Une nouvelle étude révèle qu'électrifier le Canada pourrait ajouter 3 000 milliards de dollars à l'économie
EnglishLes projections montrent un bénéfice économique de 5 $ pour chaque dollar investi dans le secteur de l'électricité, ainsi que la création de 1,6 million d'emplois supplémentaires d'ici 2050.
OTTAWA, ON, le 29 sept. 2026 /CNW/ -- Une nouvelle modélisation économique révèle que le fait de doubler l'approvisionnement en électricité du Canada et de mettre davantage d'électricité propre au service de l'économie pourrait ajouter un total cumulatif de 3 billions de dollars à l'économie canadienne d'ici 2050, soutenir 1,6 million d'emplois supplémentaires en 2050, et générer 5 $ en retombées économiques pour chaque 1 $ investi dans le secteur de l'électricité, comparativement au maintien du statu quo.
Les résultats sont publiés aujourd'hui dans Alimenter la croissance du Canada : arguments économiques en faveur d'une économie électrifiée, un nouveau rapport de Nouvelle économie Canada et de la Chambre de commerce du Canada, fondé sur une modélisation macroéconomique réalisée par l'initiative Open Insights -- un consortium dirigé par des chercheurs de l'Université de Victoria. L'analyse compare un scénario d'économie électrifiée à un avenir fondé sur le maintien du statu quo, en fonction des politiques et des mesures actuelles.
« Alors que nous discutons des coûts d'une économie électrifiée, nous avons maintenant une idée plus claire de ce qu'elle pourrait rapporter -- des billions de dollars en activité économique supplémentaire et plus d'un million d'emplois. Cette étude montre ce qui est possible lorsque le Canada produit davantage d'électricité et la met au service de l'ensemble de l'économie. Il revient maintenant à tous les ordres de gouvernement de travailler ensemble et de tirer parti de l'avantage du Canada en matière d'électricité afin d'attirer de nouveaux investissements et de nouveaux emplois. C'est ainsi que cette occasion peut contribuer à une plus grande prospérité pour les entreprises, les ménages et les communautés canadiennes », a déclaré Ian Bruce, président de Nouvelle économie Canada.
La modélisation valide l'orientation économique de Propulser un Canada fort -- la stratégie fédérale proposée en matière d'électricité qui vise à doubler l'approvisionnement en électricité du Canada et à accélérer l'électrification -- et démontre les gains importants en matière d'investissement, d'emploi et de PIB qu'une démarche concertée visant à accroître la production et l'utilisation d'électricité pourrait générer.
Cela montre également que les investissements dans l'électricité peuvent stimuler la croissance bien au-delà du secteur de l'électricité -- mais seulement si le Canada accroît sa capacité économique pour suivre le rythme.
Le rapport identifie quatre priorités :
- Maintenir l'engagement politique et les investissements publics : Maintenir l'électricité et l'électrification à l'ordre du jour économique des premiers ministres et établir un cadre durable pour les investissements publics à long terme.
- Mobiliser des capitaux à grande échelle : Aligner les crédits d'impôt à l'investissement, les institutions de financement public et les politiques plus larges en matière d'investissement des entreprises afin d'attirer des capitaux et de maintenir les coûts de financement -- et les tarifs d'électricité -- abordables.
- Développer la main-d'œuvre parallèlement au réseau électrique : Élargir la formation, améliorer la mobilité de la main-d'œuvre et accroître la productivité afin que le Canada dispose des travailleurs nécessaires pour construire le réseau électrique et soutenir la croissance économique qui en découlera.
- Sécuriser la chaîne d'approvisionnement : Moderniser les chaînes d'approvisionnement existantes, développer la capacité du Canada dans les secteurs de l'électricité et des technologies propres essentiels, et renforcer les partenariats commerciaux pour les produits que le Canada ne peut pas produire de façon concurrentielle.
Les nouveaux investissements annoncés à la suite du Sommet sur l'investissement au Canada de ce mois-ci sont un bon début pour mobiliser les capitaux dont le pays a besoin. Lors de leur réunion de juin, les premiers ministres ont également réaffirmé l'importance de doubler le réseau électrique du Canada et de coordonner les efforts en matière de transport d'électricité interprovincial afin de soutenir le développement et la croissance économiques futurs.
Merran Smith, présidente de Nouvelle économie Canada, affirme : « Nous avançons dans la bonne direction et avons pris un bon départ. Mais le monde progresse rapidement en matière d'électrification, et le Canada doit accélérer le rythme. Cette étude économique nous montre ce qui est en jeu. Maintenant, les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux doivent travailler ensemble pour la mettre en œuvre de manière efficace et abordable -- en clarifiant les responsabilités et le financement, et en transformant les objectifs communs en actions. Finaliser Propulser un Canada fort nous aidera à y parvenir, en donnant aux entreprises et aux services publics la certitude nécessaire pour investir et en contribuant à garantir les retombées d'une économie électrifiée. »
Bryan Detchou, de la Chambre de commerce du Canada, affirme :
« Accélérer le développement des infrastructures électriques est à la fois un impératif national et économique. Ce rapport donne un chiffre clair à cette occasion : cinq dollars en retombées économiques pour chaque dollar investi dans l'électricité. Atteindre cet objectif nécessitera, avant tout, une volonté politique, une cohérence des politiques et une collaboration entre les différents ordres de gouvernement -- ainsi que des investissements soutenus, une main-d'œuvre qualifiée et des chaînes d'approvisionnement résilientes. Les entreprises de toutes tailles partout au pays ont besoin de ces infrastructures pour fonctionner et croître. Les pays qui agiront de manière décisive seront sans aucun doute mieux placés pour attirer des investissements et bâtir les industries de l'avenir. Le Canada a toutes les raisons d'être à l'avant-garde. »
Dre Madeleine McPherson, chercheuse principale, Open Insights; professeure agrégée à l'Université de Victoria, affirme :
« La modélisation de l'énergie et de l'économie ne peut pas dire aux décideurs quoi faire, mais elle peut révéler les conditions nécessaires pour qu'une occasion se concrétise. Cette collaboration présente les conditions nécessaires pour doubler le réseau, et notre équipe est impatiente d'approfondir cette analyse alors que le Canada trace la voie pour son réseau électrique et son économie. »
New Economy Canada est une initiative non partisane qui réunit plus de 70 entreprises, syndicats et organisations autochtones, tous déterminés à accélérer les investissements dans l'économie propre du Canada. Nos partenaires emploient ou représentent plus de 720 000 travailleurs. https://nouvelleeconomiecanada.ca/
Open Insights est un effort de collaboration entre SESIT de l'Université de Victoria, Carrefour de modélisation énergétique, Energy & Materials Research Group de l'Université Simon Fraser et Macrocosm Group -- tous déterminés à bâtir un écosystème canadien de modélisation plus transparent et accessible. Open Insights publie toujours en libre accès toutes les hypothèses, les données d'entrée (lorsqu'elles ne sont pas soumises aux restrictions de licence d'une autre organisation) ainsi que le code source des modèles.
La Chambre de commerce du Canada est la voix nationale des entreprises. Elle réunit plus de 400 chambres de commerce et conseils de commerce, 115 associations sectorielles, ainsi que plus de 200 000 entreprises et organisations de toutes tailles, dans tous les secteurs de l'économie et toutes les régions du Canada.
SOURCE New Economy Canada

Pour les demandes des médias : Nouvelle économie Canada, Rebecca Spring, directrice principale des communications, 647 338-6274, [email protected]; Chambre de commerce du Canada: Shane Mackenzie, vice-président, Communications avec les médias et les parties prenantes, 613 302-7683, [email protected]
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