation d'un plancher de protection sur les surfaces vitrées à l'aide de matériaux entreposés sur la partie basse de la toiture adjacente à la verrière.
Vers 9 h 40, alors qu'il déplaçait un panneau de contreplaqué en compagnie de la personne en autorité, le travailleur a reculé et mis les pieds sur un isolant de type polyuréthane rigide qui obturait une ouverture d'environ 48 cm par 48 cm. L'isolant a cédé sous son poids. Le travailleur a chuté jusqu'au sol en béton, à l'intérieur de la chaufferie.
Présence d'ouvertures non sécurisées
Au moment de l'accident, deux ouvertures étaient présentes dans la toiture basse de la chaufferie. Selon les témoignages recueillis, la combinaison des rebords en béton et des panneaux d'isolant donnait l'impression qu'il s'agissait de bases pleines faisant partie intégrante de la structure de la toiture. Le jour de l'accident, une accumulation de neige a eu pour effet d'uniformiser davantage l'apparence de la surface du toit.
Le maître d'œuvre et le donneur d'ouvrage ont indiqué ne pas avoir d'information sur la nature et la fonction initiales de ces ouvertures. Les plans d'architecture et d'ingénierie utilisés dans le cadre du projet ont été préparés par des professionnels mandatés par le donneur d'ouvrage. Aucun document ne fait état de la présence d'ouvertures à l'endroit où l'accident est survenu.
Une inspection du lieu de travail, notamment à partir de l'intérieur du bâtiment, aurait permis de constater la présence, dans la dalle, des deux formes carrées ayant des caractéristiques différentes et d'en vérifier la nature avant le début des travaux, ce qui aurait permis d'établir qu'il s'agissait d'ouvertures.
Causes de l'accident
L'enquête a permis de retenir les deux causes suivantes :
- Alors qu'il déplaçait un panneau de contreplaqué sur le toit de la chaufferie, le travailleur a mis le pied dans une ouverture d'environ 48 cm par 48 cm et a fait une chute d'une hauteur de 8,7 m.
- La gestion du danger de chute était déficiente en raison des ouvertures sur le toit de la chaufferie qui ne sont pas sécurisées.
Comment éviter un tel accident
Pour prévenir les chutes de hauteur, des solutions existent, entre autres :
- lorsque les travailleurs sont exposés à un danger de chute de plus de 3 m, l'employeur doit installer des garde-corps pour empêcher la chute. Si cela est impossible, il doit mettre en place une mesure de protection contre les chutes, selon la hiérarchie des mesures de prévention, et s'assurer que la solution retenue est maintenue pour toute la durée de l'exposition au risque de chute;
- si des ouvertures sont présentes dans l'aire de travail, l'employeur doit s'assurer qu'elles sont adéquatement sécurisées;
- il convient d'appliquer, de manière concertée et régulière, la démarche de prévention, qui consiste à identifier, à analyser, à corriger et à contrôler les risques présents dans le milieu de travail.
Suivis de l'enquête
La CNESST transmettra les conclusions de son enquête, notamment aux associations d'employeurs et de travailleurs, à ses partenaires susceptibles d'être concernés par l'enquête ainsi qu'au ministère de l'Éducation, qui les diffusera dans les établissements scolaires visés.
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Pour plus d'information : Chute de plus de 3 mètres | CNESST
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Source : Arianne Méthot, responsable des communications
CNESST -- Service de prévention-inspection Montréal-Construction
Téléphone : 450 271-6047
SOURCE Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail
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