Les pressions économiques pèsent sur la santé mentale alors que de nombreuses personnes interrompent leurs soins plus tôt que prévu ou nécessaire, selon de nouvelles données
EnglishLe sondage national fait aussi ressortir un écart entre les liens avec les proches et les liens communautaires, ainsi que des difficultés plus importantes en matière de santé mentale et de soins chez les personnes présentant des signes de dépendance à l'alcool ou au cannabis
MISSISSAUGA, ON, le 22 sept. 2026 /CNW/ -- Près de la moitié des personnes au Canada disent que le coût de la vie nuit à leur santé mentale, tandis que 52 % des personnes ayant eu recours à du soutien en santé mentale ou lié à la consommation de substances disent avoir interrompu leurs soins plus tôt que prévu ou nécessaire, selon le plus récent sondage national de Recherche en santé mentale Canada (RSMC).
La plus récente édition de Comprendre la santé mentale des Canadiens, l'initiative nationale de sondage auprès de la population de RSMC, montre comment les gens composent avec les difficultés et maintiennent leurs liens, comment les pressions économiques pèsent sur leur santé mentale et ce qui se passe lorsqu'ils accèdent aux soins. Dans l'ensemble des résultats, les principaux points de pression ne concernent pas seulement les symptômes, mais aussi la capacité des gens à composer efficacement avec les difficultés, à maintenir leurs liens et à recevoir un soutien qui répond à leurs besoins.
« La santé mentale est façonnée par bien plus que ce qui se passe dans le système de santé », a déclaré Akela Peoples, directrice générale de RSMC. « Les gens tentent de composer avec les pressions financières, de maintenir leurs liens et de trouver un soutien qui répond réellement à leurs besoins. Ces résultats nous rappellent pourquoi nous devons regarder l'ensemble du portrait, et pas seulement la capacité d'une personne à franchir la porte du système. »
Parmi les constats :
- 46 % disent que le coût de la vie nuit à leur santé mentale, tandis que 37 % mentionnent la difficulté à payer entièrement les factures du ménage et 35 % la difficulté à avoir les moyens de se loger de façon stable ou à conserver un logement stable. 44 % disent que les événements politiques mondiaux nuisent à leur santé mentale et 37 % disent la même chose des changements climatiques.
- Parmi les personnes ayant eu recours à des soins au cours de la dernière année, 65 % disent que le soutien reçu a répondu à la plupart ou à l'ensemble de leurs besoins, mais seulement 29 % disent que leurs besoins ont été pleinement comblés. Seulement 14 % des personnes présentant des symptômes sévères d'anxiété et 17 % de celles présentant des symptômes de dépression modérément sévères à sévères disent que les soins ont pleinement répondu à leurs besoins.
- Parmi les personnes ayant eu recours à du soutien en santé mentale ou lié à la consommation de substances, 52 % disent avoir interrompu leurs soins plus tôt que prévu ou nécessaire. Cette proportion atteint 72 % chez les personnes présentant des symptômes sévères d'anxiété et 74 % chez celles présentant des symptômes de dépression modérément sévères à sévères. Les principales raisons invoquées sont l'absence de progrès ou d'amélioration concrets (16 %), le sentiment de ne pas être compris ou respecté (12 %) et le manque de clarté quant aux objectifs ou aux attentes (11 %).
- Les personnes présentant des signes de dépendance à l'alcool ou au cannabis font état de difficultés beaucoup plus importantes. Respectivement, 75 % et 78 % déclarent avoir reçu un diagnostic de trouble de l'humeur. Par ailleurs, 28 % et 25 % disent avoir eu besoin de soutien en santé mentale ou lié à la consommation de substances sans y avoir accès et, parmi celles qui ont obtenu du soutien, 84 % et 79 % disent avoir interrompu leurs soins plus tôt que prévu ou nécessaire.
- Les interactions significatives sont beaucoup plus fréquentes avec la famille (68 % au moins une fois par semaine) et les amis (57 %) qu'avec les voisins (28 %) ou des groupes communautaires ou organisés (21 %). Parmi les personnes ayant moins de liens sociaux, 24 % indiquent que les difficultés de santé mentale constituent un obstacle à la création ou au maintien de liens, juste derrière le manque de temps (28 %).
- Lorsqu'ils composent avec le stress, 43 % se tiennent occupés ou continuent malgré tout, 42 % prennent du temps seuls ou prennent leurs distances et 39 % parlent à un ami, à un membre de leur famille ou à leur partenaire. Seulement 11 % consultent un conseiller, un thérapeute ou un autre professionnel de la santé mentale comme stratégie d'adaptation en période de stress, tandis que 21 % déclarent au moins un comportement d'adaptation potentiellement nocif.
« Ce qui ressort de ce sondage, c'est à quel point ces pressions sont liées entre elles », a déclaré Michael Cooper, vice-président, données et partenariats, à RSMC. « Les pressions économiques, les façons de composer avec les difficultés, les liens sociaux et ce qui se passe lorsqu'une personne accède aux soins ne sont pas des réalités distinctes sur le plan de la santé mentale. Les données montrent que les personnes qui font face aux difficultés les plus importantes sont souvent aussi les moins susceptibles de voir leurs besoins pleinement comblés ou de poursuivre leurs soins. C'est précisément pourquoi il est important de suivre ces expériences dans leur ensemble. »
À propos du sondage
La plus récente édition de Comprendre la santé mentale des Canadiens constitue le 29e sondage de cette série et repose sur un sondage en ligne mené auprès de 4 005 personnes au Canada âgées de 16 ans et plus du 27 juillet au 10 août 2026. La marge d'erreur nationale est de ±1,5 point de pourcentage, 19 fois sur 20.
RSMC dirige le projet en consultation avec des experts qui supervisent l'élaboration du sondage et orientent l'analyse des données, tandis que Pollara Strategic Insights réalise la collecte des données. Les résultats sont pondérés à partir des données du recensement selon le genre, l'âge et la région. L'initiative suit l'évolution de la santé mentale au Canada depuis avril 2020 et bénéficie d'une contribution financière de Santé Canada. Les constats sur les liens sociaux ont été élaborés avec GenWell, tandis que ceux sur les récits personnels ont été élaborés avec Unsinkable.
Consulter le rapport complet ici.
À propos de Recherche en santé mentale Canada
À titre d'organisme de bienfaisance national indépendant, nous travaillons pour que les connaissances issues de la recherche, l'analyse des données et la collaboration avec les acteurs du milieu contribuent à améliorer la santé mentale au Canada. Nous nous consacrons à transformer la recherche en santé mentale en solutions concrètes. Nous réunissons des chercheurs, des communautés et des personnes ayant une expérience vécue afin de contribuer à combler les lacunes dans les soins grâce à des sondages nationaux, à la diffusion rapide de données et à des partenariats qui éclairent les politiques et améliorent les résultats. Nous investissons également dans la relève en recherche au moyen de bourses de recherche et de bourses d'études et nous favorisons les collaborations entre les milieux universitaires et les communautés afin de stimuler l'innovation. Investir en amont, c'est faire avancer les solutions en aval. Sans recherche, on ne fait que deviner.
Pour en savoir plus : www.mhrc-rsmc.ca
SOURCE Mental Health Research Canada

Personne-ressource pour les médias : Andrew Ross, Directeur des communications nationales, Recherche en santé mentale Canada, Tél. : 514 773-8755, [email protected]
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