Pourquoi j'ai fondé Le Devoir - Henri Bourassa et son temps par Mario
Cardinal

MONTRÉAL, le 27 janv. /CNW Telbec/ - Le 18 novembre 1910, Henri Bourassa se déchaîne dans Le Devoir, qu'il vient de fonder. Il réagit à une lettre que sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada, a publiée la veille pour défendre un projet de loi. Le Devoir fait une entrée remarquée.

    
       "Le Devoir appuiera les honnêtes gens et dénoncera les coquins.
           (...) Nous prendrons les hommes et les faits à corps et
               nous les jugerons à la lumière de nos principes.
         (...) Ce journal n'a pas besoin d'une longue présentation.
            On connaît son but, on sait d'où il vient, où il va."

                                   - Henri Bourassa, premier numéro du Devoir
    

Durant toute sa vie d'homme public, Henri Bourassa a déploré la vénalité des journaux qui se vendaient au plus offrant. C'est pourquoi celui qu'il a créé, Le Devoir, devait être indépendant, envers et contre tous. "Nous tuerons le journal plutôt que de le laisser dévier de sa route !" a-t-il promis.

Petit-fils de Louis-Joseph Papineau par sa mère, Henri Bourassa a dû porter toute sa vie l'héritage de ce grand homme. Politicien, journaliste, orateur - le plus éloquent de son temps, à une époque où l'assemblée publique était le lieu des grands débats -, il a été de toutes les luttes. Infatigable, il n'eut de cesse qu'il n'eût obtenu l'indépendance du Canada face à l'impérialisme britannique et le respect des droits des Canadiens français, écartés du développement de l'Ouest et bafoués au Manitoba et en Ontario.

Juger Henri Bourassa avec les lunettes du xxie siècle est un exercice délicat. Il a vécu à une époque où le Canada était encore une colonie britannique, où la corruption était courante chez les politiciens et les journalistes, où l'Église catholique représentait la seule vraie charpente capable de donner une certaine cohésion sociale aux Canadiens français. Ne pas en tenir compte dans la lecture de cet ouvrage serait trahir l'homme.

Le journal qu'a fondé Bourassa, il l'a voulu libre de toute attache ; Le Devoir a servi de véhicule à ses luttes pendant sa vie et les a poursuivies avec la même énergie depuis cent ans.

L'auteur - Mario Cardinal a occupé de hautes fonctions à titre de journaliste, notamment celles de directeur de l'information (Le Devoir), de rédacteur en chef (Le Soleil) et de chef des nouvelles et des affaires publiques à la télévision (SRC). En 1993, il est devenu le premier ombudsman du réseau français de la SRC. Depuis sa retraite en 2002, il se consacre à l'écriture. Il a signé entre autres une biographie de Paul Gérin-Lajoie.

Le porte-parole - Pendant la convalescence de Mario Cardinal, le romancier et journaliste Gilles Gougeon a aimablement accepté de se faire le porte-parole de l'ouvrage. Pour la réalisation du documentaire Le Devoir du siècle, diffusé sur les ondes de Radio-Canada au début de janvier, M. Gougeon s'est plongé dans l'histoire du quotidien depuis ses débuts.

Pourquoi j'ai fondé Le Devoir - Henri Bourassa et son temps, Éditions Libre Expression, ISBN 978-2-7648-0480-3, 400 pages.

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SOURCE GROUPE LIBREX

Renseignements : Renseignements: Marie-Claude Asselin, Relationniste, (514) 490-2715, marie.claude.asselin@groupelibrex.com

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