À mesure que l'adoption de l'IA progresse, le secteur public met l'accent sur l'acquisition de technologies canadiennes
EnglishLes fonctionnaires conçoivent le potentiel important de l'IA, mais affirment qu'une meilleure gouvernance et littératie technologique, ainsi qu'une protection des données plus solide deviennent nécessaires, révèle une nouvelle étude de KPMG Canada.
TORONTO, le 13 oct. 2026 /CNW/ -- Alors que les administrations publiques accélèrent leur adoption de l'intelligence artificielle (IA), l'acquisition de produits canadiens devient un élément de plus en plus important de l'équation. Selon une nouvelle étude de KPMG Canada, plus des trois quarts (76 %) des fonctionnaires affirment que la politique en matière d'approvisionnement de leur organisation indique que l'acquisition de produits d'IA doit se faire auprès d'entreprises canadiennes dans la mesure du possible.
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Ces conclusions s'inscrivent dans un contexte de tensions commerciales accrues entre le Canada et les États-Unis, et de pressions qui visent à renforcer la souveraineté économique du Canada. Les fonctionnaires expriment également une importante préoccupation quant à la protection des données et de la propriété intellectuelle du pays. La grande majorité (94 %) indique qu'il est urgent de les protéger, tandis que 88 % croient que le Canada devrait investir dans des infrastructures de conservation des données souveraines. Plus des deux tiers (69 %) des fonctionnaires croient également que tous les paliers de gouvernement devraient collaborer pour favoriser la construction de centres de données au Canada.
« Les fonctionnaires comprennent que la capacité du Canada à demeurer concurrentiel et à innover dépend de plus en plus de la façon dont nous protégeons et gérons nos données », affirme Michael Klubal, leader national, Infrastructure, administrations publiques et soins de santé, KPMG Canada. « Cependant, la souveraineté des données ne représente qu'une pièce du casse-tête. Pour réaliser le plein potentiel de l'IA, les administrations publiques doivent améliorer les compétences de leur personnel, mettre en place des cadres de gouvernance et veiller à ce que leur main-d'œuvre possède les capacités nécessaires. »
Parallèlement, les fonctionnaires adoptent de plus en plus l'IA. Les deux tiers (66 %) des répondants indiquent qu'ils utilisent cette technologie et 69 % croient qu'elle permettra la prestation de services publics plus rapides et réactifs. Toutefois, les administrations publiques font encore face à d'importants défis quant à l'adaptation de l'IA.
Le sondage mené auprès de 519 fonctionnaires de partout au Canada révèle que les administrations publiques vont au-delà de l'expérimentation de l'IA, mais que d'importantes lacunes demeurent en matière de gouvernance, de préparation de la main-d'œuvre et de confiance du public.
« La conversation s'est considérablement transformée au cours de la dernière année, poursuit M. Klubal. Les fonctionnaires reconnaissent de plus en plus la valeur que l'IA peut apporter à la prestation de services, à l'efficience opérationnelle et à la prise de décisions. Or, nous constatons de manière croissante que la réussite ne dépend pas seulement de la technologie. Les administrations publiques ont besoin d'une gouvernance, d'une main-d'œuvre qualifiée, de bases de données fiables et de mécanismes de protection clairs si elles veulent adopter durablement leurs projets pilotes. »
Les conclusions du sondage résonnent avec la Stratégie nationale en matière d'intelligence artificielle du Canada : L'IA pour tous, qui vise à accélérer l'adoption, l'innovation et la productivité en matière d'IA à l'échelle du pays.
La gouvernance et la confiance se dessinent comme des enjeux déterminants
Les réponses des participants suggèrent que les fonctionnaires appuient l'adoption de l'IA et un investissement accru dans celle-ci, mais qu'ils veulent que des mesures de protection plus rigoureuses soient mises en place.
Près de neuf répondants sur 10 (89 %) affirment que le Canada devrait élaborer et mettre en œuvre une politique exhaustive sur la gouvernance en matière d'IA pour les secteurs public et privé. Cet accent sur la gouvernance s'accompagne d'une importante préoccupation quant à la façon dont l'information de la population canadienne sera traitée à mesure du déploiement de la technologie.
Quatre-vingt-neuf pour cent des répondants s'inquiètent de la façon dont les renseignements personnels ou sensibles seront protégés lorsque les administrations publiques utiliseront des outils d'IA. De plus, 86 % craignent que la confiance du public envers le gouvernement ne s'érode si les renseignements personnels sur les citoyens sont stockés à l'extérieur du Canada.
« La confiance demeure la monnaie d'échange du secteur public avec, en son centre, une gestion rigoureuse des données souveraines », affirme Ven Adamov, associé et leader national, Analyses de données, Services en gestion des risques, KPMG Canada.
« À mesure que les administrations publiques exploreront des capacités plus avancées, comme l'IA générative et agentique, les Canadiens s'attendront à une gestion des données transparente et responsable. Une gouvernance solide des modèles d'IA, de leurs actions et des données auxquelles ils ont accès n'est plus une simple option; elle est devenue fondamentale pour établir la confiance et tirer le plein potentiel de l'IA. »
L'écart de compétences menace les progrès
Bien que l'engouement pour l'IA continue de croître, les répondants considèrent la préparation de la main-d'œuvre comme un défi majeur.
Les deux tiers (66 %) se disent enthousiasmés par le potentiel de l'IA pour simplifier les processus gouvernementaux lents ou manuels. Toutefois, 84 % affirment que le niveau de littératie en IA des employés du secteur public est faible, et 83 % considèrent le niveau de maîtrise de cette technologie comme faible. La littératie en IA consiste à savoir comment utiliser cette technologie de façon sécuritaire et efficace, tandis que la maîtrise de l'IA a plutôt trait à la capacité de réfléchir, de travailler et de diriger avec celle-ci.
Plus de 8 personnes sur 10 (86 %) sont d'avis qu'il faut investir davantage dans l'apprentissage et la formation liés à l'IA. Parallèlement, 72 % indiquent que leur organisation manque de personnel qualifié en matière de données et de technologie pour façonner une utilisation éthique de l'information et établir des cadres de gouvernance solides.
Les répondants estiment également que le rôle de l'IA au sein des administrations publiques est limité. Une imposante majorité des fonctionnaires (92 %) croit que l'IA devrait soutenir le jugement des fonctionnaires, et non le remplacer. Par ailleurs, 73 % craignent que l'IA réduise le besoin de certains rôles au fil du temps.
« La réponse à ces préoccupations passe d'abord par les talents. Les dirigeants du secteur public peuvent favoriser l'adoption de l'IA en offrant à leur personnel la formation appropriée ainsi qu'en fournissant une vision et des directives claires sur la façon dont la technologie sera utilisée, les avantages qu'elle peut apporter et les plans de gestion du changement qui seront mis en place pour soutenir la réalisation de ces bénéfices », ajoute M. Adamov.
La population canadienne souhaite mieux comprendre comment le gouvernement utilisera l'IA
Le sondage met aussi en lumière un enjeu de sensibilisation du public quant à l'adoption accrue de l'IA au sein du gouvernement.
Près de 9 fonctionnaires sur 10 (87 %) affirment que les Canadiens ne comprennent pas vraiment comment la fonction publique développera et utilisera l'IA, ce qui souligne la nécessité d'une plus grande transparence et d'une meilleure sensibilisation à mesure que le déploiement s'accélère.
« Pour passer de l'expérimentation à l'adoption à grande échelle, les administrations publiques devront relever plusieurs défis simultanément : renforcer les capacités de la main-d'œuvre, établir une gouvernance et une responsabilisation claires, protéger les données et la propriété intellectuelle canadiennes et maintenir la confiance du public à mesure que l'IA s'intègre aux opérations gouvernementales et à la prestation de services », déclare M. Klubal.
Un mot sur le sondage 2026 de KPMG sur l'adoption de l'IA dans le secteur public
KPMG Canada a interrogé 519 fonctionnaires fédéraux, provinciaux et municipaux de partout au Canada entre le 29 juillet et le 26 août 2026 en faisant appel au panel de Sago et en utilisant la plateforme de recherche en ligne Methodify. De ces répondants, 53 % étaient des hommes et 46 %, des femmes. Quarante-six pour cent provenaient de l'Ontario, 11 % du Québec, 34 % de l'Ouest canadien et 8 % de l'Est du pays. À des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille présenterait une marge d'erreur de +/- 4,3 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
À propos de KPMG Canada
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SOURCE KPMG Management Services LP
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