Assemblée semi-annuelle de la Fédération des producteurs de lait du Québec -
Négociation de libre-échange Canada-Europe : Une occasion en or d'inclure
l'exception agricole dans une entente commerciale internationale

QUÉBEC, le 12 nov. /CNW Telbec/ - S'adressant aux participants à l'assemblée générale semi-annuelle de la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ), le président de la FPLQ, Marcel Groleau, a demandé aux gouvernements du Québec et du Canada de maintenir leur appui, maintes fois répété, dans la présente négociation commerciale avec l'Europe, dans un contexte où la déréglementation et le libéralisme économique ont en bonne partie engendré les crises agricoles, alimentaires, économiques et environnementales actuelles. "Le secteur agricole a plus que jamais besoin d'outils stabilisateurs pour se sortir du pétrin, sa survie en dépend. Les gouvernements doivent exclure l'agriculture des accords commerciaux autant que des politiques de libéralisation et de déréglementation. Ils doivent promouvoir le recours à des outils de régularisation du marché" a plaidé Marcel Groleau. Il a ajouté que pour éviter la répétition des crises, il faut savoir en tirer des leçons et faire les réformes qui s'imposent, sans quoi les mêmes causes produiront les mêmes effets

Chez nous, la gestion de l'offre et la mise en marché collective permettent au Canada de bien traverser la crise laitière mondiale et de contribuer à l'économie canadienne, sans subventions gouvernementales aux producteurs. Le président de la FPLQ affirme qu'au moment où la gestion de l'offre est de plus en plus citée comme modèle de réussite ailleurs dans le monde, notamment pour la stabilité des prix qu'elle offre aux producteurs, aux transformateurs et aux consommateurs, nos gouvernements seraient bien mal avisés d'écouter les idéologues de la déréglementation. "Je suis plus convaincu que jamais que nous avons raison de résister au courant et de défendre notre modèle agricole. Les gouvernements du Québec et du Canada doivent maintenir leur appui à la gestion de l'offre et à la mise en marché collective" a ajouté M. Groleau.

Occultée par la crise économique, la crise alimentaire s'est aggravée en 2009. Plus d'un milliard d'humains souffrent de la faim. Le monde traverse aussi une des pires crises laitières de son histoire, avec des baisses de prix à la ferme de 30 % à 50 %. Les producteurs laitiers européens et américains produisent à perte. La Cour des comptes européenne publiait récemment un bilan de la déréglementation du secteur laitier. Celle-ci constate que de 1995 à 2007, l'Europe a perdu 50 % de ses producteurs, alors que le prix à la consommation des produits laitiers a grimpé de 17 % entre 2000 et 2007, pendant que le prix aux producteurs chutait de 6 %.

Toujours selon la Cour des comptes européenne, le coût du soutien laitier pour le contribuable européen a explosé de 2005 à 2007, soit avant la crise, grimpant de 64 %. En 2006, la ferme laitière européenne moyenne tirait 41 % de son revenu brut des subventions. La Commission européenne vient d'ajouter 300 millions d'euros (près de 477 millions de dollars) pour soutenir le secteur laitier, en crise. À titre d'exemple, la Suisse, un petit pays de 7 millions d'habitants, investit 4 milliards de dollars par année en soutien à l'agriculture. C'est près de 6 fois plus que le soutien total offert aux agriculteurs québécois par les deux paliers de gouvernement. Aux États-Unis, c'est plus d'un milliard de dollars d'aide supplémentaire aux producteurs de lait qui a été annoncé pour 2009, en plus du Farm Bill (300 milliards de dollars pour 5 ans).

"Les filets de sécurité mis en place en Europe et aux États-Unis coûtent cher aux contribuables et sont inefficaces. Quand ça va bien, ils payent trop, quand ça va mal, ils sont insuffisants. Là-bas, les producteurs sont de plus en plus nombreux à réclamer un système de gestion de l'offre plutôt que des subventions inefficaces" a mentionné M. Groleau. Rappelons que le président français Nicolas Sarkozy, au moment où il a appelé la Commission européenne à réguler le secteur agricole, a affirmé que "L'idée de la toute-puissance du marché qui ne devait être contrariée par aucune autre règle, aucune intervention, cette idée (...) est une idée folle".

"Tous ces faits qui confirment que, sans réglementation du marché, les producteurs sont des preneurs de prix, confrontés à des acheteurs de plus en plus concentrés, que les intermédiaires ne transfèrent pas les baisses de prix aux consommateurs et que les contribuables paient la note" a conclu Marcel Groleau.

La Fédération des producteurs de lait du Québec représente les 13 500 producteurs et productrices de lait et les 6300 fermes laitières de la province. Les producteurs québécois livrent annuellement près de 3 milliards de litres de lait dont la vente totalise des recettes à la ferme de plus de 2 milliards de dollars. La production laitière génère au Québec quelque 61 000 emplois et plus de 3,6 milliards de dollars d'activité économique.

SOURCE Fédération des producteurs de lait du Québec

Renseignements : Renseignements: François Dumontier, Conseiller, Relations publiques et gouvernementales, (450) 679-0530, poste 8704, Cellulaire: (514) 713-0530; Source: Jean Vigneault Directeur, Communications et vie syndicale

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