Communiqué - Les leçons tirées de la gestion de l'offre ou l'avantage des
marchés stables

    
    Les PLC réagissent au document du Conference Board of Canada sur la
    gestion de l'offre
    

OTTAWA, le 23 nov. /CNW Telbec/ - Les producteurs laitiers se battent depuis plus de 40 ans pour maintenir les trois piliers de la gestion de l'offre. La nécessité d'apparier la production à la demande dans n'importe quelle industrie est évidente. Les producteurs de porc du Canada et des États-Unis sont actuellement aux prises avec les pénibles conséquences du déséquilibre entre l'offre et la demande. L'industrie laitière canadienne, elle a trouvé le moyen d'équilibrer efficacement l'offre et la demande. Au fil des ans, le système de gestion de l'offre n'a pas cessé d'évoluer, au gré du changement de l'environnement, des règles commerciales et des conditions du marché et continuera de le faire.

Le document du Conference Board publié aujourd'hui contient une assez bonne perspective historique de la gestion de l'offre. C'est pourquoi il est regrettable que les auteurs du document du Conference Board aient fait plusieurs erreurs factuelles et surtout, qu'ils n'aient pas tenu compte du fait que grâce à la stabilité de la gestion de l'offre au Canada, à l'instar de la robustesse relative de notre système bancaire réglementé, nos producteurs et nos consommateurs ont échappé à la récente tornade mondiale des prix.

Depuis deux ans, il est clair que les principes du libre marché ont mal servi l'agriculture et l'alimentation partout dans le monde. L'actualité nous rapporte des termes comme crise alimentaire, volatilité des prix, spéculation, effondrement financier et plans de sauvetage. Le Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'Alimentation, Olivier de Schutter, a trouvé que les plus touchés par la crise alimentaire mondiale et ses fluctuations soudaines de prix sont les producteurs et consommateurs des pays en développement, où près de 80% de la population sont des petits producteurs. Ceux-ci ont vu des prix trop faibles pour leur permettre de gagner leur vie et, comme consommateurs, ils ont vu les prix augmenter très rapidement lorsque les prix à la ferme étaient élevés, mais ne les ont pas vus retomber aussi vite que le prix à la ferme. Rappelons-nous que ces gens-là sont les plus touchés parce qu'ils consacrent jusqu'à 70 % de leur revenu à l'alimentation. Ici, l'alimentation ne coûte aux Canadiens que 10 % de leur revenu net.

Le lait est une des denrées les plus volatiles au monde selon l'International Farm Comparison Network. Les entreprises préfèrent la stabilité. Les conditions qui ont poussé le Canada à adopter la gestion de l'offre dans les années soixante existent encore aujourd'hui. Les producteurs laitiers d'Europe, des États-Unis, de la Nouvelle-Zélande et d'ailleurs subissent en 2009, de prix aussi bas qu'il y a 20 ans, tout en devant composer avec des coûts plus élevés pour les intrants. Par exemple, entre juillet 2008 et janvier 2009, les prix mondiaux du lait ont chuté de 56% alors que les prix de l'alimentation pour bétail (un de plusieurs intrants) ont diminué de 35%.

La situation de l'industrie laitière canadienne est bien différente : la demande pour les produits laitiers a connu une croissance modeste au Canada ces dernières années (tandis qu'elle a chuté dans le reste du monde) et les prix sont demeurés beaucoup plus stables et justes pour tous - des producteurs aux consommateurs. De plus, le système canadien ne coûte rien aux contribuables, au contraire des généreuses subventions offertes par les gouvernements dans d'autres pays (et dans d'autres secteurs économiques, comme les banques américaines et le secteur de l'automobile).

Le document du Conference Board du Canada n'apporte malheureusement aucun argument nouveau mais ressasse les arguments théoriques et la propagande déjà propagés par les idéologues qui n'aiment pas la gestion de l'offre. Il se garde de mentionner que sans réglementation, le petit intervenant ou le fournisseur de matières premières dans la chaîne d'approvisionnement se retrouve en situation d'infériorité face aux autres; car la "concurrence parfaite" n'existe qu'en théorie.

Le 15 octobre, la Cour des comptes européenne publie dans un rapport qu'entre 2000 (l'année où l'Union européenne a commencé sa déréglementation progressive des quotas laitiers), et 2007, les prix aux producteurs ont baissé de 6%(1). Pendant ce temps, les prix à la consommation ont augmenté de 17%. Aux États-Unis, la Farm Foundation s'est penché sur la question de la volatilité des prix à la ferme et observé que pendant les prix à la ferme plongeaient, le prix actuel des aliments baissaient à peine(2).

En Europe et aux États-Unis, les gouvernements analysent actuellement la disparité entre les prix à la production et à la consommation, disparité attribuable à la concentration du pouvoir dans le secteur de la transformation et de la vente au détail. En octobre, ces deux juridictions ont annoncé des subventions de plusieurs centaines de millions de dollars pour leurs producteurs de lait. C'est ça la concurrence et les bénéfices pour les consommateurs?

L'International Farm Comparison Network estime que seulement 2 % de la production mondiale de lait couvre ses coûts comptants aux "prix mondiaux" de 2009 (20 $ US les 100 kg de lait)(3). On peut facilement constater que ces prix ne sont pas viables. Force est de constater en regardant les prix de détail rapportés dans plusieurs pays que les consommateurs ne profitent pas du malheur des producteurs.

Même les manchettes des journaux d'Europe, des États-Unis et d'ailleurs sont plus éloquentes : "Le producteur ne profite pas du prix élevé à l'épicerie", "Producteurs laitiers écrasés par la dette en Nouvelle-Zélande", "Un sénateur américain réclame une enquête sur le prix de détail du lait" (qui n'a pas chuté comme le prix à la ferme), "Le vérificateur de l'UE met en garde contre le risque lié à l'abolition des quotas de lait", etc.

Heureusement, la gestion de l'offre au Canada apporte la stabilité aux producteurs, aux transformateurs et aux consommateurs. Ne nous y trompons pas : les producteurs laitiers canadiens n'ont pas cessé d'accroître leur efficacité et ils continuent de l'améliorer. En même temps, ils répondent aux demandes des consommateurs au sujet de la salubrité des aliments, du soin des animaux, du développement durable et ainsi de suite. Dans un contexte de résolution des problèmes économiques agroalimentaires, la gestion de l'offre fait partie de la solution, pas du problème!

    
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    (1) Les instruments de gestion du marché du lait et des produits laitiers
        ont-ils atteint leurs principaux objectifs? Rapport spécial No. 14,
        15 octobre 2009
    (2) Giannini Foundation of Agricultural Economics 2009., How Do the
        Recent Farm Price Fluctuations Affect Consumer Prices?, University of
        California
    (3) 10e Conférence laitière de l'IFCN 2009, http://www.ifcnnetwork.org
    

Le point de vue des PLC sur ce que c'est que d'être compétitif dans l'industrie laitière :

http://www.dairyfarmers.ca/NR/rdonlyres/A89F3C29-4821-4FB5-9336-F1B35BABFCD8/0/SCAAF_Competitiveness_20090526_finalFSlides.pdf

SOURCE Les Producteurs laitiers du Canada (PLC)

Renseignements : Renseignements: Thérèse Beaulieu, Directrice adjointe, Communications et politiques, Les Producteurs laitiers du Canada, Tél.: (613) 236-9997, poste 2751


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