Une présence canadienne moins forte qu'on ne l'avait pensé sur les marchés mondiaux

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OTTAWA, le 19 janv. 2012 /CNW/ - Une nouvelle étude produite par Le Conference Board du Canada diffusée aujourd'hui par le Centre du commerce et des investissements internationaux (http://www.conferenceboard.ca/ITIC/ITIC-francais/default.aspx), ébranle les idées reçues au sujet du profil commercial du Canada. Le Canada est moins dépendant du commerce extérieur que conventionnellement perçu, les relations commerciales avec les États-Unis sont moins intenses et le secteur des services contribue aux échanges dans une plus vaste mesure qu'on ne le croyait.

« Ces constatations remettent en question quelques-unes de nos croyances au sujet de ce que le Canada importe et exporte, ainsi que des partenaires avec lesquels il commerce et à quel point, explique Michael Burt, directeur, Tendances économiques industrielles. D'après des mesures basées sur le commerce en valeur ajoutée, la description du Canada comme une " économie petite et ouverte " est peut-être moins exacte qu'on ne l'avait pensé jusqu'ici. Le commerce en valeur ajoutée peut aussi aider à comprendre pourquoi le Canada a été moins touché par la récente récession mondiale que les autres pays. »

La publication Adding Value to Trade Measures: An Introduction to Value-Added Trade (http://www.conferenceboard.ca/e-library/abstract.aspx?did=4586) fait valoir que les mesures du commerce conventionnelles — c'est-à-dire celles centrées sur les importations et les exportations — peuvent altérer le « véritable » profil commercial d'un pays. Les mesures de commerces conventionnelles ne sont pas adaptées pour jauger les transactions lorsque plusieurs pays sont impliqués dans la production d'un même bien. Cette étude utilise une nouvelle méthode afin d'estimer la valeur ajoutée dans le contexte du commerce.

La notion de valeur ajoutée fait référence à l'accroissement de la valeur d'un bien ou d'un service à une étape particulière du processus de production. Par exemple, si une chaise vaut 10 $ avant d'être peinte, mais 12 $ après, la valeur ajoutée par l'étape de la peinture est de 2 $. Le premier effet important de cette méthode basée sur la valeur ajoutée est l'élimination du double comptage caractérisant les cas où les intrants traversent des frontières plusieurs fois avant de devenir des produits finis. Un deuxième effet est la réallocation de la valeur inhérente du produit échangé à l'industrie et au pays qui a effectivement créé la valeur. Par exemple, une automobile exportée contient divers intrants, y compris des matières premières, des services d'ingénierie et même un approvisionnement en électricité.

Trois grandes constatations se dégagent de cette méthode d'analyse :

  • Le Canada est moins dépendant du commerce extérieur - D'après les mesures de commerce en valeur ajoutée, la part du Canada sur les marchés mondiaux recule, de 3,1 à 2,9 p. 100. Cela peut aider à comprendre pourquoi le déclin des échanges mondiaux durant la récession a eu une incidence nette moindre sur l'économie canadienne, comparativement aux autres pays;

  • Le contenu des échanges Canadiens est différent - D'après les mesures de commerce en valeur ajoutée, le secteur des services a pris du galon par rapport aux secteurs producteurs de biens. Mesurés en fonction de la valeur ajoutée, les services comptent pour environ 40 p. 100 des échanges auxquels participe le Canada, comparativement à 16 p. 100 lorsque des statistiques conventionnelles sont utilisées. Les services aux entreprises et les services financiers figurent parmi ceux gagnant en importance, de même que ceux axés sur le commerce, le transport et les communications;

  • Les relations commerciales du Canada changent - Le principal ajustement affecte la relation commerciale entre le Canada et les États-Unis. D'après les mesures de commerce en valeur ajoutée, la part américaine de l'ensemble des échanges Canadiens diminue, de 69 à moins de 62 p. 100. En revanche, la part d'autres régions du monde augmente. C'est plus particulièrement le cas pour l'Europe (jusqu'à plus de deux points de pourcentage) et le Japon (plus d'un point de pourcentage).

Il s'agit d'une première publication du Conference Board d'une série de trois sur le commerce en valeur ajoutée. La prochaine publication examinera de façon plus détaillée comment la composition industrielle des échanges varie lorsqu'on analyse celle-ci sous l'angle de la valeur ajoutée, et comment nos relations commerciales avec le reste du monde sont changées. En outre, elle jettera plus de lumière sur le rôle du Canada dans les chaînes de valeur mondiales. La dernière publication de la série fera ressortir l'avantage comparatif et d'autres aspects liés à la compétitivité du Canada dans le contexte du commerce en valeur ajoutée.

Cette analyse est offerte par le Centre du commerce et des investissements internationaux, qui s'efforce d'aider les dirigeants canadiens à mieux comprendre les forces économiques en interaction sur le marché mondial — comme les chaînes d'approvisionnement mondiales et régionales, les obstacles au commerce, les politiques américaines ou le resserrement de la sécurité aux frontières — et leur incidence potentielle sur les politiques publiques et les stratégies commerciales.


SOURCE LE CONFERENCE BOARD DU CANADA

Renseignements :

Brent Dowdall, Relations avec les médias, tél. : 613-526-3090, poste 448
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