Les données cumulées pendant un an par le registre sur la fibrillation auriculaire (FA) démontrent que des agents antithrombotiques ne sont pas utilisés optimalement pour prévenir les accidents vasculaires cérébraux
-- Les présentations du GARFIELD Registry lors du ESC CONGRESS 2013 fournissent des données sur les résultats des types de traitement réels sur des populations à risque souffrant de fibrillation auriculaire (FA) --
AMSTERDAM, le 3 sept. 2013 /CNW/ - Les données cumulées pendant un an de la première cohorte du Global Anticoagulant Registry in the FIELD (GARFIELD), une initiative de recherche universitaire novatrice et indépendante, permettent de mieux comprendre le risque plus élevé d'accident vasculaire cérébral au sein des sous-populations de patients souffrant de fibrillation auriculaire (FA). Les constatations, tirées de huit résumés présentés cette semaine au ESC Congress 2013, démontrent collectivement que l'anticoagulothérapie - reconnue pour réduire considérablement le risque d'accident vasculaire cérébral chez les patients souffrant de FA - est constamment sous-utilisée chez ceux atteints de FA qui sont à risque.
GARFIELD est dirigé par un comité directeur international sous les auspices du Thrombosis Research Institute (TRI) de Londres. Il s'agit d'une étude prospective, multicentrique, observationnelle et internationale qui vise à comprendre l'impact mondial de la FA, une maladie courante à cause de laquelle les deux chambres supérieures du cœur (l'auricule) palpitent au lieu de battre au même rythme, et qui peut causer des complications constituant un danger de mort, notamment des accidents vasculaires cérébraux. Jusqu'à 2 % de la population souffre de FA.(1) Malgré la disponibilité de traitements préventifs hautement efficaces, les accidents vasculaires cérébraux attribuables à la FA demeurent un fardeau social et clinique important qui ne cesse d'augmenter.
« Les données de la première année fournies par GARFIELD démontrent que les lignes directrices sur la prévention des accidents vasculaires cérébraux, qui sont fondées sur des faits, ne sont pas toujours suivies dans la pratique clinique quotidienne », a déclaré Professor The Lord Ajay Kakkar, professeur de chirurgie au University College London et directeur du TRI de Londres, au Royaume-Uni. « Une fois colligés, ces nouveaux résultats remettent en lumière ce qui a été observé lors des essais cliniques à propos du risque d'accident vasculaire cérébral qui guette les patients souffrant de FA. La recherche suggère qu'il y a des façons d'améliorer les résultats pour le patient en appliquant de façon plus constante les meilleures pratiques et en adoptant les nombreuses thérapies novatrices pour prévenir le risque d'accident vasculaire cérébral chez les patients à risque élevé atteints de FA. »
Les données présentées lors du ESC Congress 2013 constituent la première cohorte GARFIELD sur un total de cinq. La première cohorte regroupe un total de 10 614 patients atteints de FA non valvulaire et d'au moins un facteur de risque additionnel d'accident vasculaire cérébral déterminé par un investigateur. Ces patients ont été recrutés dans 540 sites choisis au hasard parmi 19 pays. De ceux-ci, 5 089 ont été recrutés rétrospectivement à titre de cohorte de validation et 5 525 ont été recrutés prospectivement. Ils constituent les populations étudiées qui sont mentionnées dans ces résumés. Les lignes directrices de l'ESC pour la gestion de la fibrillation auriculaire recommandent que l'on prescrive à tous les patients présentant un risque élevé d'accident vasculaire cérébral une anticoagulothérapie avec des antagonistes de la vitamine K (AVK), à moins de contre-indications. Un risque élevé d'accident vasculaire cérébral obtient un score >/=2 sur l'échelle de risque CHA2DS2-VASc. Les données de base dévoilées précédemment ont démontré que, chez la cohorte 1, 82,6 % des patients avaient un score CHA2DS2-VASc >/=2, mais que seulement 62 % de ces patients suivaient une anticoagulothérapie.
Les données de la recherche de stratification du risque d'AVC présentées au ESC Congress 2013 proviennent de 5 523 patients inscrits prospectivement entre décembre 2009 et octobre 2011.
Les données de la première année - qui sont préliminaires et qui doivent être interprétées avec circonspection - ont été mentionnées lors d'une présentation orale et apparaissent sur sept affiches-résumés. La présentation orale a eu lieu lors d'une séance intitulé State of the Art: Acute coronary syndromes - current guidelines and future prospects, qui mettait en évidence les quatre résumés les mieux cotés sur ce sujet.
Voici certains faits saillants de ces données, lesquelles ont été révisées pour les facteurs de confusion pertinents :
Présentation orale
- Utilisation considérablement plus faible d'AVK chez les patients atteints de FA souffrant du syndrome coronarien aigu (SCA) en comparaison à ceux ne souffrant pas de SCA (48,9 % contre 51,7 %, respectivement) en dépit d'un risque comparable de mortalité toutes causes confondues, d'AVC/d'embolie systémique (ES), d'hémorragies graves et d'une récurrence du SCA après un an
- 10,1 % (n = 559) des patients avaient des antécédents de SCA, 44,0 % (n = 246) desquels avaient subi une implantation d'endoprothèse vasculaire
Affiches-résumés
- Les profils à risque plus élevé de même que l'utilisation plus fréquente de traitement antithrombotique chez les patients atteints de FA qui ont des antécédents d'AVC ou d'accident ischémique transitoire (AIT)
- Les patients atteints de FA qui ont des antécédents d'AVC/de AIT présentaient un risque accru de décès de 44 % (RR* 1,44; p = 0,037) et étaient plus de deux fois autant susceptibles d'être atteints d'un AVC/d'une ES (RR 2,27; p = 0,004) dans la première année du diagnostic que les patients qui n'ont pas d'antécédents d'AVC/de AIT
-
Plus de patients atteints de FA qui ont des antécédents d'AVC/de AIT ont
reçu des AVK (58,1 % contre 50,5 % pour ceux qui n'ont pas
d'antécédents d'AVC/de AIT), bien que ces anticoagulants étaient
nettement sous-utilisés dans les deux groupes
- Un risque de décès plus faible chez les patients atteints de FA traités pour contrôler le rythme cardiaque (l'utilisation de médicaments pour rétablir le rythme cardiaque) en comparaison au contrôle de la fréquence cardiaque (l'utilisation de médicaments pour réduire la fréquence cardiaque près des valeurs normales)
- Parmi les patients étudiés, 38,1 % (n = 2 107) étaient traités pour contrôler le rythme cardiaque et 49,8 % (n = 2 754) étaient traités pour contrôler la fréquence cardiaque
- Les patients atteints de FA traités pour contrôler le rythme cardiaque présentaient 28 % moins de risque de décès (RR 0,72; p = 0,041) comparativement aux patients traités pour contrôler la fréquence cardiaque
- Les patients traités pour contrôler le rythme cardiaque étaient plus jeunes et leur score de risque d'AVC était plus faible
-
Les deux groupes différaient sur plusieurs plans, ce qui fait qu'il peut
y avoir certaines variables de confusion qui affectent les conclusions
- En général, un profil à risque plus élevé chez les patients atteints de FA qui souffrent de maladie coronarienne (MC)
- 19,3 % (n = 1 066) des patients de l'étude souffraient de MC - ces patients étaient plus âgés, plus susceptibles d'être de sexe masculin et plus susceptibles de recevoir des AVK combinés à un traitement antiplaquettaire (AP) que les patients ne souffrant pas de MC
-
Les patients atteints de FA souffrant de MC présentaient un risque de
SCA plus de deux fois supérieur aux patients ne souffrant pas de MC
(RR 2,49; p = 0,016), mais un risque comparable de décès, d'AVC/d'ES et
d'hémorragies graves
- Taux d'utilisation d'AVK plus faible chez les patients atteints de FA paroxystique contre ceux souffrant de FA permanente en dépit d'un taux d'AVC et d'un risque d'embolie systémique comparables
- 24,4 % (n = 1 348) des patients de l'étude souffraient de FA paroxystique contre 14,2 % (n = 785) souffrant de FA permanente
- Les AVK, pris seuls ou combinés à un AP, ont été utilisés chez 39,1 % des patients souffrant de FA paroxystique et chez 61,0 % des patients souffrant de FA permanente
- Le risque de décès était 38 % plus faible chez les patients souffrant de FA paroxystique en comparaison aux patients souffrant de FA permanente (RR 0,62; p = 0,057)
-
Le risque d'AVC/d'embolie systémique était similaire chez les deux
groupes de patients (RR=1,18; p = 0,72)
- Risque d'AVC plus faible et utilisation moins fréquente d'anticoagulants chez les patients atteints de FA nouvellement diagnostiqués en Asie en comparaison à ceux en Europe
- 28,7 % (n = 1 587) des patients provenaient d'Asie et 58,6 % (n = 3 237) provenaient d'Europe
- Les patients de l'Asie étaient, en moyenne, plus susceptibles d'être de sexe masculin, d'avoir un indice de masse corporelle plus faible et de souffrir de moins de maladies concomitantes que ceux de l'Europe
-
Indépendamment du niveau de risque, l'utilisation d'AVK était nettement
plus élevée en Europe (61,4 %) en comparaison à l'Asie (35,8 %), ce qui
fait ressortir les différences substantielles en ce qui a trait à
l'utilisation des thérapies disponibles pour prévenir les AVC
- Utilisation moins fréquente d'AVK parmi les patients nouvellement diagnostiqués avec la FA comparativement à ceux atteints de façon permanente, bien que les deux groupes aient présenté des taux d'AVC et de décès similaires
- 44,8 % (n = 2 477) des patients souffraient de FA nouvellement diagnostiquée contre 14,2 % (n = 785) souffrant de FA permanente
- L'utilisation d'AVK, pris seuls ou combinés à des AP, était plus faible chez les patients nouvellement diagnostiqués avec la FA (52,1 %) comparativement à ceux souffrant de FA permanente (61,0 %)
- Le risque d'AVC/d'embolie systémique augmentait de 47 % chez les patients souffrant de FA permanente comparativement à ceux nouvellement diagnostiqués avec la FA, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative (RR 1,47; p = 0,36)
-
Les patients nouvellement diagnostiqués avec la FA étaient légèrement
plus jeunes
- La sous-utilisation d'anticoagulants au sein d'une proportion considérable de patients atteints de FA traités par conversion de courant continu (DCC+) - une technique qui contraint le cœur à battre à un rythme sinusal - en dépit des lignes directrices recommandant l'utilisation d'anticoagulants aux fins de prévention d'AVC
- Peu de patients - 11,1 % (n = 614) des patients - du registre ont subi une DCC dans les quatre mois suivant leur diagnostic, même s'ils étaient nouvellement diagnostiqués avec la FA
- Les patients traités par DCC étaient plus susceptibles de recevoir une thérapie d'AVK que les patients ne subissant pas ce traitement. Toutefois, 6,9 % des patients traités par DCC+ n'ont subi aucun traitement antithrombotique et 12,5 % ont reçu seulement des AP
-
Les résultats de mortalité toutes causes confondues, d'AVC/d'ES, ou
d'hémorragies graves au terme de la première année ne différaient pas
entre les groupes
À propos de GARFIELD
Le GARFIELD Registry est une étude prospective, internationale,
multicentrique et observationnelle sur les hommes et les femmes
nouvellement diagnostiqués avec la FA et qui présentent un ou plus d'un
facteur de risque additionnel d'accident vasculaire cérébral. Cette
étude suivra de façon prospective 50 000 patients nouvellement
diagnostiqués avec la FA provenant d'au moins 1 000 centres dans
50 pays de l'Amérique, de l'Europe de l'Est et de l'Ouest, de l'Asie,
de l'Afrique et de l'Australie.
GARFIELD est le plus grand registre prospectif de patients atteints de FA qui présentent un risque d'accident vasculaire cérébral. Il vise à circonscrire le fardeau réel de cette maladie et à permettre de mieux comprendre les impacts des complications thromboemboliques et hémorragiques qui touchent cette population de patients. Il permettra aussi de mieux comprendre les types de traitement antithrombotique et les occasions potentielles pour améliorer les soins et les résultats cliniques au sein d'un groupe représentatif de patients divers et de populations distinctes. Cela devrait aider les médecins et les systèmes de santé à se tourner adéquatement vers l'innovation pour assurer que les patients et les populations obtiennent les meilleurs résultats qui soient.
Le registre a vu le jour en décembre 2009. Quatre particularités techniques clés du protocole GARFIELD assurent une description détaillée et représentative de la FA :
- Les cinq cohortes séquentielles de patients prospectifs, nouvellement diagnostiqués, facilitant la comparaison des périodes de temps et décrivant l'évolution des traitements et des résultats.
- Les sites d'investigation sélectionnés au hasard parmi des centres nationaux de soins de FA soigneusement choisis, assurant la représentativité de la population de patients inscrits.
- L'inscription de patients admissibles consécutifs indépendamment du type de thérapie afin d'éliminer tout risque de sélection partiale.
- Les données de suivi recueillies pendant au moins deux ans et jusqu'à 8 ans après le diagnostic, ce qui permet la création d'une banque de données détaillée sur les traitements choisis et les résultats obtenus quotidiennement en pratique clinique.
Les patients choisis ont été diagnostiqués avec la FA non valvulaire à l'intérieur des six dernières semaines et présentent au moins un facteur de risque additionnel d'AVC et, ce faisant, sont admissibles à l'anticoagulothérapie pour prévenir la formation de coagulums causant les AVC. C'est le jugement clinique de l'investigateur qui déterminera le(s) facteur(s) de risque d'AVC du patient. Les patients seront admis s'ils suivent ou non une anticoagulothérapie, de sorte que les stratégies de traitements actuelles et futures de même que les échecs puissent être bien compris relativement aux profils de risque des patients et des maladies concomitantes.
Les données seront recueillies au fil d'une période de suivi prolongée allant jusqu'à 8 ans, afin de mesurer notamment les résultats suivants : attaque d'apoplexie thromboembolique; AIT (« mini-AVC »); IM/SCA; coagulums affectant d'autres parties de l'organisme; hémorragies; persistance thérapeutique; taux d'abandon; consultations médicales et hospitalisations; nécessité d'interventions urgentes et non urgentes; morbidité cardiovasculaire et mortalité toutes causes confondues.
Parmi les patients traités avec des antagonistes de la vitamine K, des données supplémentaires seront recueillies sur la fréquence et la durée du suivi requis pour maintenir un niveau d'anticoagulation sûr et efficace sur le plan thérapeutique, et aussi sur les interventions requises pour gérer les complications attribuables à l'anticoagulothérapie.
Le GARFIELD Registry est rendu possible grâce à une subvention de recherche sans restrictions offerte par Bayer Pharma AG.
Le fardeau de la FA
Jusqu'à 2 % de la population mondiale est atteinte de la FA. Plus de 6
millions d'Européens souffrent de cette forme d'arythmie et, selon des
estimations, sa prévalence devrait au moins doubler d'ici 2050 en
raison du vieillissement de la population. Environ 4,5 millions de
personnes de l'Union européenne et 2,6 millions de personnes des
États-Unis souffrent de FA, et des estimations donnent à penser que,
d'ici 2014, plus de 12 millions de personnes de la région
Asie-Pacifique seront atteintes de FA.(1,2,3,4) La FA augmente de 5
fois le risque d'AVC, et un accident vasculaire cérébral sur cinq est
attribué à cette forme d'arythmie. Les accidents ischémiques associés à
la FA sont souvent fatals et les patients qui y survivent deviennent
plus fréquemment et plus sévèrement handicapés. Ils sont aussi plus
susceptibles de souffrir d'une récurrence que les patients victimes
d'un AVC de cause différente. Il en découle que le risque de décès d'un
AVC attribuable à la FA double et le coût des soins bondit de 50 %.(5)
La maladie survient lorsque des sections de l'auricule émettent des
signaux électriques non coordonnés qui amènent les chambres à battre
trop rapidement et de façon irrégulière, ce qui empêche la totalité du
sang d'être acheminé à l'extérieur du cœur.(6) En conséquence, le sang
peut s'accumuler, former un coagulum et causer une thrombose, soit la
première cause de décès dans les pays développés et ceux en voie de
développement.
Si un coagulum s'échappe de l'auricule gauche, il peut potentiellement se loger dans une artère ou dans une autre partie de l'organisme, plus particulièrement dans le cerveau. Lorsqu'un coagulum se loge dans une artère du cerveau, un AVC survient. Quatre-vingt-douze pour cent des accidents vasculaires cérébraux mortels sont causés par des thromboses.(7) Les personnes atteintes de FA présentent aussi un risque élevé d'insuffisance cardiaque, de fatigue chronique et d'autres problèmes liés au rythme cardiaque.(8,9) Les AVC sont la principale cause d'invalidité de longue durée dans le monde - chaque année, 5 millions de malades se retrouvent invalides de façon permanente.(10)
À propos du Thrombosis Research Institute (TRI)
TRI est un organisme de bienfaisance et un institut de recherche
multidisciplinaire voué à l'étude de la thrombose et des troubles
connexes. La mission du TRI est d'offrir d'excellentes ressources de
recherche et d'éducation sur la thrombose; de développer de nouvelles
stratégies pour prévenir et traiter cette maladie; et par le fait même
d'améliorer la qualité des soins, de faire avancer les résultats
cliniques et de réduire le coût des soins de santé. Le TRI est membre
du University College London Partners Academic Health Science System.
Pour obtenir plus d'information, visitez http://www.tri-london.ac.uk/garfield.
* RR = risque relatif, qui est une mesure du risque de survenue d'un événement (c.-à-d. décès) dans un groupe par rapport à l'autre
(1) Jamil-Copley S, Kanagaratnam P. Stroke in atrial fibrillation-hope
on the horizon? J R SOC INTERFACE. 16/08/2013 Disponible sur : http://rsif.royalsocietypublishing.org/content/7/Suppl_6/S765.full
(2) The Lancet Neurology. Stroke prevention: getting to the heart of the
matter. 16/08/2013 Disponible sur : http://www.atrialfibrillation.org.uk/files/file/Articles_Medical/Lancet%20Neurology-%20getting%20to%20the%20heart%20of%20the%20matter.pdf
(3) Thrombosis Advisor. Thrombosis Facts. 16/08/2013.
(4) Chinese Medical Journal 2004; 117 (12): 1763-176. Disponible sur : http://dronedarone-atrial-fibrillation-pressoffice.com/sites/default/files/event-document/af_in_the_asia-pacific_region.pdf
(5) European Society of Cardiology. Guidelines for the Management of
Atrial Fibrillation. 16/08/2013 http://eurheartj.oxfordjournals.org/content/early/2010/09/25/eurheartj.ehq278.full
(6) National Heart Lung and Blood Institute. What is Atrial
Fibrillation. 16/08/2013 Disponible sur : http://www.nhlbi.nih.gov/health/dci/Diseases/af/af_what.html
(7) Thrombosis Research Institute. About Thrombosis. 16/08/2013
Disponible sur : http://www.tri-london.ac.uk/about.asp
(8) Rockson SG, Albers GW. Comparing the guidelines: anticoagulation
therapy to optimize stroke prevention in patients with atrial
fibrillation. J Am Coll Cardiol 2004; 43(6):929-35.
(9) American Heart Association. Why is AF a problem?. 16/08/2013
Disponible sur : http://www.heart.org/HEARTORG/Conditions/Arrhythmia/AboutArrhythmia/Why-is-AF-a-Problem_UCM_423776_Article.jsp.
(10) World Heart Foundation. The Global Burden of Stroke. 16/08/2013
Disponible sur : http://www.world-heart-federation.org/cardiovascular-health/stroke/
SOURCE : Thrombosis Research Institute
Lauren Brunt, Ogilvy relations publiques, Tél. : +1-646-201-6742
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