Qualité de l'air en basse-ville : les députés Etienne Grandmont et Sol Zanetti rassemblent une centaine de personnes dans une soirée publique sur la qualité de l'air
QUÉBEC, le 13 août 2026 /CNW/ -- Alors que 276 personnes meurent prématurément chaque année à Québec à cause de la pollution atmosphérique, et que cet enjeu est une préoccupation majeure dans les quartiers de la basse-ville de Québec, les députés solidaires Sol Zanetti et Etienne Grandmont ont tenu une assemblée publique sur la qualité de l'air pour faire le point sur la situation.
MM. Zanetti et Grandmont, ainsi que Mouvement pour une ville zéro déchet et la Table citoyenne Littoral Est ont présenté leurs chevaux de bataille pour respirer un air plus sain. L'incinérateur, la papetière White Birch, le Port de Québec et les autoroutes au centre-ville font partie des problématiques abordées.
« Ce que je vois grâce à cette assemblée, c'est que la mobilisation pour une meilleure qualité de l'air est bien vivante et prête à faire entendre sa voix. Pouvoir respirer un air sain est un droit, les partis politiques ont une responsabilité de le protéger. En ce moment, plusieurs acteurs portent atteinte à ce droit et sont même facilités pour le faire.
La White Birch est le grand oublié des émetteurs de pollution atmosphérique au centre-ville de Québec. Alors qu'on demande aux citoyens de changer leur chauffage au bois, cette industrie émet l'équivalent de plus de 2 300 poêles à granule. Au bout du compte, le grand gagnant est un milliardaire américain, qui voit son droit de polluer éternellement reconduit. Il est temps que les choses changent. », dénonce Sol Zanetti.
M. Grandmont souligne aussi l'importance de l'aménagement du territoire pour une meilleure qualité de l'air : « La science est claire depuis longtemps : moins d'autoroutes en plein cœur d'un quartier, ça veut dire moins de particules fines, moins de bruit, moins de maladies cardiovasculaires et respiratoires. Transformer Dufferin-Montmorency et Laurentienne en boulevards urbains, c'est une façon de permettre aux gens de Limoilou, Beauport et Saint-Roch de vivre dans des quartiers où respirer n'est pas une menace pour eux. ».
À l'occasion de cette assemblée publique, Christian Riel-Roberge de la Santé publique de la Capitale-Nationale ainsi que Johanne Elsener de Santé Urbanité ont brossé un portrait des plus récentes données sur la situation et des impacts sur la santé des résidents.
« La pollution de l'air a un impact majeur sur la santé de la population de Québec. Pourtant, les solutions pour respirer un air pur sont connues : transport collectif, vélo utilitaire, reconversion d'autoroutes en boulevards urbains, meilleure réglementation des émissions industrielles, utilisation de poêles à bois certifiés EPA, transition énergétique, verdissement urbain, etc. Elles sont rentables car elles réduisent, entre autres, les coûts en santé. Pour les mettre en œuvre de façon rapide et efficace, nous avons besoin d'une stratégie nationale de l'air comme recommandé par l'Association québécoise des médecins pour l'environnement. », conclut Johanne Elsener, présidente de Santé Urbanité.
« Dans son rapport Mon environnement, ma santé, la Santé publique a explicitement recommandé d'éviter tout projet augmentant le débit routier en basse-ville. Le projet de QSL au port de Québec propose tout le contraire en voulant aménager un terminal de 200 000 conteneurs annuellement. », dénonce Daniel Guay de la Table citoyenne Littoral Est.
SOURCE Aile parlementaire de Québec solidaire

Renseignements : Yssia Tormin, Attachée de presse, aile parlementaire de Québec solidaire, 367 995 2364 ou [email protected]
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