Une nouvelle coalition nationale est lancée à Ottawa pour unir l'écosystème canadien de la médecine nucléaire autour des patients
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Coalition nationale pour le Conseil de médecine nucléaire05 oct, 2026, 12:41 ET
La Coalition nationale pour le Conseil de médecine nucléaire est la seule organisation au Canada à relier médecins, technologues, industrie, établissements d'enseignement, gouvernements et patients dans l'ensemble de l'écosystème
OTTAWA, ON, le 5 oct. 2026 /CNW/ -- Chaque jour, des Canadiennes et des Canadiens aux prises avec un cancer, une maladie du cœur ou une autre maladie grave comptent sur la médecine nucléaire pour l'examen qui détecte le problème et, de plus en plus, pour le traitement qui le soigne. Les personnes qui rendent ces soins possibles travaillent au sein de nombreuses organisations distinctes, et jusqu'à maintenant, aucune table ne les réunissait toutes. Samedi, à Ottawa, cela a changé avec le lancement de la Coalition nationale pour le Conseil de médecine nucléaire (NCNMC).
La NCNMC a été lancée officiellement le 3 octobre 2026, dans le cadre du congrès annuel 2026 de l'Association canadienne de médecine nucléaire (ACMN), au Fairmont Château Laurier. Mina Bechai, fondateur et président du conseil de la NCNMC, et le Dr François Lamoureux, président de l'ACMN, en ont fait le lancement ensemble. Société fédérale sans but lucratif, la Coalition est la première organisation canadienne conçue pour couvrir toute la chaîne de valeur de la médecine nucléaire, de la production d'isotopes aux résultats pour les patients.
La médecine nucléaire utilise d'infimes quantités de matière radioactive pour montrer comment le corps fonctionne, et non seulement son apparence. Elle indique à l'équipe de soins si un cancer s'est propagé, si le cœur reçoit le sang dont il a besoin et si un traitement fonctionne. De plus en plus, elle traite aussi directement le cancer, et ces nouvelles thérapies par radioligands arrivent plus vite que l'écosystème canadien de la médecine nucléaire ne peut les absorber.
Les pressions sont bien documentées. Un livre blanc national publié par l'ACMN décrit une main-d'œuvre de technologues vieillissante, une capacité de formation limitée et de petites équipes dans plusieurs provinces, où un seul départ peut interrompre le service. Il prévoit que les technologues prendront leur retraite plus vite que le Canada ne pourra former la relève. De plus, la médecine nucléaire ne fait pas encore partie des rapports nationaux sur les temps d'attente.
La médecine nucléaire canadienne est organisée en structures verticales. Médecins, technologues, producteurs d'isotopes, industrie, établissements d'enseignement, organismes de réglementation et ministères provinciaux de la Santé ont chacun leurs organisations, leurs mandats et leurs données. Chacun accomplit un travail essentiel, mais tous travaillent en silo, et aucune instance n'est conçue pour voir l'ensemble de l'écosystème. Pourtant, un seul examen traverse toutes ces frontières : l'isotope est produit par une organisation, préparé et administré par un technologue, interprété par un médecin et financé par une province. La NCNMC est la plateforme horizontale qui les relie. Elle ne remplace aucune association ni aucun regroupement de l'industrie. Elle relie les organisations verticales entre elles, ainsi qu'aux patients, au public et aux étudiants, autour des mêmes données.
La Coalition repose sur trois principes. La transparence, c'est publier ce qui ne l'est pas aujourd'hui, des données sur la main-d'œuvre et les temps d'attente jusqu'à l'approvisionnement en isotopes et aux mécanismes de financement, dans les deux langues officielles. La sensibilisation, c'est combler l'écart entre ce que savent les initiés et ce que comprend le public. La responsabilité, c'est transformer cette sensibilisation en engagements concrets de la part des gouvernements, des organismes de réglementation, des payeurs et de la profession, et mesurer les progrès au grand jour.
Le premier outil est le Tableau de bord national de la médecine nucléaire, une ressource publique en cours d'élaboration qui rendra compte de la main-d'œuvre, des temps d'attente, de l'approvisionnement en isotopes et de l'accès. Au cours de sa première année, la Coalition prévoit aussi de publier un Rapport national sur l'état de la médecine nucléaire, d'annoncer son conseil d'administration fondateur et de réunir des comités consultatifs pour chacun de ses huit piliers.
La Coalition est née du livre blanc de l'ACMN sur la pénurie de technologues en médecine nucléaire au Canada (Canada's Nuclear Medicine Technologist Workforce Shortage Crisis), présenté au congrès 2025 de l'association à Halifax, 11 mois avant le lancement. Le livre blanc recommandait la création de la NCNMC à titre d'organisme national de coordination. Le mandat de la Coalition prolonge cette recommandation au-delà de la main-d'œuvre pour englober l'approvisionnement en isotopes, la formation, l'accès, les temps d'attente, le financement et la recherche.
« N'importe lequel d'entre nous pourrait être le prochain patient. Notre objectif n'est pas de pointer du doigt : c'est de cerner les lacunes et de les combler, ensemble », a déclaré Mina Bechai, fondateur et président du conseil de la NCNMC. « Les gens de cet écosystème travaillent avec un dévouement remarquable, et chaque organisation y accomplit un travail essentiel. Les lacunes ne se trouvent pas à l'intérieur de ces organisations. Elles se trouvent dans les espaces qui les séparent. Notre rôle est de relier les personnes qui font le travail, de rendre visible l'invisible et de garder le patient au centre de chaque conversation. »
« La médecine nucléaire progresse rapidement au Canada, tant en diagnostic qu'en théranostique, et chaque patient, dans chaque province, mérite d'en bénéficier », a déclaré le Dr François Lamoureux, président de l'ACMN. « Les pressions qui s'exercent sur notre main-d'œuvre et sur nos programmes de formation sont bien connues de tous dans notre domaine, et aucune organisation ne peut les résoudre seule. Il manquait une table où médecins, technologues, enseignants, gouvernements, industrie et patients peuvent travailler à partir de la même information. La Coalition est cette table. Je suis fier de contribuer à son lancement ici, à Ottawa, à notre congrès annuel. »
« Pour résoudre un problème, il faut le comprendre. Pour le comprendre, il faut le connaître », a ajouté M. Bechai. « La transparence crée la sensibilisation. La sensibilisation crée la responsabilité qui mène au changement. »
À propos de la NCNMC
La Coalition nationale pour le Conseil de médecine nucléaire (NCNMC), en anglais National Coalition for Nuclear Medicine Council, est une société canadienne fédérale sans but lucratif qui se consacre à cerner et à combler les lacunes systémiques de l'écosystème canadien de la médecine nucléaire. Elle repose sur trois principes : la transparence, la sensibilisation et la responsabilité. Son mandat s'articule autour de huit piliers : la production et la distribution d'isotopes, la consommation et la pratique cliniques, la main-d'œuvre, l'éducation et la formation, les indications et les normes cliniques, le financement et l'accès, les temps d'attente, ainsi que la recherche et les essais cliniques. La NCNMC travaille dans les deux langues officielles et mobilise les patients, le grand public, les étudiants, les professionnels, les décideurs, l'industrie et le milieu universitaire.
SOURCE Coalition nationale pour le Conseil de médecine nucléaire

Renseignements pour les médias : Relations avec les médias | Coalition nationale pour le Conseil de médecine nucléaire | [email protected]
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