MONTRÉAL, le 22 sept. 2026 /CNW/ -- L'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés dresse un bilan positif de la troisième édition de son débat électoral sur les enjeux prioritaires qui touchent les milieux de travail. L'événement réunissait ce matin sur une même tribune Madwa-Nika Cadet (Parti libéral du Québec), Pascale Déry (Coalition Avenir Québec), Mathieu Lebrun (Parti québécois) et Mara Hermione Pierre (Québec Solidaire). Les cinq partis représentés à l'Assemblée nationale avaient été invités à ce débat et l'Ordre se réjouit que la plupart aient accepté l'invitation.
« Les enjeux qui touchent les milieux de travail avaient été relativement peu abordés dans la campagne jusqu'à maintenant et nous sommes donc heureux d'avoir contribué à mettre ces thèmes davantage à l'avant plan. Les partis politiques ne logent pas tous à la même enseigne mais le débat de ce matin démontre qu'ils sont tous bien conscients des enjeux et soucieux d'apporter des éléments de solution », a commenté la directrice générale de l'Ordre, Manon Poirier, CRHA, qui animait ce débat.
Quatre thématiques abordés
L'Ordre avait structuré les échanges en quatre volets reliés au rôle central de la main-d'œuvre pour répondre aux défis que le Québec connait en matière de productivité : le développement des compétences, l'implantation responsable de l'intelligence artificielle et des changements technologiques, la rareté persistante de la main-d'œuvre, ainsi que les mesures à mettre en place pour assurer des milieux de travail justes et sains.
« Les enjeux que nous avons soulevés sont importants pour les travailleuses et les travailleurs, pour les employeurs et pour l'ensemble de l'écosystème des milieux de travail. La productivité au bénéfice de tous doit être un enjeu prioritaire du prochain gouvernement et l'Ordre poursuivra le dialogue avec les élues et les élus qui seront choisis le 5 octobre prochain », conclut Mme Poirier.
Rappelons qu'en prévision de la campagne et de ce débat, l'Ordre avait publié en août dernier un document étoffé de 38 pages formulant 17 recommandations. Voici les principales:
Développer efficacement les compétences
- Renforcer l'écosystème de la formation continue en améliorant son agilité et son adéquation aux besoins du marché du travail, tout en élargissant son accessibilité à l'ensemble des clientèles.
- Réformer la loi du 1 % (Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'œuvre) afin d'en faire un véritable levier de développement plutôt qu'un simple exercice de conformité.
- Prioriser le rehaussement des compétences en littératie et en numératie.
Intégrer efficacement et responsablement l'IA et les nouvelles technologies au travail
- Préciser les obligations des employeurs en matière de divulgation des technologies de surveillance utilisées et baliser l'utilisation de ces technologies, voire en interdire certaines en contexte de travail.
- Clarifier la responsabilité et l'imputabilité des différentes parties prenantes dans les décisions prises à l'aide de l'IA.
- Appliquer la présomption du statut de salarié aux travailleurs et travailleuses de plateforme.
Atténuer la rareté persistante de la main-d'œuvre
- Assurer une meilleure transparence, région par région, des méthodes de calcul des seuils d'immigration économique temporaire et permanente et moduler ces seuils selon les besoins de chaque région.
- Assurer la stabilité des règles et des procédures d'immigration en prévoyant une période de transition suffisante avant l'entrée en vigueur de tout changement afin de permettre aux organisations de s'adapter adéquatement.
- Indexer le financement des services de francisation pour suivre les besoins.
- Bonifier le financement des programmes d'aide à l'emploi et garantir un financement adéquat des organismes spécialisés dans l'employabilité des jeunes.
Réduire les écarts salariaux injustifiés
- Mener une réflexion collective afin de légiférer en matière de transparence salariale.
Assurer une gestion professionnelle des situations de harcèlement au travail
- Garantir que les personnes responsables des enquêtes à la suite d'une plainte pour harcèlement au travail ont les compétences requises et respectent des obligations déontologiques, considérant l'ampleur des préjudices possibles.
À propos de l'Ordre
Regroupant plus de 12 000 professionnels agréés, l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés est la référence en matière de pratiques de gestion des employés. Il assure la protection du public et contribue à l'avancement des CRHA | CRIA. Par ses interventions publiques, il exerce un rôle majeur d'influence dans le monde du travail au Québec. L'Ordre participe ainsi activement au maintien de l'équilibre entre la réussite des organisations et le bien-être des employés. Pour en savoir plus, visitez ordrecrha.org.
SOURCE Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

Renseignements : Patrick Leblanc, Conseiller, affaires publiques, Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, Cell. : 514 571-6400, [email protected]
Partager cet article