Malartic roule sur l'or, mais demande aux employé(e)s de s'appauvrir!
MONTRÉAL, le 30 oct. 2026 /CNW/ -- Hier soir, les cols bleus et cols blancs de la Ville de Malartic ont rejeté à 87 % l'offre de l'employeur. Les membres de la section locale 335 du Syndicat canadien de la fonction publique se sont également prononcés à 93 % en faveur d'un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève générale illimitée.
Le 23 juin dernier, les parties ont conclu une entente de principe jugée juste de part et d'autre que le conseil municipal a par la suite refusé d'entériner. Cette situation est hautement inhabituelle dans le milieu.
Le conseil municipal justifie sa décision en invoquant la capacité de payer des ménages, et procède au même moment à une réduction du compte de taxes des contribuables. La Municipalité a pourtant enregistré un surplus de plus de deux millions de dollars en 2024 auquel s'ajoutent des résultats financiers excédentaires substantiels pour 2025. Cette situation survient dans un contexte économique particulièrement favorable pour l'industrie minière, notamment avec les revenus de taxation industrielle associés aux activités d'Agnico Eagle Mines Limited et à la mine aurifère Odyssey.
« À Malartic, ça roule sur l'or, mais on demande aux employés de s'appauvrir! Pendant que les revenus municipaux bénéficient de la vitalité de l'industrie minière et que la Ville affiche des surplus importants, les travailleuses et travailleurs attendent toujours une reconnaissance salariale à la hauteur de leur contribution », de s'insurger Guillaume Dupont Croteau, conseiller syndical au SCFP.
Rappelons que la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2024. En pleine crise inflationniste, les personnes salariées ont continué d'assurer avec fierté et professionnalisme les services nécessaires au bon fonctionnement de leur municipalité, tout en voyant leur pouvoir d'achat s'éroder.
« C'est parce que nous avons à cœur la qualité des services offerts à la population que nous devons nous tenir debout. Nous saluons les investissements réalisés par la Municipalité dans ses infrastructures, mais encore faut-il disposer d'une main-d'œuvre qualifiée pour les entretenir et les faire fonctionner. Dans un contexte de manque de personnel qualifié, particulièrement dans une région éloignée comme l'Abitibi-Témiscamingue, aucun employeur ne peut se permettre de perdre une expertise aussi précieuse », de conclure le conseiller syndical.
Le syndicat réitère que son objectif demeure de parvenir à une entente négociée satisfaisante pour les deux parties dans les meilleurs délais.
Comptant 143 000 membres au Québec, le SCFP représente environ 70 % de l'ensemble des employés municipaux au Québec, soit quelque 40 000 membres. Le SCFP est de plus présent dans les secteurs suivants : les affaires sociales, les communications, l'éducation, les universités, l'énergie, les sociétés d'État et organismes publics, les transports aérien et terrestre, le secteur mixte, le transport maritime ainsi que le secteur incendie. Il est le plus grand syndicat affilié à la FTQ.
SOURCE Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

Renseignements : Myriam Leduc, conseillère, Service des communications, 514 885-4733, [email protected]
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