Le sous-investissement chronique en imagerie médicale freine la croissance économique du Canada et compromet les résultats en matière de santé
EnglishOTTAWA, ON, le 19 oct. 2026 /CNW/ -- La modernisation du parc d'appareils d'imagerie médicale du Canada est l'un des investissements les plus rentables que puisse faire le gouvernement fédéral pour libérer la capacité économique et remédier à une perte de 64 milliards de dollars du PIB attribuable aux retards du système de santé.
Un rapport percutant de Deloitte et de l'Association canadienne des radiologistes (CAR) met en évidence comment des années de sous-investissement ont entraîné une congestion généralisée du système de santé, qui continue de freiner le développement économique du Canada et de mettre en péril la santé et le bien-être des Canadiens.
Au Canada, les patients sont contraints d'attendre en moyenne 84 jours pour une IRM et 66 jours pour une TDM, soit des semaines de retard par rapport à la plupart des pays de l'OCDE. Partout au pays, les temps d'attente prolongés pour l'IRM, la TDM, l'échographie et d'autres services d'imagerie médicale retardent le diagnostic et le traitement de millions de Canadiens.
« La radiologie est la porte d'entrée des soins de santé modernes », a déclaré la Dre Alison Harris, présidente de la CAR. « Lorsque la capacité d'imagerie est limitée, toutes les composantes du système de santé en ressentent les effets, qu'il s'agisse des soins oncologiques, des traitements cardiaques, de la médecine d'urgence ou de la chirurgie. »
Près de 2 millions de Canadiens sont contraints d'arrêter de travailler ou de réduire leurs heures de travail en attendant un examen d'imagerie diagnostique et le traitement qui s'ensuit, ce qui entraîne une perte de revenu d'emploi de 18 milliards de dollars. Chaque jour d'attente supplémentaire pour un examen d'imagerie diagnostique contribue à la perte de productivité, à l'absentéisme au travail et au retard des traitements.
« En réalité, le système actuel manque à la fois de ressources et de personnel », a expliqué la Dre Harris. « La modernisation de notre parc d'appareils d'imagerie diagnostique nous permet de mieux répondre aux exigences d'un système de santé du 21e siècle, en réduisant la durée des examens, en diminuant les temps d'arrêt des appareils attribuables à un entretien coûteux sur des machines vieillissantes, et en intégrant harmonieusement les technologies émergentes comme l'intelligence artificielle. Or, la demande en imagerie a considérablement dépassé la croissance de la main-d'œuvre, et nous ne pouvons pas élargir l'accès sans professionnels qualifiés pour faire fonctionner les appareils et interpréter les images. Investir dans les ressources humaines protège le rendement de chaque dollar investi dans l'infrastructure de la santé. »
La CAR demande de toute urgence au gouvernement fédéral de moderniser le parc d'appareils d'imagerie diagnostique du Canada et de combler les lacunes critiques en matière de main-d'œuvre afin de répondre à une demande croissante.
L'investissement dans l'imagerie diagnostique se traduira par des retombées mesurables, notamment une productivité accrue, de meilleurs résultats en matière de santé et une réduction des coûts à long terme.
« La radiologie n'est pas seulement une dépense en santé », a souligné la Dre Harris. « C'est une occasion d'investissement stratégique national pour assurer une main-d'œuvre en santé et un avenir prospère. »
Alors que la CAR continue de tirer la sonnette d'alarme, la crise du diagnostic au Canada exige un leadership fédéral pour s'attaquer non seulement à un enjeu d'accès aux soins de santé, mais aussi à un important fardeau économique.
À propos de la CAR
Fondée en 1937, l'Association canadienne des radiologistes (CAR) est une société nationale de spécialité pour les radiologistes au Canada, vouée à l'excellence en imagerie et à la défense des normes les plus élevées en matière de soins aux patients partout au pays. La CAR est un chef de file reconnu en matière d'éducation, de recherche et d'innovation en radiologie, offrant des ressources de calibre mondial qui permettent à ses membres de connaître davantage de succès dans leur profession.
SOURCE Association canadienne des radiologistes

Personne-ressource pour les médias : Simone Flannery, [email protected], 289 707 4969
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