Lock-out à la Ferme St-Zotique - Les lockouté-es de la Ferme St-Zotique portent leur message jusqu'au siège social de Burnbrae
EnglishLYN, ON, le 21 oct. 2026 /CNW/ -- En lock-out depuis le 2 octobre dernier, des travailleuses et des travailleurs de la Ferme St-Zotique se sont rendus aujourd'hui au siège social de Burnbrae Farms, à Lyn, en Ontario, afin de demander à l'employeur de reprendre les négociations et de mettre fin au conflit. Ils étaient 50 à faire le trajet, depuis le Québec pour rappeler aux dirigeants de l'entreprise qu'une solution existe : retourner à la table de négociation et conclure une convention collective.
Le 6 octobre, le syndicat déposait ses demandes monétaires dans le cadre de la conciliation. L'employeur devait y répondre le 16 octobre, mais a annulé la rencontre prévue et reporté sa réponse au 11 novembre, invoquant une réévaluation de ses opérations par ses hautes instances. La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ferme St-Zotique (STTFSZ-CSN), Régine Sergerie, explique pourquoi les lockouté-es ont choisi de se rendre jusqu'à Lyn : « On nous a expliqué que les décisions se prennent au plus haut niveau de l'entreprise. C'est pour ça qu'on est venus porter notre message ici ! On veut retourner au travail, mais pour y arriver, il faut que Burnbrae revienne à la table avec la volonté de conclure. »
Le recours à des œufs états-uniens soulève des inquiétudes
La Ferme St-Zotique joue un rôle important dans l'approvisionnement du marché québécois en produisant 30 % des œufs vendus en épicerie. Les travailleuses et travailleurs s'inquiètent des répercussions des décisions de l'entreprise sur l'avenir des emplois et des activités de production au Québec.
À ce sujet, la présidente de la CSN, Caroline Senneville : « Pendant que les salarié-es sont maintenus en lock-out, l'entreprise a indiqué à ses clients qu'elle pourrait s'approvisionner en œufs provenant des États-Unis pour alimenter le marché québécois ! Les travailleuses et les travailleurs de Saint-Zotique sont pourtant disponibles et prêts à effectuer leur travail. La meilleure solution demeure de reprendre les négociations. »
Le syndicat souhaite un retour au travail
Soucieux que les consommatrices et les consommateurs connaissent la réalité derrière ce conflit, le président de la Fédération du commerce-CSN, Serge Monette, ajoute que : « Ce n'est pas une grève : ce sont des salarié-es qui ont été mis en lock-out par leur employeur. On demeurera à leurs côtés jusqu'à ce qu'ils obtiennent une convention collective juste et le retour au travail qu'ils réclament depuis le début. » Le président de la Fédération du commerce était en direct sur les ondes de LCN hier soir à 18 h 35, afin de discuter de ce sujet. à.
Une mobilisation qui dépasse les portes de l'usine
L'action à Lyn a également rassemblé des représentantes et représentants de la CSN venus appuyer les travailleuses et travailleurs de Saint-Zotique. « Quand un employeur s'attaque à un syndicat, il s'attaque à tout le mouvement. Le 2 octobre, on avait dit qu'on ne laisserait pas tomber les travailleuses et travailleurs de la Ferme St-Zotique. Aujourd'hui, on est là. Ils ne sont pas seuls, et la direction doit le comprendre », lance la présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN, Audrey Benoit.
À propos
Le STTFSZ-CSN représente près d'une centaine de salarié-es de l'usine de classement d'œufs de Saint-Zotique. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui regroupe plus de 67 000 membres, ainsi qu'au Conseil central de la Montérégie-CSN. La CSN rassemble plus de 350 000 travailleuses et travailleurs dans l'ensemble des secteurs d'activité.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Renseignements : Valérie Gilker Létourneau, Conseillère aux communications à la CSN, 514-544-1654, [email protected]
Partager cet article