QUÉBEC, le 6 oct. 2026 /CNW/ -- Au lendemain de l'élection générale québécoise, le Conseil en Éducation des Premières Nations (CEPN) et l'Institut Tshakapesh félicitent le Parti Québécois pour sa victoire et lui demandent de faire de la réussite éducative des jeunes des Premières Nations et des Inuit un véritable chantier dès le début de son mandat.
Au terme de deux mandats caquistes, la campagne électorale aurait dû être l'occasion d'un débat de fond sur l'ensemble des choix qui façonneront notre avenir collectif. Or, les réalités et les priorités des Premières Nations et des Inuit ont été largement absentes des discussions publiques et ce malgré les recommandations apportées par les membres de la Table sur la réussite éducative des élèves des Premières Nations et Inuit.
Ce silence est d'autant plus préoccupant qu'en novembre 2024, la Vérificatrice générale du Québec constatait que le ministère de l'Éducation n'en faisait toujours pas assez, près de vingt ans après avoir reconnu les écarts de réussite touchant les élèves autochtones. Elle relevait notamment le manque de soutien pour ces élèves lors de leur passage des écoles des communautés au réseau scolaire québécois, ainsi que la rareté des milieux où leur culture et leur identité sont pleinement respectées.
Ces obstacles entraînent des conséquences bien réelles. Lorsqu'un élève perd son accompagnement en cours d'année, qu'une étudiante voit son diplôme lui échapper en raison d'exigences linguistiques inadaptées ou qu'un professionnel doit aller travailler ailleurs alors que sa communauté a besoin de lui, ce sont des projets de vie qui sont compromis et des communautés qui sont privées de leur relève.
« Nos jeunes veulent apprendre, travailler et prendre leur place. Ils veulent enseigner, soigner, entreprendre et contribuer à l'essor de leurs communautés. Le gouvernement du Québec doit leur donner les mêmes chances de réussir qu'aux autres jeunes, dans le respect de leurs langues, de leurs cultures et de leurs identités », affirme Denis Gros-Louis, directeur général du Conseil en Éducation des Premières Nations.
Pourtant, les solutions sont connues : maintenir l'accompagnement des élèves, adapter les règles administratives et linguistiques qui freinent leur parcours, mieux outiller le personnel scolaire et reconnaître pleinement l'autonomie des institutions des Premières Nations et des Inuit. Le CEPN et l'Institut Tshakapesh sont prêts à travailler avec le gouvernement pour mettre en œuvre ces solutions.
Les candidats des différents partis rencontrés durant la campagne ont fait preuve d'écoute et d'ouverture à l'égard des défis vécus par nos élèves. Le début du nouveau mandat constitue maintenant l'occasion de traduire cette ouverture en actions concrètes.
Le CEPN et l'Institut Tshakapesh demandent donc la tenue d'une rencontre de travail avec le nouveau gouvernement et les partenaires de la Table sur la réussite éducative des élèves des Premières Nations et des Inuit dans les 100 premiers jours du mandat, afin d'établir les priorités, de fixer un échéancier et de suivre les progrès accomplis.
Une véritable relation de travail efficace avec les Premières Nations et des Inuit se mesurera aux gestes posés par le gouvernement du Québec. Ce dernier doit collaborer avec nous pour élaborer et mettre en œuvre les solutions qui donneront à nos jeunes les moyens de réussir. Leur avenir doit être au cœur de cette collaboration.
À propos du Conseil en Éducation des Premières Nations
Le Conseil en Éducation des Premières Nations (CEPN) est l'association de 22 Premières Nations au Québec, qui œuvre depuis plus de 40 ans à appuyer les Premières Nations qui exercent leur pleine compétence en matière d'éducation grâce à la mise en place d'un système éducatif complet, doté de ressources adéquates, conçu et géré selon leurs valeurs et leurs cultures. Pour en savoir plus, rendez-vous au www.cepn-fnec.com
À propos de l'Institut Tshakapesh
L'Institut Tshakapesh, au service des communautés membres et de la Nation innue, œuvre à la sauvegarde et à la promotion de l'innu-aitun (culture innue) et de l'innu-aimun (langue innue); il assure un soutien à la conservation du patrimoine culturel, à l'aménagement linguistique et encourage l'expression artistique. L'Institut Tshakapesh joue un rôle déterminant dans l'éducation, notamment dans la réussite éducative et le développement identitaire de la jeunesse innue.
SOURCE Conseil en Éducation des Premières Nations

Renseignements : Sonia Roy, Conseillère en communication, Conseil en Éducation des Premières Nations, [email protected]; Dan-Georges McKenzie, Coordonnateur des communications, Institut Tshakapesh, [email protected]
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