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Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ)22 oct, 2026, 11:00 ET
MONTRÉAL, le 22 oct. 2026 /CNW/ -- D'entrée de jeu, la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) félicite Méganne Perry Mélançon pour sa nomination à titre de ministre de la Famille et de la Jeunesse, ministre responsable des Sports et des Loisirs et de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Elle se dit prête à collaborer avec le nouveau gouvernement du Parti québécois (PQ), afin de répondre aux enjeux prioritaires du réseau des services éducatifs à la petite enfance.
« Nous sommes prêtes à travailler avec le nouveau gouvernement pour que les préoccupations du milieu soient enfin entendues et que les décisions prises reflètent les réalités vécues sur le terrain. Depuis plusieurs années, les intervenantes et les familles réclament des changements. Nous espérons que cette nouvelle étape permettra d'établir un dialogue réel et constructif, dans l'intérêt des tout-petits du Québec », affirme Anne-Marie Bellerose, présidente de la FIPEQ-CSQ.
À l'approche des 30 ans du réseau, il est temps de faire le point
À l'approche du 30e anniversaire de la création du réseau québécois des services éducatifs à l'enfance, la FIPEQ-CSQ estime qu'il est essentiel de prendre un temps d'arrêt pour consulter les acteurs du réseau. La tenue d'états généraux en éducation, de la petite enfance à l'enseignement supérieur, sera l'occasion de faire un état des lieux rigoureux, de consulter les personnes concernées et de définir collectivement les orientations que le réseau souhaite prendre pour l'avenir.
« Nous agitons le drapeau depuis plusieurs années. Les enjeux du réseau ont des répercussions bien réelles sur les travailleuses, les services éducatifs et les familles. Avant de multiplier les nouvelles places, il faut prendre le temps de comprendre les besoins des familles et les réalités propres à chaque milieu. Alors que nos responsables en services éducatifs (RSE) en milieu familial régi et subventionné peinent à pourvoir leurs places, nos centres de la petite enfance (CPE) font face à d'importantes pénuries de main-d'œuvre. Ces réalités coexistent et doivent être prises en compte dans la planification du développement du réseau. C'est précisément pourquoi les états généraux dès la petite enfance sont nécessaires : il faut définir un réseau qui répond véritablement aux besoins des enfants et des personnes qui y travaillent », explique la présidente.
Des enjeux prioritaires qui exigent des solutions maintenant
La FIPEQ-CSQ rappelle également que plusieurs enjeux continuent de fragiliser le réseau et nécessitent une intervention rapide du nouveau gouvernement.
« Le Portail d'inscription présente des difficultés importantes qui entraînent une surcharge administrative pour les intervenantes et compliquent les démarches pour les familles. Prenons l'exemple des 30 000 enfants en attente. S'agit-il vraiment de 30 000 enfants en attente d'une place ou certains sont-ils déjà dans le réseau, dans un milieu de qualité? Si nous planifions le développement du réseau avec des chiffres qui ne reflètent pas la réalité, il est bien possible que nous soyons confrontées, aujourd'hui, à des enjeux de coordination et de planification. Selon nous, des améliorations concrètes et rapides sont possibles, il ne manque plus qu'à écouter les solutions proposées par les experts du milieu ! », souligne la leader syndicale.
La situation des enfants ayant des besoins particuliers (EBP) constitue un autre enjeu incontournable. La FIPEQ-CSQ demande au gouvernement du Parti québécois de revoir les changements apportés par le précédent gouvernement en matière de financement. Les acteurs du réseau qui dénoncent les impacts liés à cette refonte sont nombreux et doivent être pris au sérieux. Il est encore temps d'agir pour que chaque enfant puisse bénéficier d'un accompagnement adapté à ses besoins.
Poser les bases d'une vision durable
En pleine Semaine nationale des éducatrices et éducateurs de la petite enfance et à l'approche de cet anniversaire important pour le réseau, la fédération rappelle que la petite enfance constitue le premier maillon du système d'éducation. « L'amélioration des conditions de travail de nos intervenantes est impérative pour assurer la pérennité du réseau. Il faut investir dans nos services éducatifs pour assurer l'égalité des chances à chaque enfant, mais aussi pour assurer la rétention de nos professionnelles qui portent le réseau à bout de bras », fait valoir Anne-Marie Bellerose.
« Le réseau québécois des services éducatifs est une richesse collective dont le Québec peut être fier. Le nouveau gouvernement a l'occasion de poser les bases d'une vision durable des services éducatifs à l'enfance et nous sommes prêtes à contribuer aux réflexions et aux travaux qui s'imposent. Pour que les choses changent réellement, il faudra que cette collaboration se traduise par des gestes concrets et ce, rapidement. Le développement du réseau doit se faire avec le milieu, et non à sa place », conclut-elle.
La FIPEQ-CSQ réitère sa pleine et entière volonté de collaborer avec le nouveau gouvernement afin de défendre les intérêts des intervenantes en petite enfance, des enfants et des familles du Québec.
Profil de la FIPEQ-CSQ
La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) est l'organisation syndicale la plus représentative en petite enfance. Elle représente plus de 12 000 membres à travers le Québec travaillant dans les centres de la petite enfance (CPE) ou comme responsables en services éducatifs (RSE) en milieu familial régi et subventionné.
SOURCE Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ)
Renseignements: Laurianne Veilleux, Conseillère aux communications et aux relations gouvernementales FIPEQ-CSQ, Cellulaire : (514) 264-6793, Courriel : [email protected]
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