États généraux 2026 - GUERRE TARIFAIRE, BOULEVERSEMENTS TECHNOLOGIQUES ET MAIN-D'ŒUVRE : LA MÉTALLURGIE VEUT FAIRE DE CES DÉFIS UN TREMPLIN POUR SON AVENIR
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Comité sectoriel de main-d'oeuvre de la métallurgie du Québec (CSMO-M)08 oct, 2026, 10:13 ET
BOUCHERVILLE, QC, le 8 oct. 2026 /CNW/ -- Le Comité sectoriel de main-d'œuvre de la métallurgie du Québec (CSMO-M) réunit aujourd'hui plus de 200 dirigeants d'entreprises, représentants syndicaux, partenaires institutionnels et acteurs de la formation dans le cadre des États généraux de la métallurgie 2026. Présentée par ArcelorMittal Produits longs Canada et réalisée grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, accordé par le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie (MEIE), cette édition est animée par le journaliste Stéphan Bureau sous le thème « Un monde de transformations ». Elle propose une journée de concertation sectorielle pour définir les leviers qui permettront à l'industrie de consolider sa position dans l'économie nord-américaine au cours des prochaines années.
« Notre capacité d'adaptation et d'innovation sera notre avantage concurrentiel », déclare Marie-France Charbonneau, directrice générale du CSMO-M. « Notre industrie a toute la capacité de transformer les pressions actuelles en avantage concurrentiel, mais nous devons saisir les opportunités rapidement. Les entreprises qui vont se démarquer dans les prochaines années sont celles qui auront su diversifier leurs marchés, moderniser leurs procédés et miser sur leurs équipes. On ne contrôle pas la conjoncture internationale, mais on contrôle notre capacité d'adaptation, et c'est précisément là-dessus que le secteur doit investir dès maintenant », ajoute Mme Charbonneau.
Un secteur névralgique pour notre économie
L'événement marque un moment charnière pour un secteur névralgique de l'économie québécoise : avec 16 % des exportations internationales du Québec à son actif et 1,2 % de son PIB, la métallurgie s'impose comme un véritable moteur commercial pour la province et le pays. Le Québec domine d'ailleurs l'industrie métallurgique canadienne, avec 46 % du PIB sectoriel et 47 % des exportations métallurgiques du pays, tout en se classant au 4e rang mondial des producteurs d'aluminium.
Les grands chantiers des prochaines années
Les échanges de la journée vont permettre de dégager une feuille de route pour guider l'industrie vers l'avenir :
- Obtenir une stratégie industrielle québécoise : le secteur a les atouts, il lui manque un plan structurant. Un maillage solide entre producteurs, transformateurs et établissements de formation, appuyé par des outils concrets pour protéger la chaîne de valeur et soutenir les investissements : voilà ce qui garderait la valeur ajoutée et les emplois dans les régions, et donnerait aux entreprises la prévisibilité dont elles ont besoin pour croître.
- Diversifier les marchés d'exportation : alors que 90 % des exportations métallurgiques québécoises étaient destinées aux États-Unis en 2024, l'industrie accélère son virage vers l'Europe et les marchés canadiens, une tendance déjà amorcée en 2025 avec une hausse de 1,1 G$ des exportations vers l'international hors États-Unis.
- Se positionner face aux investissements massifs en défense : à mesure que le portrait de la stratégie industrielle de défense du Canada se précise, le secteur entend capter sa part des retombées, une occasion structurante pour l'aluminium, le cuivre et l'acier québécois.
- Innover et moderniser : Ce sont des leviers nécessaires pour propulser la compétitivité de l'ensemble de la chaîne de valeur. L'adoption de technologies numériques et la modernisation des équipements permettent d'accroître la productivité, mais cette transformation doit s'accompagner d'un rehaussement des compétences, particulièrement chez les PME du secteur de l'acier et des fonderies.
- Anticiper le virage démographique de la main-d'œuvre : si la pénurie de main-d'œuvre s'est atténuée au cours de la dernière année, le vieillissement de la main-d'œuvre, avec le prochain départ à la retraite de nombreux travailleurs de 55 ans et plus dans un contexte de courbe démographique décroissante, commande une planification proactive du recrutement dès maintenant. La modernisation des équipements sera un levier clé pour réduire les risques associés à cette transition.
- La prévisibilité : cet enjeu s'impose comme élément déterminant, et pourrait devenir un véritable atout concurrentiel pour le secteur, à l'image de ce que la filière éolienne pourrait éventuellement offrir. Une plus grande stabilité réglementaire et commerciale dans le temps donnerait au secteur les conditions nécessaires pour planifier ses investissements et consolider sa croissance à long terme.
Une programmation centrée sur l'action
Animée par Stéphan Bureau, la journée s'articule autour de quatre temps forts. Le premier bloc, La métallurgie en mutation, dresse un état des lieux du protectionnisme américain et des tensions commerciales avec Jean Simard, président et chef de la direction de l'Association de l'aluminium du Canada (AAC) et membre du Comité consultatif sur les relations économiques entre le Canada et les États-Unis, et Roxanne D. Brown, présidente internationale du United Steelworkers.
Le deuxième bloc, Une stratégie concertée pour faire face aux transitions, appelle à la concertation entre entreprises, représentants de la main-d'œuvre, milieu de la formation et gouvernements. Lors du dîner-conférence, Bob Rae, ex-premier ministre de l'Ontario, ex-ministre fédéral et ex-ambassadeur du Canada à l'ONU, livre sa lecture d'un monde géopolitique en pleine recomposition et de ce qu'elle signifie pour les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.
Le troisième bloc, L'adaptation de la main-d'œuvre dans un monde de transformations, se penche sur les moyens d'accroître la contribution des travailleuses et travailleurs à la productivité et à la compétitivité de l'industrie.
La journée se conclut avec une table des dirigeants réunissant des représentants d'ArcelorMittal Produits longs Canada, Rio Tinto, Alcoa, du Syndicat des Métallos, de la FIM-CSN, d'Elkem, de Fusium, de Mitchell Aerospace et de Glencore, qui échangent sans filtre sur les leviers dont dispose l'industrie pour traverser la période actuelle.
À propos du CSMO-Métallurgie
Encadré par la politique d'intervention sectorielle du gouvernement du Québec, le CSMO-Métallurgie est un organisme de concertation paritaire et de représentation qui œuvre principalement à arrimer les offres de formation de la main-d'œuvre aux besoins concrets de l'industrie par la recherche et le développement d'outils visant la formation, l'adaptation, l'attraction et la rétention de la main-d'œuvre du secteur métallurgique.
SOURCE Comité sectoriel de main-d'oeuvre de la métallurgie du Québec (CSMO-M)

Renseignements : Etienne Collins, AUCOIN Stratégie & Communication, (514) 927-3057, [email protected]
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