Une campagne de sensibilisation avise les Canadiens de faire preuve de vigilance en matière de santé oculaire

Neuf Canadiens sur dix estiment que les patients souffrent lorsque les décisions
concernant les traitements sont influencées par le coût des médicaments

TORONTO, le 12 juill. 2016 /CNW/ - Selon les estimés, plus de 50 000 Canadiens et Canadiennes perdront la vue chaque année à cause de certaines maladies comme la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), la rétinopathie diabétique, le glaucome, les cataractes, et les erreurs de réfraction.i Plus de 5,5 millions de Canadiens souffrent d'une maladie oculaire importante qui pourrait entrainer la perte de la vue.ii Prévoyant une crise imminente en matière de santé oculaire, la Fédération internationale du vieillissement (FIV) de concert avec plusieurs organismes partenaires, a annoncé aujourd'hui le lancement d'une campagne de sensibilisation pour rappeler aux Canadiennes et aux Canadiens, surtout ceux qui sont âgés de 45 ans et plus, qu'ils doivent faire preuve d'une grande vigilance et qu'ils doivent s'impliquer dans la santé de leurs yeux. 

Lors d'un récent sondage commandité par la FIV, des patients et des médecins ont affirmé que les Canadiens devraient pouvoir obtenir les traitements les plus appropriés approuvés par Santé Canada pour les maladies de la rétine et les autres maladies des yeux, quel que soit le coût.

L'IMPACT DE LA PERTE DE LA VUE

À l'aide de données de 2013, le Conseil canadien des aveugles (CCA) a estimé que les coûts annuels directs pour la santé de la perte de vision due à la DMLA et à la rétinopathie diabétique seraient de 1,8 milliard de dollars et de 412 millions de dollars respectivement.iii Il faut également tenir compte du coût des chutes, de la dépression, des fractures de la hanche et des séjours dans des établissements de soins de longue durée associés à la perte de la vue qui sont évalués à 25,8 millions de dollars, 175,2 millions, 101,7 millions et 713,6 millions de dollars, respectivement.iv

« La perte de la vue n'est pas uniquement une perte physiologique; elle entraine une multitude de pertes vécues par une personne et souvent aussi par son conjoint et sa famille », explique Louise Gillis, présidente nationale, le Conseil canadien des aveugles (CCA). « En plus d'entrainer une perte d'indépendance, la perte de la vue est également liée à des taux plus élevés de chômage, de divorce et de dépression clinique. Si les gens sont mieux renseignés et plus impliqués dans leur santé oculaire, et s'ils sont au courant de tous les médicaments utilisés pour traiter la perte de la vue et potentiellement restaurer la vision, nous aurons un scénario gagnant sur le plan social et économique. »

LA CAMPAGNE OUVREZ L'OEIL

Bien qu'elle porte surtout sur les questions concernant la protection et le maintien de la santé oculaire, la campagne Ouvrez l'oeil met également l'accent sur l'importance de renseigner et d'éduquer les individus et les familles au sujet des options thérapeutiques qui leurs sont offertes. La campagne s'adresse également aux médecins et appuie leur besoin d'autonomie pour décider des traitements les plus adéquats reposant sur des bases scientifiques pour leurs patients.  

« La campagne Ouvrez l'oeil reconnaît le lien qui unit les patients, leurs familles et les médecins lorsque vient le temps de discuter des options thérapeutiques, de faire des choix judicieux et de contribuer à éliminer les obstacles qui freinent l'accès aux meilleurs soins et aux traitements disponibles », souligne la Dre Jane Barratt, secrétaire générale, Fédération internationale du vieillissement.  

RÉSOUDRE LE PROBLÈME

Heureusement, il est possible de traiter bon nombre de maladies de la rétine si les traitements appropriés sont disponibles et administrés au moment opportun. « Il est essentiel d'avoir un accès aux traitements au moment opportun afin de maintenir la santé oculaire, indique la Dre Barratt. Au cours des discussions que nous avons eues récemment au sujet des médicaments utilisés pour traiter les maladies de la rétine, nous avons soulevé des questions importantes sur l'accès aux traitements au Canada, poursuit-elle. Toute décision de restreindre l'accès à un traitement approprié devrait être basée sur des preuves scientifiques et sur l'expérience concrète des intervenants, y compris les patients, les médecins et les organismes de soutien aux patients, et non pas sur les économies de coût. »

UN SONDAGE QUI S'ADRESSE AUX PATIENTS ET AUX MÉDECINS

Selon les Canadiens, le choix est plus important que le coût. Lors de deux sondages Ipsos réalisés en juin dernier - un auprès de Canadiens et Canadiennes de plus de 45 ans, et l'autre auprès de médecins spécialistes et de médecins de famille - les répondants s'entendaient pour dire qu'un médecin en consultation avec un patient devrait pouvoir choisir le traitement approuvé par Santé Canada le plus approprié pour les maladies de la rétine et pour les autres conditions oculaires. Le coût peut être pris en considération, mais jamais au détriment de la vision d'une personne et de sa fonction.

Faits saillants du sondage :v

  • Les Canadiens affirment de façon unanime (97 %) qu'ils sont d'accord (71 % complètement/26 % quelque peu) avec l'énoncé selon lequel ils « ont le droit d'avoir accès aux meilleurs médicaments dont l'utilisation est approuvée au Canada. »
  • De même, plus de neuf Canadiens sur dix (95 %) estiment (64 % complètement/31 % quelque peu) que leur médecin « devrait avoir le droit de prescrire le meilleur médicament, quel qu'en soit le coût pour le système de santé. »
  • Neuf Canadiens sur dix (90 %) estiment (47 % complètement/44 % quelque peu) que les « patients souffrent lorsque les décisions concernant un traitement sont influencées par le coût du médicament », et deux Canadiens sur trois (67 %) estiment (18 % complètement/49 % quelque peu) que les « médecins se sentent obligés de prescrire des médicaments en fonction du coût pour le système de santé. »

La plupart des médecins spécialistes et des médecins de famille qui ont participé au sondage estiment que les recommandations thérapeutiques basées sur la compression des coûts limitent leur autonomie en tant que professionnel de la santé de décider du traitement le plus approprié pour leur patient. Les trois quarts des médecins participants ont affirmé qu'au cours de la dernière année, la santé de certains de leurs patients avait souffert parce qu'ils n'avaient pas les moyens financiers de se procurer de meilleurs médicaments.  

Faits saillants du sondage :vi

  • Plus de neuf médecins sur dix (93 %) estiment que le fait de « ne pas pouvoir prescrire le médicament le plus approprié à cause du coût affecte la qualité des soins prodigués aux patients ».
  • Neuf médecins sur dix (91 %) estiment (49 % complètement/42 % quelque peu) que la qualité de vie de leurs patients est affectée de façon négative lorsque le choix du traitement est dicté par le coût, tandis que 90 % estiment (57 % complètement/33 % quelque peu) qu'ils devraient être en mesure de prescrire le médicament le plus efficace pour leurs patients, quel que soit le coût.
  • Huit médecins sur dix (83 %) estiment (36 % complètement/47 % quelque peu) que le coût de certains médicaments les empêche régulièrement de prescrire le meilleur médicament pour leurs patients.

« En tant que médecin, lorsque je traite un patient et que je veux l'aider, ainsi que sa famille, à comprendre un diagnostic et à trouver le meilleur traitement pour sa maladie oculaire, il est frustrant de devoir lui dire que le traitement le plus approprié pour lui pourrait ne pas être disponible parce que notre système de soins de santé n'est pas disposé à en assumer le coût », explique le Dr David Wong, MD, FRCSC, ophtalmologue en chef, chirurgien de la rétine et du vitré, professeur agrégé d'ophtalmologie et des sciences de la vue au Département d'ophtalmologie et des sciences de la vue, Faculté de médecine de l'Université de Toronto, qui pratique à l'Hôpital St. Michael de Toronto. « Une telle situation peut entrainer des conséquences regrettables et évitables comme la cécité lorsque les patients n'ont pas accès au moment opportun au traitement approprié qui pourrait sauver leur vision. »

Pour en savoir davantage au sujet de la campagne Ouvrez l'oeil, veuillez consulter le site www.ouvrezloeil.ca  

À propos de la FIV

La Fédération internationale du vieillissement est une organisation internationale non gouvernementale (ONG) dont le siège social est situé à Toronto, Canada.  Sa mission consiste à être un point de contact global d'experts et d'expertise qui favorise le dialogue sur les politiques efficaces à l'égard du vieillissement en santé. 

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i i http://www.cnib.ca/en/about/media/vision-loss/pages/default.aspx
ii ii http://www.cnib.ca/en/about/media/vision-loss/pages/default.aspx
iii Le conseil canadien des aveugles, Institut national canadien des aveugles, et la Fondation Fighting Blindness (2015). Résumé du patient. https://www.cadth.ca/anti-vascular-endothelial-growth-factor-drugs-retinal-conditions
iv Le conseil canadien des aveugles, Institut national canadien des aveugles, et la Fondation Fighting Blindness (2015). Résumé du patient. https://www.cadth.ca/anti-vascular-endothelial-growth-factor-drugs-retinal-conditions
v Sondage Ipsos, juin 2016 www.ipsos-na.com
vi Sondage Ipsos, juin 2016 www.ipsos-na.com

SOURCE International Federation on Ageing

Renseignements : Personnes-ressources pour les médias : energi RP, James Thayer, 416 425-9143 poste 208, James.thayer@energipr.com


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