Une nouvelle étude menée auprès d'oncologues canadiens révèle les tendances en matière de tests de dépistage des mutations du cancer du poumon et de traitements

Les résultats de l'étude révèlent que l'utilisation des tests de dépistage des mutations génétiques est élevée, mais qu'il y a place à amélioration, particulièrement en matière d'analyse des sous-types de mutations.

BURLINGTON, ON, le 17 avril 2015 /CNW/ - Les résultats d'une étude internationale menée auprès d'oncologues spécialisés dans le traitement du cancer du poumon indiquent que les taux d'utilisation des tests de dépistage des mutations génétiques sont élevés au Canada, mais que le Canada tire encore de l'arrière par rapport à plusieurs autres pays. Le test de dépistage des mutations génétiques est la première étape permettant de s'assurer que les patients reçoivent le traitement le plus efficace qui cible la constitution génétique de leur cancer du poumon.

Les résultats de l'étude ont été présentés aujourd'hui dans un résumé de dernière heure, à l'occasion de la European Lung Cancer Conference, qui a lieu à Genève, en Suisse.

Selon l'étude, 71 p. cent des patients canadiens atteints du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé nouvellement diagnostiqué ont subi un test de dépistage des mutations du EGFR avant l'instauration de leur traitement de première intention1. Ce taux se compare à 77 p. cent aux É.-U. et au R.-U.2 et à 81 p. cent dans d'autres pays3. Toutefois, un patient canadien sur quatre (28 p. cent) atteint du CPNPC qui subit un test de dépistage des mutations du EGFR amorce son traitement avant de recevoir les résultats du test4. 

Cela revêt une grande importance parce que le cancer du poumon englobe plusieurs maladies. Il existe de nombreux types de mutations génétiques, et chacun nécessite une approche thérapeutique particulière. Par exemple, la mutation génétique du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) se produit dans un cas sur cinq de CPNPC, la forme de cancer du poumon la plus courante, et les personnes qui n'ont jamais fumé, les femmes et les personnes de l'Asie de l'Est sont toutes exposées à un risque plus élevé d'être porteuses de mutations du R-EGF5.

« L'objectif poursuivi est de faire passer un examen à TOUS les patients souffrant d'un cancer du poumon au moment du diagnostic afin qu'ils puissent recevoir le meilleur traitement possible qui cible particulièrement leur maladie ou le type de tumeur dont ils sont atteints », a déclaré Shem Singh, directeur général de Cancer pulmonaire Canada.

Selon l'étude, les médecins ont signalé que les principales raisons pour lesquelles ils ne commandaient pas le test pour tous les patients, mis à part l'histologie de la tumeur, étaient l'accès à un spécimen de tissu insuffisant ou l'incertitude d'avoir accès à un spécimen de tissu suffisant (62 p. cent)6, le faible indice de capacité fonctionnelle (46 p. cent)7, l'impatience des patients à commencer le traitement (25 p. cent)8 et la réception tardive des résultats (20 p. cent)9.

Connaître le statut du EGFR avant de mettre le traitement en route peut faire la différence entre l'administration d'un traitement qui s'est révélé améliorer la qualité de vie et même prolonger la survie globale et l'administration d'une chimiothérapie standard10,11.

« Le diagnostic moléculaire du cancer du poumon représente maintenant la norme de la prise en charge appropriée des patients », a déclaré le Dr Normand Blais, oncologue médical au Centre Hospitalier de l'Université de Montréal. « Au Canada, les traitements actuellement homologués peuvent être prescrits plus précisément si nous savons qu'une mutation du EGFR est présente ou si la tumeur comporte une translocation de l'ALK; ces données moléculaires doivent être obtenues aussitôt que possible et préférablement avant d'amorcer les traitements de première intention.  Il y a deux éléments importants à considérer relativement à ces nouveaux traitements. Il faut d'abord obtenir les biopsies appropriées dès le bilan initial et ensuite, amener l'équipe d'évaluation et l'équipe de traitement du cancer du poumon à collaborer afin de normaliser le processus diagnostique. »

Il ajoute : « Bref, un diagnostic plus précis permet de mieux déterminer le traitement. »

Selon l'étude, plus de la moitié (56 p. cent)12 des oncologues canadiens ont déclaré que l'objectif thérapeutique le plus important dans le traitement de première intention du CPNPC était de prolonger la survie. Un oncologue sur deux (50 p. cent)13 a envisagé d'analyser les sous-types de mutations et a pris ses décisions thérapeutiques en fonction de ce sous-type. Toutefois, plus d'un tiers (34 p. cent) des oncologues canadiens n'a pas tenu compte de ce niveau de détail précis14, et ceci, malgré les données indiquant que, dans le cas du type de mutations le plus fréquent (délétion de l'exon 19), un traitement ciblé peut améliorer le taux de survie des patients bien plus efficacement que la chimiothérapie15.

Le cancer du poumon au Canada
Le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer au Canada16. Un homme sur 12 et 1 femme sur 14 seront atteints du cancer du poumon au cours de leur vie17. Le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) en est la forme la plus courante, et représente plus de 85 p. cent de tous les cancers du poumon diagnostiqués18. Vingt p. cent des cas de CPNPC comportent une mutation du facteur de croissance épidermique (EGFR)19, et parmi ceux-ci entre 10 et 15 p. cent des personnes de race blanche et environ 40 p. cent des Asiatiques sont porteurs de ces mutations20.

Au sujet de l'étude
L'étude a été menée par Kantar Health, de décembre 2014 à janvier 2015, dans 10 pays, y compris au Canada, en France, en Allemagne, en Italie, au Japon, en Corée du Sud, en Espagne, à Taïwan, au Royaume-Uni et aux É.-U. On y a évalué la prévalence de l'utilisation des tests de dépistage des mutations du EGFR à l'échelle internationale, les comportements à l'égard de l'utilisation des tests, ainsi que les obstacles à ceux-ci, et en quoi les résultats des tests altèrent les choix thérapeutiques. L'étude a été réalisée au moyen d'entrevues quantitatives par Internet menées auprès d'oncologues qui administrent des médicaments anti-cancéreux aux patients atteints d'un CPNPC avancé/métastatique (stade IIIb/IV). Au total, 562 oncologues (41 du Canada) ont participé gratuitement à cette étude après avoir été sélectionnés parmi un échantillon de médecins inscrits au réseau Sermo. Cette étude a été commanditée par Boehringer Ingelheim.

Au sujet de Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée.
Boehringer se classe parmi les 20 compagnies pharmaceutiques les plus importantes au monde. Boehringer Ingelheim, dont le siège social est situé à Ingelheim, en Allemagne, compte 142 filiales à l'échelle mondiale pour un total de plus de 47 400 employés. Fondée en 1885, la multinationale familiale se consacre à la recherche, au développement, à la fabrication et à la commercialisation de produits thérapeutiques innovateurs de grande qualité pour la médecine humaine et vétérinaire.

Fidèle à sa culture, Boehringer Ingelheim s'engage à agir de manière socialement responsable en prenant part à des projets sociaux à portée internationale, tels que « Making more Health » et en faisant preuve de compassion envers ses employés. Le respect, l'équité en matière d'emploi et la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale sont à l'origine même de la coopération mutuelle. La protection et la durabilité de l'environnement sont des facteurs intrinsèques à toutes les activités de Boehringer Ingelheim.

En 2013, Boehringer Ingelheim a affiché des ventes nettes d'environ 14,1 milliards d'euros. Les dépenses consacrées à la recherche et au développement représentent 19,5 % des ventes nettes.

Le siège social canadien de la compagnie a été établi en 1972 à Montréal, au Québec, et est maintenant situé à Burlington, en Ontario. Boehringer Ingelheim compte plus de 550 employés au Canada. Pour obtenir plus de renseignements, rendez-vous sur www.boehringer-ingelheim.ca.

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1 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Déc.- janv 2015, Tableaux de données, tableau Q3_1
2 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Déc.- janv 2015, Tableaux de données, tableau Q3_1         
3 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Déc.- janv 2015, Tableaux de données, tableau Q3_1         
4 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Déc.- janv 2015, Tableaux de données, tableau Q3A_1
5 Pao W, Miller VA. Epidermal growth factor receptor mutations, small-molecule kinase inhibitors, and non-small-cell lung cancer: current knowledge and future directions. J Clin Oncol 2005;23:2556-2568, Page 2561.
6 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Dec - Jan 2015, Tableaux de données, tableau Q5
7 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Dec - Jan 2015, Tableaux de données, tableau Q5
8 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Dec - Jan 2015, Tableaux de données, tableau Q5
9 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Dec - Jan 2015, Tableaux de données, tableau Q5
10 Lindeman NI, Cagle PT, Beasley MB, et al. Molecular Testing Guideline for Selection of Lung Cancer Patients for EGFR and ALK Tyrosine Kinase Inhibitors: Guideline from the College of American Pathologists, International Association for the Study of Lung Cancer, and Association for Molecular Pathology. J Thorac Oncol 2013 ;8:823-59.
11 Yang J, Sequist L et al. Overall survival (OS) In patients with advanced non-small cell lung cancer (NSCLC) harbouring common (Del19/L858R) Epidermal Growth Factor Receptor mutations (EGFR mut): pooled analysis of two large open-label phase III studies (LUX-Lung 3 [LL3] and LUX-Lung 6 [LL6] comparing afatinib with chemotherapy. Résumé no 8004 présenté à la 50e assemblée annuelle de lʼAmerican Society of Clinical Oncology 2014, du 30 mai au 3 juin 2014, Chicago, IL, É.-U.
12 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Déc.- janv. 2015, Tableaux de données, tableau Q14_1
13 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Déc.- janv. 2015, Tableaux de données, tableaux Q6, Q7
14 Kantar Health, NSCLC EGFR Testing OS, Déc.- janv. 2015, Tableaux de données, tableau Q6
15 Yang J, Sequist L et al. Overall survival (OS) In patients with advanced non-small cell lung cancer (NSCLC) harbouring common (Del19/L858R) Epidermal Growth Factor Receptor mutations (EGFR mut): pooled analysis of two large open-label phase III studies (LUX-Lung 3 [LL3] and LUX-Lung 6 [LL6] comparing afatinib with chemotherapy. Résumé no 8004 présenté à lʼAmerican Society of Clinical Oncology 2014, 50e assemblée annuelle, du 30 mai au 3 juin 2014, Chicago, IL, É.-U.
16 Comité consultatif des Statistiques canadiennes sur le cancer de la Société canadienne du cancer Statistiques canadiennes sur le cancer 2014 Page 6
17 Comité directeur de la Société canadienne du Cancer : Statistiques canadiennes sur le cancer 2014. Toronto, ON Société canadienne du cancer; 2014, Page 17
18 Torok, Szilvia, et al. "Lung cancer in never smokers." Future Oncology. 7.10 (2011): 1196
19 Pao W, Miller VA. Epidermal growth factor receptor mutations, small-molecule kinase inhibitors, and non-small-cell lung cancer: current knowledge and future directions. J Clin Oncol 2005;23:2556-2568, Page 2561.
20 Quest Diagnostics. Lung Cancer Mutation Panel (EGFR, KRAS, ALK). Disponible (en anglais) à lʼadresse : http://questdiagnostics.com/hcp/intguide/jsp/showintguidepage.jsp?fn=Lung/TS_LungCancerMutation_Panel.htm. Consulté en avril 2015 Page 2

SOURCE Boehringer Ingelheim (Canada) Ltd.

Bas de vignette : "Tendances canadiennes en matière de traitement du cancer du poumon et de tests de dépistage des mutations (Groupe CNW/Boehringer Ingelheim (Canada) Ltd.)". Lien URL de l'image : http://photos.newswire.ca/images/download/20150417_C4911_PHOTO_FR_14399.jpg

Renseignements : Sheba Zaidi / Morgan Cates, Environics Communications, 416 969-2652 / 2789, szaidi@environicspr.com /mcates@environicspr.com

Profil de l'entreprise

Boehringer Ingelheim (Canada) Ltd.

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