DÉVOILEMENT DE LA BOUSSOLE DU CPQ : LE QUÉBEC A BESOIN D'UNE STRATÉGIE ÉCONOMIQUE AMBITIEUSE TRANSCENDANT LES CYCLES POLITIQUES
QUÉBEC, le 29 oct. 2026 /CNW/ -- Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) était de passage aujourd'hui à l'Assemblée nationale pour dévoiler l'édition 2026 de son bulletin de la prospérité, rebaptisé cette année la Boussole du CPQ - analyse de l'état de l'économie du Québec. À l'aube de la nouvelle législature, cette publication fait le point sur l'évolution des principaux indicateurs économiques de la province jugés fondamentaux à la prospérité et cible les priorités d'action urgentes pour le nouveau gouvernement.
L'évaluation globale de la Boussole attribue au Québec la note de « C » pour sa performance économique.
Le CPQ fait le constat qu'au fil des ans, le Québec continue d'accuser un certain retard sur le plan de la richesse collective par rapport à d'autres économies comparables, se classant toujours au 22e rang parmi les 42 juridictions analysées.
« Le message du milieu des affaires est clair : rattraper un retard ou dépasser les autres pays sur un indice économique ne se fait pas par magie. Cela exige du temps, une stratégie rigoureuse et des actions concrètes qui doivent survivre aux cycles politiques et aux effets yo-yo qui viennent avec des stratégies partisanes », déclare Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ.
Ces cycles, souvent trop courts, provoquent un effet d'avance-recul qui nuit profondément à notre compétitivité à long terme.
« La création de richesse est incontournable pour soutenir la prospérité du Québec. Pourtant, comparé aux autres juridictions, le Québec fait du surplace sur de nombreux indices, confirmant que notre environnement d'affaires n'est pas assez compétitif et limite la croissance de nos entreprises », ajoute Mme LLambías Meunier.
Le CPQ soutient que le prochain gouvernement devra passer rapidement de l'engagement à l'action en adoptant une vision à long terme, particulièrement dans le contexte actuel d'incertitude lié aux conflits géopolitiques et commerciaux. L'économie doit être au cœur des priorités de la prochaine législature, les solutions sont connues, il est temps de passer à l'action.
Des forces à maintenir et des faiblesses structurelles à corriger
La Boussole du CPQ met en lumière certaines forces de l'économie québécoise (note de « A ») :
- Le Québec performe très bien quant au taux d'obtention d'un diplôme universitaire de premier cycle.
- Le niveau de scolarisation postsecondaire des adultes est également une force majeure.
- Le taux effectif marginal d'imposition sur l'investissement (TEMI) demeure très compétitif.
Cependant, le rapport pointe du doigt des faiblesses décevantes (note de « D ») qui freinent notre élan :
- Le Québec affiche la pire performance parmi les grandes provinces canadiennes en matière de décrochage scolaire chez les jeunes adultes.
- Les taxes sur la masse salariale payées par les employeurs y sont de loin les plus importantes au pays.
- Le poids de la dette publique est un enjeu important pour la soutenabilité des finances publiques.
- Le nombre élevé d'exigences réglementaires demeure un boulet majeur pour la compétitivité de nos entreprises.
Les priorités du prochain gouvernement
Le CPQ rappelle que le contexte économique actuel exige des actions rapides et concrètes. En se basant sur les constats de la Boussole et les enjeux majeurs soulevés par le milieu des affaires tout au long de la campagne électorale, le CPQ invite le gouvernement du Québec à concentrer ses efforts sur deux grands axes d'action :
- S'attaquer aux enjeux liés à la disponibilité des ressources humaines et au capital humain : Le vieillissement de la population freine notre élan. Il faut urgemment déployer des solutions concertées pour élargir notre bassin de travailleurs : miser sur les clientèles éloignées du marché, retenir les travailleurs expérimentés (notamment par une fiscalité et une organisation du travail adaptées) et ajuster l'immigration selon les besoins réels de l'économie. Il est également impératif de rehausser la littératie et la numératie, d'instaurer un continuum de formation et de poursuivre la lutte contre le décrochage scolaire chez les garçons.
- Capitaliser sur les outils que nous contrôlons pour accroître notre productivité et notre compétitivité : Pour libérer le potentiel de nos entreprises, le gouvernement doit procéder à un véritable allègement du fardeau réglementaire et fiscal, particulièrement en ce qui a trait aux taxes sur la masse salariale. L'État doit aussi encourager l'innovation, la recherche et sa commercialisation, en plus de s'attaquer sérieusement au déficit de maintien des actifs de nos infrastructures publiques de transport. Enfin, il est primordial d'assurer l'accès des entreprises à l'énergie nécessaire pour accroître leur production et réaliser leurs projets, à des tarifs qui demeurent concurrentiels.
« On s'attend à ce que le gouvernement soit rapidement en action pour s'attaquer concrètement aux enjeux qui limitent la productivité et la compétitivité de nos entreprises, que cela soit au niveau de la fiscalité, de la main-d'œuvre et de la réglementation. Le constat est clair, faire des affaires au Québec est plus complexe qu'ailleurs. Le gouvernement doit rapidement inverser cette tendance et se mettre en mode solution », conclut Mme LLambías Meunier.
Consultez la Boussole du CPQ - analyse de l'état de l'économie du Québec
À propos du CPQ :
Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic. www.cpq.qc.ca
SOURCE Conseil du patronat du Québec

Source : Anne-Sophie DesRoches, Conseillère principale, Affaires publiques et gouvernementales, Conseil du patronat du Québec, [email protected], Cell. : (514) 238-1825
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