Budget du Québec: la CAQ poursuit dans la voie de l'austérité
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IRIS - Institut de recherche et d'informations socioéconomiques18 mars, 2026, 16:37 ET
QUÉBEC, le 18 mars 2026 /CNW/ - Le dernier budget du gouvernement Legault maintient le virage vers l'austérité entrepris par la CAQ depuis quelques années alors que les dépenses annoncées ne seront pas suffisantes pour financer adéquatement les services publics.
« Afin d'atteindre le déficit zéro, le ministre fait des compressions importantes en éducation et dans plusieurs portefeuilles en limitant la croissance des dépenses en deçà des besoins du système », explique Julia Posca, chercheuse à l'IRIS.
Un budget austère
« Il manque 330M$ en éducation pour simplement maintenir le seuil minimal de services si on tient compte de la hausse des coûts liées à l'inflation, aux augmentations salariales et à la hausse du nombre d'usagers », note Julia Posca.
« Pour l'ensemble des dépenses de programmes, il manque près de 2,6G$ pour couvrir l'augmentation des coûts. Il est évident qu'un tel manque à gagner aura des effets délétères sur les services à la population », déplore Guillaume Hébert.
Reconnaître les crises sociales, sans y remédier
« Le gouvernement propose de subventionner 5000 places en garderie qui ne l'étaient pas, mais n'ajoute aucune place pour combler les besoins des familles. Le gouvernement rate donc l'objectif de création de 46 000 nouvelles places qu'il s'était donné en 2021 », souligne Julia Posca.
« Alors que le gouvernement dit souhaiter transformer l'économie pour faire face aux crises, il continue d'appliquer sa recette perdante: se fier sur le secteur privé et l'exploitation des ressources naturelles », explique Guillaume Tremblay-Boily.
« Le gouvernement consacre 2,5 fois plus d'argent au réseau routier qu'au transport en commun alors qu'il faudrait réduire notre dépendance aux énergies fossiles », selon le chercheur.
Se donner les moyens de faire plus
Le gouvernement se prive cette année de 1,8G$ en raison de baisses d'impôt passées. « Au lieu de réduire son déficit à tout prix, le gouvernement devrait se donner plus de marge de manœuvre en suspendant l'application de la Loi sur l'équilibre budgétaire et en réformant la table d'imposition, ce qui pourrait générer plus de 3G$ de revenus supplémentaires par année », propose Guillaume Hébert.
« L'austérité n'est pas une fatalité comptable, mais bien une question de priorités politiques », conclut-il.
SOURCE IRIS - Institut de recherche et d'informations socioéconomiques

Source : Clémence Vallières, Responsable des relations publiques et des communications, 438 506 9525, [email protected]
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