Un syndicat est entraîné dans un faux procès pour savoir qui a donné les
directives aux agents infiltrés de la police à Montebello

OTTAWA, le 3 déc. /CNW Telbec/ - Alors que le Canada se prépare à accueillir le sommet du G20 au printemps prochain, le président de l'un des plus grands syndicats au pays est déterminé à s'assurer que les protestataires ne se feront pas harceler par des agents infiltrés de la police, comme ce fut le cas au sommet des chefs d'État nord-américains à Montebello, au Québec.

"On nous entraîne dans un faux procès pour aller au fond de ce qui s'est vraiment passé à Montebello, affirme Dave Coles, président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, mais nous sommes déterminés à tout faire pour que la vérité soit connue et connaître qui a donné les directives d'infiltration aux agents policiers."

"Il est essentiel, ajoute-t-il, devant l'imminence de la rencontre du G20 au printemps, que les Canadiennes et Canadiens puissent exercer leurs droits d'expression avec confiance sans craindre l'intimidation et la violence de la police."

"En même temps, les chefs d'État doivent savoir qu'ils peuvent venir au Canada sans être inquiets de la violence instiguée par les agents de la police pour discréditer les personnes qui veulent se réunir de façon pacifique pour exprimer leurs points de vue."

Dave Coles a fait les manchettes il y a deux ans lorsque ses tentatives visant à stopper l'infiltration des agents de la police lors de la manifestation pacifique ont été diffusées sur YouTube.

Le SCEP a immédiatement réclamé une enquête judiciaire indépendante pour savoir qui avait donné les directives d'incitation à la violence aux agents de la police lors d'une manifestation pacifique, mais on lui a dit qu'il devait déposer une plainte au Comité de déontologie policière en vertu de la Loi sur la police.

Le comité a maintenant accepté de tenir une audience publique, mais il cherche à transférer l'instruction de la plainte à un fonctionnaire qui a déjà conclu que la police impliquée dans l'affaire devait être excusée de toute faute.

"Ainsi, le type responsable de la poursuite est le même qui a déjà blanchi toute l'affaire, affirme Dave Coles. C'est une vraie comédie."

Aujourd'hui, le SCEP a établi un précédent en déposant une requête pour obtenir la qualité de partie à l'audience devant le Comité de déontologie policière avec le droit de présenter une contre-preuve et mener un contre-interrogatoire.

"Le SCEP est déterminé à connaître la vérité sur ce qui s'est réellement passé au sommet de Montebello en 2007, a déclaré Dave Coles. Nous allons continuer à faire pression pour une enquête judiciaire indépendante au sujet de tout ce camouflage et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour y arriver."

SOURCE Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier

Renseignements : Renseignements: Dave Coles, (613) 299-5628

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Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier

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