Crise de l'industrie forestière : l'IRÉC appelle à amorcer un changement de modèle
MONTRÉAL, le 18 juin 2026 /CNW/ - Après trois tentatives de réforme du régime forestier québécois, un constat s'impose : le modèle économique derrière le développement de l'industrie forestière depuis plus d'un siècle est arrivé à ses limites. Pour assurer une sortie ordonnée et durable de la crise, il faudra faire les choses autrement.
C'est la conclusion du rapport Économie de la forêt et crise de l'industrie : amorcer un changement de paradigme, publié par l'Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) et rédigé par son directeur général, Robert Laplante.
Alors que les fermetures d'usines et les mises à pied se multiplient, et que plusieurs communautés forestières continuent de se fragiliser, le rapport soutient que les difficultés actuelles ne relèvent pas seulement de facteurs conjoncturels ou commerciaux.
« Ces difficultés témoignent surtout de l'épuisement d'un modèle fondé sur l'extraction et l'exportation de produits forestiers faiblement transformés. Ce modèle est extrêmement vulnérable aux chocs économiques et écologiques, en plus de limiter le potentiel de développement de l'économie de la forêt au Québec », affirme l'auteur du rapport.
À travers un vaste survol historique, le rapport retrace les grandes étapes de l'économie forestière québécoise, depuis ses origines coloniales jusqu'aux débats contemporains sur la gestion de la forêt publique. Il met en lumière la façon dont les politiques forestières ont progressivement été façonnées par les impératifs d'approvisionnement de la grande industrie, souvent au détriment de la diversification économique et de l'autonomie des régions.
Le rapport propose notamment de préparer dès maintenant un véritable plan de transition. Celui-ci devrait reconnaître la place centrale des acteurs territoriaux dans la gestion du patrimoine forestier, soutenir la diversification des activités économiques et des modèles d'affaires, et favoriser une meilleure conciliation entre les différentes vocations de la forêt publique, y compris la protection des écosystèmes forestiers.
« Le Québec doit faire les choses autrement. Il est temps de considérer la forêt non plus seulement comme une ressource à exploiter, mais comme un patrimoine collectif à mettre au service du développement durable des communautés et des régions », conclut Robert Laplante.
Consultez le rapport ici : https://irec.quebec/publications/rapports-de-recherche/economie-de-la-foret-et-crise-de-lindustrie-amorcer-un-changement-de-paradigme
SOURCE Institut de recherche en économie contemporaine

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