Une communauté mexicaine est ravagée par les activités minières de Blackfire
Exploration, révèle une délégation d'enquête canadienne

La délégation exhorte le Parlement canadien à déposer une motion de blâme contre Blackfire et à adopter les projets de loi C-300 et C-354

OTTAWA, le 21 avr. /CNW/ - Une délégation canadienne en visite dans l'État mexicain du Chiapas à la suite du meurtre du militant Mariano Abarca, dans lequel ont été impliqués plusieurs employés de la société minière de Calgary Blackfire Exploration, a conclu que Blackfire doit quitter le Chiapas et que le Parlement canadien doit agir immédiatement pour éviter que d'autres conflits aient des conséquences funestes dans l'industrie minière à l'échelle mondiale.

Le 7 décembre 2009, la mine de barite de Blackfire, située près de la localité de Chicomuselo, dans le sud de l'État du Chiapas, au Mexique, a été fermée par les autorités étatiques chargées de la protection de l'environnement. Mariano Abarca Roblero a été tué par balle devant sa maison le 27 novembre 2009.

"Au cours de notre enquête, nous avons vu une communauté ravagée par l'omniprésence de l'intimidation, par la violence, par des pratiques minières inadmissibles, par la destruction de l'environnement, par le harcèlement juridique... et par le meurtre sanglant de Mariano Abarca, qui a dénoncé cette destruction", déclare Rick Arnold de Common Frontiers.

"Selon la famille Abarca, c'est Blackfire qui, au final sinon directement, est responsable de la violence ayant suivi l'entrée en service de la mine, laquelle a abouti à la mort de M. Abarca", indique Dawn Paley, journaliste et chercheuse ayant pris part à la délégation au nom de Mines Alerte Canada. "Ce sentiment est partagé par beaucoup de gens à Chicomuselo."

"Le ministère de l'Environnement et du Logement du Chiapas a fermé la mine, les autorités ont arrêté plusieurs employés de l'entreprise et la communauté a dénoncé ouvertement les agissements de Blackfire. Malgré tout, l'entreprise cherche toujours à faire casser la décision du Ministère et à reprendre ses activités comme si de rien n'était, ce qui est scandaleux", soutient le porte-parole de Mines Alerte, Jamie Kneen.

"D'après les conclusions de notre enquête, il est évident que le Parlement du Canada doit immédiatement adopter deux mesures. Premièrement, une motion de blâme doit être déposée par tous les partis contre les activités de Blackfire. Deuxièmement, le Parlement doit adopter les deux projets de loi sur la responsabilisation des sociétés minières qui sont actuellement à l'étude, en l'occurrence les projets de loi C-300 et C-354", déclare Mark Rowlinson, avocat du Syndicat des Métallos.

La délégation d'enquête, qui a séjourné au Mexique du 21 au 27 mars à l'invitation du REMA (réseau mexicain de collectivités victimes de l'industrie minière), comptait des représentants de Mines Alerte Canada, de Common Frontiers et des Métallos. Vous trouverez un compte rendu complet des conclusions de la délégation à http://www.miningwatch.ca/en/canadian-fact-finding-delegation-discovers-mexican-community-devastated-mining-activities-blackfire- (en anglais).

SOURCE Syndicat des Metallos (FTQ)

Renseignements : Renseignements: Jamie Kneen, Mines Alerte Canada, bureau: (613) 569-3439, cell.: (613) 761-2273, jamie@miningwatch.ca; Dawn Paley, chercheuse, cell.: (604) 619-1127, dawnpaley@gmail.com; Mark Rowlinson, Syndicat des Métallos, bureau: (416) 544-5983, cell.: (647) 231-5983, mrowlinson@usw.ca


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