Beaupré : un sans-faute auprès de l'UPAC
Le maire Michel Paré demande à l'UPAC la transmission écrite des conclusions verbales de son enquête, afin de lutter contre le cynisme envers la classe politique
BEAUPRÉ, QC, le 11 sept. 2013 /CNW Telbec/ - Récemment mise sous enquête par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), la Ville de Beaupré, qui affiche un sans-faute dans sa façon de gérer l'octroi de contrats municipaux, déplore l'attitude « deux poids, deux mesures » du service d'enquêtes. Parce qu'elle refuse de remettre par écrit les conclusions de son enquête à la Ville de Beaupré, le maire Michel Paré est d'avis que l'UPAC « contribue à maintenir un haut niveau de cynisme envers les élus municipaux ».
« Lorsque l'UPAC découvre des pratiques frauduleuses ou irrégulières dans des villes ou des municipalités, on s'empresse de faire les manchettes avec des révélations-chocs. Mais quand les administrations municipales où une enquête a eu lieu prouvent leurs bonnes pratiques, rien n'est mentionné. Pire, nous n'obtenons aucune confirmation écrite de l'UPAC qui nous permettrait de rassurer les citoyens. L'UPAC manque à ses devoirs et doit nous aider à lutter contre le cynisme envers la classe politique », lance comme un cri du cœur Michel Paré.
Au printemps dernier, tous les contrats municipaux de 25 000 $ et plus octroyés par la Ville entre janvier 2008 et mai 2013, de même que certains contrats de moins de 25 000 $, ont été scrutés à la loupe par les enquêteurs de l'UPAC. En tout, ce sont 47 contrats qui ont été étudiés. Résultat : l'UPAC confirme oralement qu'aucune irrégularité ni anomalie n'a été relevée. Cependant, l'UPAC refuse catégoriquement de fournir un rapport écrit, ne serait-ce qu'une lettre, pour fournir une preuve de ses conclusions.
« À plusieurs occasions, verbalement et par lettre, j'ai exprimé à la direction de l'UPAC mon mécontentement devant cette pratique, mais il semble qu'elle veuille persister dans sa décision et qu'elle ne fournira aucune preuve écrite de son enquête. Pourtant, la Loi concernant la lutte contre la corruption indique, dans son article 1, qu'elle a pour objet de contribuer à favoriser la confiance du public dans les marchés publics. Comment voulez-vous que l'on ramène la confiance du public si on ne peut même pas avoir en main les résultats d'une enquête ! » s'insurge M. Paré.
Pour le maire, il apparaît essentiel que la population, les fournisseurs de services actuels et futurs ainsi que les organismes subventionnaires et les différents ministères des gouvernements du Québec et du Canada sachent qu'il n'y a ni corruption ni collusion dans la pratique d'octroi des contrats publics à Beaupré.
M. Paré suggère que l'UPAC adopte une pratique semblable à celle du vérificateur général d'une administration municipale, en déposant un rapport à la fin de chaque vérification annuelle. « Je suis persuadé qu'il y a d'autres administrations, comme la nôtre, qui gèrent sainement l'octroi de contrats. Si l'UPAQ produisait un rapport écrit, nous aurions tous droit à davantage d'égards et d'outils afin de regagner la confiance des gens envers les élus. Nous ne sommes pas tous des magouilleurs mais, malheureusement, c'est le seul message qui est véhiculé. L'UPAC a le devoir de nous aider à changer ça. »
M. Paré a même demandé au gouvernement en place d'intervenir pour inciter l'UPAC à revoir ses pratiques. « Si l'UPAC ne veut pas entendre raison, il me semble que la première ministre ou son ministre de la Sécurité publique pourrait l'aider à y arriver. D'une façon ou d'une autre, c'est toute la classe politique qui y gagnera », conclut-il.
SOURCE : Ville de Beaupré
Source : Michel Paré, maire de Beaupré
Information et entrevues :
Jean-Sébastien Brousseau
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