Élection d'un gouvernement du Parti québécois - Le devoir de rassembler
MONTRÉAL, le 5 oct. 2026 /CNW/ -- Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, l'élection du Parti québécois est une occasion de renouer avec une gouvernance qui mise sur la consultation et la concertation auprès de toutes les parties prenantes de la société québécoise.
« De toute évidence, les Québécoises et les Québécois attendent de leur gouvernement qu'il puisse travailler avec toutes les parties prenantes. Notre plus grand souhait est d'être un véritable partenaire dans les grandes décisions qui forgent notre économie, notre société, explique-t-elle. C'est certain que nous aurons des désaccords politiques. Toutefois, c'est dans le débat et les échanges respectueux que nous pourrons trouver les solutions les plus porteuses pour l'ensemble de la société. En ce sens nous appelons à la mise au rancart des lois antisyndicales imposées par la CAQ ».
Devant la montée de la droite et du Parti conservateur du Québec, la CSN entend redoubler de vigilance. La privatisation des services publics et le rétrécissement du rôle de l'État dans l'économie affaibliraient les protections dont dépend l'immense majorité de la population. Face aux crises et à la volatilité de l'économie, les Québécoises et les Québécois ont besoin d'un État fort.
Faire front pour le Québec qu'on veut
Sous le thème « Faire front pour le Québec », la CSN porte six grandes revendications qui définissent le Québec qu'on veut.
Sur la question de la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, la CSN réitère son appel à retirer les lois 4 et 14, imposées par la CAQ.
En matière de redistribution de la richesse, la CSN s'inquiète des discours tenus par plusieurs partis politiques durant la campagne électorale. Ceux-ci annoncent des coupes draconiennes dans les services publics et le retour à des politiques d'austérité, alors que bien peu de propositions visent un système d'imposition plus progressif.
En santé et services sociaux, la CSN poursuivra sa lutte contre la privatisation des soins et des services. La centrale syndicale appuiera les propositions visant à décentraliser le réseau public. À cet égard, le Parti québécois entend valoriser le rôle des CLSC, miser davantage sur la prévention et développer le soutien à domicile. Pour la CSN, ce sont là des pistes d'action prometteuses.
Afin de favoriser l'égalité des chances, de la petite enfance à l'université, un financement adéquat sera déterminant. Or, le Parti québécois propose des compressions budgétaires massives dans l'appareil étatique, alors que les réseaux des CPE, de l'éducation et de l'enseignement supérieur souffrent déjà d'un sous-financement chronique.
Pour une économie durable et des emplois de qualité, la CSN appelle à une réelle politique industrielle ainsi qu'à une stratégie de formation continue.
Enfin, la lutte contre les changements climatiques a fait couler bien peu d'encre durant la campagne. C'est pourtant le plus grand défi de notre siècle. La CSN demande notamment une politique structurante pour le secteur forestier ainsi qu'une bonification du financement public du transport en commun urbain et interurbain. À cet égard, la centrale syndicale accueille favorablement la proposition du PQ d'instaurer une passe unique pour l'ensemble du Québec.
Réformer le mode de scrutin
Pour la CSN, il faut que cette élection soit la dernière au scrutin uninominal à un tour. Ce mode de scrutin introduit des distorsions : les voix ne sont pas toutes représentées adéquatement. Le Parti québécois s'est engagé à modifier le mode de scrutin. La CSN l'invite à faire preuve de courage politique et à aller de l'avant.
Souveraineté du Québec
Rappelons que la CSN actualisera sa position sur la souveraineté du Québec, conformément à une résolution adoptée en mai dernier lors du 68e Congrès. Tous les syndicats affiliés seront appelés à participer à cette réflexion.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Pour information : Jean-Pierre Larche, Information-CSN, [email protected] ou 514 605-0757
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