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Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université (FQPPU)23 oct, 2026, 07:07 ET
EN BREF :
- Des félicitations et une main tendue. La FQPPU salue la nomination d'Elsie Lefebvre au ministère de l'Enseignement supérieur et lui offre son entière collaboration.
- Un réseau à rebâtir. Le réseau universitaire traverse une crise financière dont les effets se font sentir dans toutes les régions du Québec.
- Trois chantiers pour le nouveau mandat. Un financement public suffisant, prévisible et récurrent, le respect de la liberté académique et de l'autonomie universitaire, et la reconnaissance de la mission universitaire dans toute sa portée.
MONTRÉAL, le 23 oct. 2026 /CNW/ -- La Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université (FQPPU) salue la nomination d'Elsie Lefebvre au poste de ministre de l'Enseignement supérieur au sein du gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon, assermenté hier. Elle lui offre sa collaboration et l'appelle à faire du réinvestissement public dans les universités une priorité de son mandat.
« Nous félicitons chaleureusement Mme Lefebvre pour sa nomination. Elle hérite d'un réseau universitaire essentiel à l'avenir du Québec, mais fragilisé par de graves difficultés financières. On ne peut pas demander aux universités d'assumer pleinement leur mission sans leur en donner les moyens. Nous espérons que la nouvelle ministre fera de leur financement une priorité dès le début de son mandat », déclare Madeleine Pastinelli, présidente de la FQPPU.
Le 22 septembre dernier, les communautés universitaires se mobilisaient pour rappeler l'importance d'un financement public adéquat. Un mois plus tard, leurs préoccupations demeurent entières.
Trois chantiers pour le nouveau mandat
- Un financement public à la hauteur de la mission universitaire. Les universités ont besoin d'un financement public suffisant, prévisible et récurrent pour planifier leurs activités, maintenir leurs programmes et accomplir leur mission. Des mesures ponctuelles ne suffiront pas pour combler le gouffre financier dans lequel se trouvent les universités québécoises. Une révision des règles de financement, aussi pertinente soit-elle, ne peut, à elle seule, combler le manque criant de ressources. Toute réforme, notamment celle concernant les étudiantes et étudiants internationaux, devra être élaborée en concertation avec les communautés universitaires et tenir compte des réalités des établissements, y compris ceux situés en dehors des grands centres.
- La protection de la liberté académique et de l'autonomie universitaire. La liberté d'enseigner, de chercher, de créer et de débattre est indispensable à la qualité de la formation et de la recherche. La FQPPU attend de la nouvelle ministre qu'elle veille au respect de la Loi sur la liberté académique dans le milieu universitaire et qu'elle préserve l'autonomie des établissements ainsi que leur gouvernance collégiale.
- La reconnaissance de l'ensemble de la mission universitaire. Les universités contribuent à la formation des professionnelles et professionnels dont le Québec a besoin, mais leur rôle dépasse les besoins immédiats du marché du travail. Elles produisent et transmettent des connaissances, soutiennent l'innovation, nourrissent le débat public et participent au développement social, économique et culturel des régions. Cette mission exige également de préserver l'accessibilité aux études : le redressement financier du réseau ne doit pas se faire au prix d'un transfert accru de la facture sur les étudiantes et les étudiants.
Une invitation au dialogue
Dans le contexte d'un gouvernement minoritaire, la FQPPU estime que l'avenir du réseau universitaire constitue un enjeu autour duquel les différentes formations politiques peuvent travailler ensemble. La Fédération sollicitera une rencontre avec la nouvelle ministre dans les meilleurs délais afin de lui présenter les préoccupations du corps professoral et de discuter des solutions aux défis du réseau.
« Investir dans nos universités, c'est investir dans tout le Québec. La situation actuelle du réseau est grave et risque d'avoir des conséquences à long terme sur l'ensemble de la société québécoise. C'est pourquoi nous souhaitons travailler avec la ministre, l'ensemble des formations politiques et les partenaires du réseau à la recherche de solutions durables. Les communautés universitaires sont prêtes à contribuer à cette réflexion. Il faut maintenant que ce dialogue se traduise en gestes concrets », conclut Madeleine Pastinelli.
Depuis 1991, la FQPPU est l'instance de concertation et de représentation du corps professoral universitaire québécois.
SOURCE Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université (FQPPU)

Pour plus d'information ou pour toute demande d'entrevue, veuillez contacter : Émile Bordeleau-Pitre, Conseiller stratégique en communications, 514-692-3643, [email protected]
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