Une augmentation de 155% de la taxe spécifique sur la bière - Un choc fiscal qui met en péril le secteur brassicole québécois

MONTRÉAL, le 27 oct. 2015 /CNW Telbec/ - L'ensemble du secteur brassicole québécois est extrêmement inquiet des impacts économiques négatifs que provoquerait la mise en place de la recommandation 13 de la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise (rapport Godbout).

En fait, dans son rapport, la Commission propose l'augmentation du taux de la taxe spécifique sur la bière uniquement. « Le choc fiscal d'une telle hausse compromettra gravement la compétitivité et la viabilité de l'ensemble du secteur brassicole de la province », indique le directeur général de l'Association des brasseurs du Québec, M. Patrice Léger Bourgoin. « Cette proposition va à l'encontre de l'un des objectifs de la Commission, soit de mieux stimuler l'investissement et la croissance économique au Québec », d'ajouter M. Frédérick Tremblay, président de l'Association des microbrasseries du Québec et président-directeur général de la Microbrasserie Charlevoix .

L'industrie brassicole a largement participé à renflouer le Trésor public en payant pour les hausses de la taxe spécifique sur la bière de l'ordre de 57,5%, depuis 2012. La recommandation du rapport Godbout, une nouvelle hausse de 0.39$ le litre en 5 ans, paralyserait cette industrie au Québec. D'ici 2020, le coût total des hausses de la taxe spécifique sur la bière représenterait 155% d'augmentation. Un véritable choc fiscal provoqué sur la base d'une fausse comparaison entre l'Ontario et le Québec. Contrairement à ce qui se passe en Ontario, l'industrie québécoise de la bière et du commerce de détail ont absorbé la majorité des augmentations de la taxe, en plus de voir les prix diminuer.

Un modèle préconisant une augmentation des ponctions fiscales liées à la consommation peut paraître attrayant pour assurer la mainmise sur des revenus gouvernementaux prélevés à la source. Il est toutefois loin d'être garanti que ce choix s'avère concluant pour la vitalité de l'économie québécoise. Les brasseurs québécois, toutes tailles confondues, constituent un pilier de l'économie. Ce secteur a généré un produit intérieur brut de près de 1 milliard $ en moyenne entre 2007 et 2012 (MAPAQ. 2014. BioClips. Actualité bioalimentaire. Vol. 22, no 11). À l'échelle canadienne, le Québec est la seconde province manufacturière en importance dans le domaine brassicole. Le gouvernement doit rejeter la recommandation 13 du rapport de la Commission pour favoriser l'un des plus importants secteurs de l'industrie de transformation agroalimentaire», précise M. Léger Bourgoin.

Contrairement à la plupart des autres acteurs de la distribution et de la commercialisation de boissons alcoolisées (spiritueux et vin), les chaînes d'approvisionnement des brasseurs québécois ont une présence dans toutes les régions du Québec. Cet apport contribue au maintien de près de 5 000 emplois directs, en plus de soutenir la croissance de plus de 2 000 fournisseurs actifs dans les secteurs manufacturiers, de la transformation alimentaire et des services.

Si le gouvernement devait donner son aval à cette nouvelle hausse de taxe, la conséquence incontournable sera d'affaiblir, de manière irrémédiable, le potentiel d'innovation et la capacité d'investissement des brasseurs dans un marché marqué par la mondialisation et l'évolution rapide des tendances de consommation.

Conscientes des défis gouvernementaux relativement à la fiscalité, les associations québécoises des brasseurs et des microbrasseries souhaitent continuer de collaborer à l'identification de solutions gagnantes, tant pour les autorités publiques que pour l'avenir de leur industrie. « Le Québec doit conserver sa place parmi les régions brassicoles les plus importantes au pays. Le secteur brassicole lance un véritable cri d'alarme au gouvernement et le presse de confirmer que la recommandation de la Commission ne sera pas retenue, et ce, de manière définitive, » conclut M. Tremblay.

 

SOURCE Association des brasseurs du Québec

Renseignements : ABQ : Anne-Marie Hallé, (514) 284-9199, (514) 588-6510; AMBQ : Jean-Pierre Tremblay, (514) 543-9501; Frédérick Tremblay, (418) 435-1727


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