Le gouvernement du Canada ratifie la Convention de Minamata sur le mercure - Un traité mondial réduira les émissions de mercure et protégera l'environnement et la santé humaine

OTTAWA, le 7 avril 2017 /CNW/ - Le Canada est résolu à protéger l'environnement et la santé des Canadiens contre les substances toxiques. La ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, a annoncé aujourd'hui que le gouvernement du Canada avait ratifié la Convention de Minamata, un accord mondial visant à réduire les émissions et les rejets de mercure anthropiques (d'origine humaine) dans l'environnement, au pays et à l'étranger.

L'exposition au mercure a des effets négatifs sur la santé des personnes les plus vulnérables, plus particulièrement sur les fœtus, les nourrissons et les jeunes enfants. De plus, les peuples nordiques sont particulièrement vulnérables au mercure, car cette substance a tendance à s'accumuler de façon naturelle en Arctique et peut nuire aux sources de nourriture locales, comme les poissons et les mammifères.

Plus tôt dans la journée, l'ambassadeur et représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies, Marc-André Blanchard, ‎a présenté l'instrument de ratification au siège des Nations Unies, à New York.

La Convention est un traité juridiquement contraignant négocié sous l'égide du Programme des Nations Unies pour l'environnement, qui fera en sorte que le mercure, une substance toxique, soit géré efficacement, vendu et acheté de façon responsable et utilisé seulement en l'absence de solutions de rechange viables. La Convention couvre tous les aspects du cycle de vie du mercure, notamment ceux qui nécessitent des contrôles et des réductions pour une gamme de produits, de processus et d'industries.

À titre de pays arctique, le Canada sera parmi les principaux bénéficiaires de cet accord. Bien que nous ayons réduit nos propres émissions de mercure de plus de 90 % au cours des 40 dernières années, il faut renforcer les mesures de réduction des émissions mondiales qui ont eu un effet sur le Canada et ses écosystèmes arctiques. Plus de 95 % des dépôts de mercure anthropiques au Canada proviennent de sources étrangères.

Le Canada participe activement au traité et travaillera avec d'autres parties afin de réduire les émissions et les rejets de mercure à l'échelle mondiale.

Citations

« La ratification de la Convention de Minamata nous aidera à respecter notre engagement à protéger l'environnement, la santé des Canadiens et la population mondiale contre les émissions et les rejets de mercure. »
- Catherine McKenna, ministre de l'Environnement et du Changement climatique

« L'exposition au mercure présente un risque pour la santé et la sécurité des Canadiens et le gouvernement du Canada passe à l'action en ratifiant la Convention de Minamata. Cette action s'appuie sur les mesures précédentes prises par le gouvernement dans le but de réduire l'exposition inutile au mercure dans les produits de santé naturels, les produits cosmétiques et les produits pour enfants. » 
- Jane Philpott, ministre de la Santé

« Le gouvernement fédéral a travaillé avec les gouvernements des provinces et des territoires ainsi qu'avec les collectivités autochtones à titre de partenaires importants dans la Convention de Minamata. Tous les Canadiens ont de quoi être fiers, car notre pays continue de renouveler ses relations avec les peuples autochtones fondées sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat et démontre au reste du monde à quel point cela est important. »
- Carolyn Bennett, ministre des Affaires autochtones et du Nord

Faits en bref

  • Les parties à la Convention de Minamata comprennent les États-Unis, la Chine, le Japon, la Suisse et le Mexique.
  • La première Conférence des Parties (COP-1) a été fixée au 23 septembre 2017, à Genève.
  • La Convention de Minamata sur le mercure entrera en vigueur lorsque 50 gouvernements l'auront ratifiée.
  • Les peuples autochtones et les collectivités du Nord ont travaillé en partenariat avec les scientifiques et le gouvernement du Canada pour mieux comprendre cet enjeu en utilisant les connaissances scientifiques et traditionnelles. Ils ont contribué avec succès à cette convention historique.
  • En 2014, le Canada a publié le Règlement sur les produits contenant du mercure, qui interdit la fabrication et l'importation de la plupart des produits contenant du mercure.
  • La combustion du charbon, en particulier pour la production d'électricité, est la principale source de mercure dans l'environnement du Canada.
  • Le Canada est devenu le premier grand utilisateur de charbon à interdire la construction de centrales électriques au charbon traditionnelles.
  • La réglementation canadienne sur les émissions de gaz à effet de serre exige également que les centrales de production d'électricité au charbon existantes soient fermées ou qu'elles installent des dispositifs de captage et de stockage du carbone lorsqu'elles sont en fin de vie (généralement après 50 ans).
  • En novembre 2016, le gouvernement du Canada a fait part de son intention d'accélérer la transition des centrales électriques au charbon traditionnelles vers des centrales alimentées par des énergies propres d'ici 2030.
  • Notre règlement sur les gaz à effet de serre provenant de la production d'électricité à partir du charbon devrait aussi mener à des réductions des émissions de mercure dans ce secteur.
  • En 2017, le Canada a publié le Règlement sur l'exportation des substances figurant à la liste des substances d'exportation contrôlée qui interdit l'importation du mercure, mises à part quelques exceptions, afin de continuer de mettre en œuvre la stratégie nationale sur le mercure du Canada.

Lien connexe

Ratification de la Convention de Minamata sur le mercure

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SOURCE Environnement et Changement climatique Canada

Renseignements : Caitlin Workman, Attachée de presse, Cabinet de la ministre de l'Environnement et du Changement climatique, 819-938-9436; Relations avec les médias, Environnement et Changement climatique Canada, 819-938-3338 ou 1-844-836-7799 (sans frais)

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