71 % des répondants s'attendent à un budget favorable aux entreprises qui renforcera leurs perspectives de croissance
Trois entreprises sur quatre jugent que les réformes en matière de compétitivité revêtent maintenant plus d'importance qu'une entente commerciale avec les États-Unis
MONTRÉAL, le 15 oct. 2026 /CNW/ -- Selon un nouveau sondage de KPMG, les chefs d'entreprise canadiens veulent que le budget fédéral 2026 transforme la stratégie et les réformes économiques du gouvernement en mesures concrètes au pays tout en renforçant les alliances à l'étranger pour être concurrentiels dans une économie mondiale incertaine. Confrontés à un contexte commercial exceptionnellement difficile, neuf dirigeants sur dix (87 %) appuient les efforts visant à rendre le Canada plus autonome et à diversifier son économie. De plus, près des trois quarts (73 %) estiment que les réformes destinées à renforcer la compétitivité du Canada sont actuellement plus importantes que l'obtention d'un accord commercial avec les États-Unis.
« Présenté dans un contexte de changements majeurs en matière de politiques publiques et d'économie, le budget fédéral de cette année reflète la transition du Canada vers une plus grande maîtrise de son destin économique, plutôt qu'une simple réaction aux pressions provenant des États-Unis. », a déclaré Lucy Iacovelli, associée directrice canadienne, Fiscalité et KPMG cabinet juridique. « Nous observons une intensification du dialogue entre le gouvernement et le milieu des affaires, un recours accru aux mesures fiscales pour encourager l'investissement, une volonté d'accélérer la réalisation de projets ainsi qu'un repositionnement du Canada sur la scène mondiale. Les entreprises canadiennes seront à la recherche de mesures budgétaires qui donneront suite aux engagements et aux réformes clés déjà annoncés, de manière à renforcer leur compétitivité et à leur permettre de saisir de nouvelles occasions de croissance. »
Le sondage annuel de KPMG sur le budget fédéral, mené auprès de 346 chefs d'entreprise, met en lumière les enjeux et les attentes de la communauté d'affaires canadienne à l'approche du prochain budget fédéral.
Un budget favorable aux entreprises
Le sondage révèle que 71 % des chefs d'entreprise sont convaincus que ce budget sera favorable aux entreprises et qu'il améliorera leurs perspectives de croissance. Ces résultats s'harmonisent avec le récentSondage national sur les perspectives d'affaires et les échanges commerciaux des entreprises mené par KPMG, qui a révélé qu'une majorité d'entreprises appuient généralement le programme économique du gouvernement fédéral, mais souhaitent obtenir des résultats.
Les dirigeants d'entreprise ont identifié les enjeux économiques suivants comme les plus urgents et estiment qu'ils devraient figurer parmi les priorités du prochain budget fédéral :
- 62 % : Répercussions du conflit commercial Canada-États-Unis et des droits de douane
- 44 % : Attraction des investissements étrangers et maintien des capitaux au Canada
- 34 % : Accélération des projets d'envergure, notamment dans les domaines de l'énergie et des infrastructures
- 34 % : Coûts croissants pour les entreprises et les ménages
- 26 % : Modernisation du régime fiscal et réduction des obstacles réglementaires
Toutefois, les petites entreprises sont moins nombreuses à croire que le budget tiendra compte de leurs préoccupations. Seulement 54 % des entreprises dont les revenus se situent entre 10 millions et moins de 100 millions de dollars sont convaincues que le budget favorisera la croissance, comparativement à 82 % des entreprises dont les revenus atteignent au moins 1 milliard de dollars.
La résilience des entreprises varie selon leur taille
Même dans un contexte de ralentissement économique et d'incertitude géopolitique, les chefs d'entreprise privilégient une approche pragmatique plutôt qu'un discours pessimiste. À court terme, 59 % des répondants se disent optimistes à l'égard de l'économie canadienne au cours des 12 prochains mois, tandis que 67 % ont confiance dans les perspectives de croissance du Canada au cours des trois prochaines années. Ces résultats concordent avec les perspectives des chefs de la direction de KPMG. Bien que la confiance des dirigeants de grandes entreprises envers l'économie canadienne pour les trois prochaines années ait reculé à 69 %, ceux-ci continuent d'afficher une confiance plus marquée à l'égard des perspectives de croissance de leur propre entreprise.
Alors que les deux tiers des dirigeants d'entreprise (66 %) affirment que leur organisation s'adapte bien à l'augmentation des obstacles au commerce et aux risques géopolitiques, les petites entreprises éprouvent davantage de difficultés à s'ajuster. Seulement 51 % des entreprises dont les revenus sont inférieurs à 100 millions de dollars estiment s'adapter efficacement à cette nouvelle réalité, comparativement à 77 % des sociétés générant au moins 1 milliard de dollars de revenus annuels.
Un vif appui à la réforme fiscale
Les chefs d'entreprise conviennent que les incitatifs fiscaux ciblés sont importants, mais ils ne sont pas suffisants à eux seuls pour stimuler la productivité et veiller à ce que le régime fiscal du Canada soit adapté à une économie en évolution. Près de neuf répondants sur dix (87 %) souhaitent que le gouvernement fédéral effectue un examen complet du régime fiscal du Canada; 85 % estiment que le régime fiscal du Canada devrait être simplifié pour réduire la complexité; et 82 % estiment que le Canada doit rendre le régime fiscal plus concurrentiel.
« Le gouvernement a déjà annoncé des changements pour peaufiner le régime fiscal afin de soutenir les investissements des entreprises, mais cela se produit à un moment où les demandes du milieu des affaires pour une refonte plus vaste du régime fiscal s'intensifient », a déclaré Lachlan Wolfers, leader national, KPMG cabinet juridique. « Bien que les incitatifs fiscaux puissent aider à obtenir des résultats précis, ils ne remplacent pas une réforme fiscale globale qui améliore la compétitivité et redynamise l'économie. »
Les coûts associés aux droits de douane ne devraient pas empêcher le Canada de viser une entente commerciale plus favorable
Bien que les États-Unis demeurent le partenaire commercial dominant du Canada, la diversification est devenue une priorité commerciale. Plus des trois quarts (76 %) des répondants affirment que la diversification des marchés au-delà des États-Unis est plus importante qu'elle ne l'était il y a six mois, tandis que 84 % croient que le Canada a raison de poursuivre un partenariat spécial avec l'Union européenne et d'autres partenaires commerciaux stables. Ces résultats renforcent l'importance du budget fédéral pour accélérer les efforts visant à élargir l'accès aux marchés dans un contexte d'incertitude continue.
Principales conclusions :
- Près des trois quarts des répondants (72 %) croient que le Canada devrait attendre de pouvoir conclure une entente commerciale plus avantageuse, même au prix de certaines répercussions économiques.
- 68 % sont optimistes quant au fait que les nouveaux accords commerciaux avec des partenaires non américains amélioreront les perspectives de leur entreprise (p. ex., le Royaume-Uni, l'UE, l'Inde).
- Pour 77 % des répondants, la suspension des négociations commerciales avec les États-Unis et l'imposition de contre-tarifs constituaient une réponse appropriée.
- 45 % croient que le Canada devrait retourner à la table de négociation uniquement lorsqu'il sera possible d'obtenir un accord plus avantageux.
- 23 % des répondants estiment que le Canada devrait reprendre immédiatement les négociations commerciales, sans aucune condition préalable.
« Une majorité de chefs d'entreprise sont prêts à faire preuve de patience et à attendre pour conclure un accord commercial avec les États-Unis jusqu'à ce que des conditions plus favorables soient disponibles », a déclaré Robert Glasgow, associé, Commerce international et douanes, KPMG cabinet juridique. « Ce résultat surprend d'autant plus que près de sept dirigeants sur dix affirment que la multiplication des tarifs douaniers américains les force à augmenter sensiblement les prix facturés à leurs clients. »
Bien que la décision du gouvernement de se retirer des pourparlers commerciaux en août jouisse toujours d'un solide soutien, l'impact économique des contre-tarifs du Canada se fait sentir dans toutes les industries. Plus de la moitié des dirigeants (55 %) affirment que ces mesures engendrent des difficultés importantes pour leur entreprise. Cette proportion grimpe à 67 % dans les secteurs du commerce de détail et de gros, et à 64 % dans les secteurs de l'agriculture, de l'automobile, de la construction et de la fabrication.
Il convient de souligner que certains secteurs voient davantage d'occasions de croissance dans l'accès aux marchés étrangers que d'autres. Par exemple, les entreprises du secteur des technologies sont particulièrement optimistes quant au fait que les nouveaux accords commerciaux et partenariats du Canada amélioreront leurs perspectives (80 % contre 68 % dans l'ensemble).
« Le budget fédéral doit donner aux chefs d'entreprise la confiance nécessaire pour agir et les outils pour rendre leurs entreprises plus concurrentielles alors que l'économie canadienne s'adapte et subit une transition majeure », a conclu M. Glasgow.
À propos du sondage sur le budget fédéral 2026 de KPMG
Les répondants provenaient d'un large éventail de secteurs, notamment l'agriculture, l'automobile, la construction, la fabrication, les services bancaires, l'assurance, le commerce de détail et de gros, l'énergie, les services publics, les infrastructures, l'administration publique, les soins de santé et les technologies. KPMG Canada a mené ce sondage auprès de 346 propriétaires d'entreprise et décideurs canadiens du 22 septembre au 2 octobre 2026. Tous les répondants sont membres du Angus Reid Forum. Parmi les répondants, 21 % dirigent des entreprises dont les revenus bruts annuels s'élèvent à 1 milliard de dollars ou plus; 34 %, des entreprises affichant des revenus de 500 millions à moins de 1 milliard de dollars; 10 %, de 300 millions à moins de 500 millions de dollars; 16 %, de 100 millions à moins de 300 millions de dollars; et 19 %, de 10 millions à moins de 100 millions de dollars. Au sein de l'échantillon, 57 % des entreprises sont à capital fermé, 24 % sont détenues par des sociétés de capital-investissement, 17 % sont inscrites en bourse et 2 % sont des filiales de sociétés étrangères. Parmi les entreprises représentées, 48 % étaient établies en Ontario, 16 % en Colombie-Britannique, 15 % au Québec, 11 % en Alberta, 6 % en Saskatchewan et au Manitoba, et 3 % au Canada atlantique.
À propos de KPMG Canada
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SOURCE KPMG LLP
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