La Société canadienne du cancer dévoile ses 10 percées scientifiques les plus remarquables de 2015

TORONTO, le 4 janv. 2016 /CNW/ - La Société canadienne du cancer a annoncé aujourd'hui ses 10 percées scientifiques les plus remarquables de 2015. Ces découvertes de calibre international sont autant d'exemples probants de ce que les fonds consacrés à la recherche permettent d'accomplir. Merci à nos donateurs de rendre possibles de telles réalisations.

La Société canadienne du cancer subventionne l'excellence en recherche selon un processus d'évaluation par les pairs des plus rigoureux et compétitif. En 2015, la Société aura investi quelque 42 millions de dollars dans les projets de recherche les plus prometteurs au pays. Ces travaux scientifiques visent l'avancement de la prévention, de la détection, du diagnostic et du traitement du cancer, de même que l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer, pendant et après leur expérience de cancer.  

Les conclusions de ces études ont été publiées dans de prestigieuses revues médicales et scientifiques ayant une portée internationale. Elles illustrent l'étendue de la recherche financée par la Société sur toutes les facettes du cancer et son rayonnement dans l'ensemble du Canada.

Félicitations à ces 10 chercheurs remarquables!   

Les 10 percées scientifiques les plus remarquables de la Société canadienne du cancer en 2015

Une analyse sanguine ultrasensible pour détecter le cancer

À l'Université de Toronto, la Dre Shana Kelley a mis au point une analyse sanguine extrêmement sensible qui détecte les mutations à l'origine du cancer au moyen d'une puce dotée de capteurs. Non invasif, ce nouveau test est rapide et facile à effectuer. Les chercheurs poursuivent son développement dans le but de l'utiliser en remplacement de la biopsie tissulaire pour détecter le cancer, vérifier la réaction des patients aux traitements et personnaliser les choix thérapeutiques.

Source : Nature Chemistry, juillet 2015

Une nouvelle norme pour le soulagement de la douleur

Il est possible de traiter par radiothérapie la douleur causée par un cancer avancé qui s'est propagé aux os. Or, la douleur peut dans ce cas augmenter momentanément avant de s'atténuer. Le Dr Edward Chow, du Sunnybrook Research Institute (Toronto) et du Groupe des essais cliniques de l'INCC situé à l'Université Queen's (Kingston), a démontré lors d'un essai clinique que le dexaméthasone, un corticostéroïde, pouvait prévenir les accès de douleur associés à la radiothérapie. Les chercheurs ont conclu que ce traitement devrait faire partie du protocole standard de soins en cas de métastases osseuses, ce qui pourrait transformer la prise en charge du cancer avancé partout dans le monde.

Source : Lancet Oncology, novembre 2015

Les cigarettes électroniques au Canada

L'étude des habitudes de consommation de 14 500 Canadiens a permis au Dr David Hammond, du Centre Propel pour l'avancement de la santé des populations de l'Université de Waterloo, de découvrir que les fumeurs de tabac et les jeunes étaient les principaux utilisateurs de la cigarette électronique. Environ la moitié des jeunes ayant essayé la cigarette électronique n'avaient jamais fumé de tabac auparavant, d'où l'urgence de comprendre pleinement les effets sur la santé de ce produit de plus en plus populaire.

Source : Preventive Medicine, septembre 2015

Progrès au chapitre de certaines leucémies

Le Dr Guy Sauvageau, de l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l'Université de Montréal, a dirigé une étude sur deux formes de leucémie myéloblastique aiguë (LMA) et a été le premier à identifier un modèle d'activité génétique commun à ces deux sous-catégories de LMA. Ces nouvelles données devraient faciliter le diagnostic de la maladie et la personnalisation des traitements, de façon à augmenter les chances de survie.

Source : Nature Genetics, septembre 2015

Des tumeurs pancréatiques expérimentales

Le Dr Senthil Muthuswamy, au Princess Margaret Cancer Centre (Réseau universitaire de santé de Toronto), a réussi à créer des « minitumeurs » en 3D appelées organoïdes à partir de cellules pancréatiques humaines cancéreuses. Ces organoïdes, qui imitent très bien le développement des tumeurs pancréatiques, sont actuellement utilisés pour mettre à l'essai de nouveaux médicaments contre le cancer du pancréas, dont le taux de survie est parmi les plus bas de tous les cancers.

Source : Nature Medicine, octobre 2015

Risque génétique d'une forme agressive de cancer de l'estomac

Il existe une forme agressive de cancer de l'estomac dont l'incidence est plus marquée à Terre-Neuve qu'ailleurs. Après avoir étudié près de 4000 sujets issus de 75 familles, le Dr David Huntsman, de la BC Cancer Agency (Vancouver), a pu établir que les personnes porteuses de mutations du gène CDH1 couraient un fort risque de développer ce type de cancer - 70 % chez les hommes et 56 % chez les femmes. Une surveillance étroite de ce groupe à haut risque pourrait permettre de détecter la maladie plus tôt et de la traiter plus efficacement.

Source : JAMA Oncology, avril 2015

Une compréhension nouvelle des cellules sanguines

Par la création de nouveaux modes d'étude de la cellule, le Dr John Dick, du Princess Margaret Cancer Centre (Réseau universitaire de santé de Toronto), a démontré que les cellules sanguines se développent beaucoup plus rapidement que l'on pensait, comparativement aux cellules souches. Cette découverte, qui transforme radicalement la conception « classique » de la fabrication des cellules sanguines, pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour mieux comprendre les cancers du sang et les traiter.

Source : Science, novembre 2015

Des valeurs de référence canadiennes pour la qualité des soins du cancer en fin de vie

La Dre Lisa Barbera, du Sunnybrook Research Institute et du Centre canadien de recherche appliquée dans la lutte contre le cancer (Toronto), a noté des variations considérables au niveau des services de santé fournis aux patients en fin de vie dans quatre provinces : la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario et la Nouvelle-Écosse. La chercheuse a défini des valeurs de référence et des indicateurs de qualité qui aideront les régions à évaluer leurs services et faciliteront l'affectation des ressources en vue d'améliorer la prestation des soins de santé.

Source : Journal of Oncology Practice, mai 2015

Déjouer les cellules souches cancéreuses pour stopper leur croissance

Le Dr Daniel De Carvalho, du Princess Margaret Cancer Centre (Réseau universitaire de santé de Toronto), a fait une découverte à la fois étonnante et prometteuse. Un médicament contre le cancer colorectal ciblant les cellules souches est capable de « tromper » ces dernières et de les amener à réagir comme si elles avaient été infectées par un virus, ce qui affecte leur capacité de multiplication. Cette approche pourrait éventuellement être utilisée en complément de nouvelles méthodes d'immunothérapie.

Source : Cell, août 2015

Une nouvelle stratégie thérapeutique pour le cancer de la prostate

Le Dr Robert Day, de l'Université de Sherbrooke, a fourni la première validation du concept selon lequel le blocage d'une protéine appelée PACE4 permet de stopper la progression du cancer de la prostate chez les souris. Le traitement anti-PACE4 a entraîné la mort de cellules prostatiques cancéreuses et une réduction des tumeurs de l'ordre de 60 %. De nouveaux efforts sont actuellement déployés en concertation pour une étude en milieu clinique et une éventuelle commercialisation.

Source : Oncotarget, février 2015

À propos de la Société canadienne du cancer

La Société canadienne du cancer subventionne les meilleures recherches sur le cancer au Canada grâce à ses généreux donateurs et à son processus de sélection rigoureux. Nous sommes l'organisme de bienfaisance national qui finance le plus la recherche sur le cancer au Canada et nous soutenons financièrement des centaines de chercheurs dans les universités, les hôpitaux et les centres de recherche. Pour plus d'information, visitez cancer.ca ou appelez notre Service d'information sur le cancer, un service bilingue et gratuit, au 1 888 939-3333 (ATS : 1 866 786-3934).

SOURCE Société canadienne du cancer (Bureau National)

Renseignements : Rosie Hales, Spécialiste des communications, Société canadienne du cancer bureau national, Téléphone : 416 934-5338

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