Un sondage révèle d'importantes différences entre les Canadiens et les
Américains d'âge moyen

    
    Les Américains d'âge moyen sont "au bord de la panique" quant à leur
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    avenir, selon une chercheure
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MONTRÉAL, le 2 juin /CNW Telbec/ - Les Canadiens d'âge moyen sont beaucoup moins inquiets de l'avenir que leurs homologues américains dont certains sont littéralement "au bord de la panique", affirme une chercheuse de l'Université Lethbridge en Alberta qui vient de terminer une étude dans les deux pays.

De plus, elle affirme que les attitudes différentes mesurées aujourd'hui laissent présager des différences encore plus marquées entre les deux pays, à mesure que la cohorte gagnera en âge.

Une chercheure en sociologie et spécialiste en démographie, Susan McDaniel a réalisé une étude comparative des Canadiens et des Américains d'âge moyen -la période entre les âges de 50 et 64 ans. Elle dévoile certaines de ses conclusions au Congrès 2010 des sciences humaines, qui se déroule cette semaine à l'Université Concordia, à Montréal.

Mme McDaniel affirme que, par coïncidence, des chercheurs ont entreprise leurs entrevues au moment même où la récession a frappé en 2008. Ces entrevues ont permis de faire ressortir d'importantes différences aux plans des attitudes et des attentes entre les Canadiens et les Américains du même groupe d'âge.

"En général, les Américains étaient près de la panique". L'éclatement de la bulle du logement et la baisse du marché boursier faisaient craindre à toute cette cohorte que ses projets de retraite étaient ruinés, explique Mme McDaniel. Les soins de santé constituaient une autre importante préoccupation, surtout chez ceux qui craignaient de perdre leur assurance-maladie, s'ils perdaient leur emploi.

"En fait, ils se trouvaient à dire ' j'ai l'impression d'avoir perdu les commandes, je ne puis plus planifier '," disait-elle, ajoutant que les chercheurs étaient surpris, car cette attitude est contraire à l'image de l'Américain indépendant et qui prend charge de sa vie et de son avenir. Bien qu'inquiets, les Canadiens étaient par contre loin d'un tel état de panique. Et, dans l'ensemble, ils continuaient de croire avoir leur vie bien en main.

Une génération "sandwich", le groupe des 50 à 64 ans doit prendre soin de parents vieillissants tout en continuant d'aider leurs enfants beaucoup plus longtemps que dans le passé. Et au milieu de tout cela, ils tentent d'économiser pour la retraite qui se pointe à l'horizon.

L'une des choses que l'étude a révélée était qu'une proportion plus forte d'Américains que de Canadiens vit dans un ménage multi-générationnel. Même si l'étude n'a pu déterminer pourquoi, Mme McDaniel croit que ceci pouvait être une conséquence de l'éclatement de la bulle du logement, alors que les enfants qui ont perdu leur maison sont retournés vivre chez leurs parents.

L'étude a aussi montré à quel point la récession a perturbé les attentes relatives à la vieillesse concernant l'âge d'or et la grande différence entre les attentes au Canada et aux États-Unis.

Les Américains, explique Mme McDaniel, ont souvent fait remarquer que leurs attentes par rapport à la retraite avaient été fracassées. Les Canadiens, pour leur part, estiment que même si certaines choses pouvaient être plus difficiles, la médecine socialisée leur permettrait d'éviter la faillite.

À mesure que cette cohorte avance en âge, ajoute Mme McDaniel, les différences et les attentes se concrétiseront. Si les différences au sein du groupe d'âge de 50 à 64 ans se poursuivent, dit-elle leur vie à l'âge avancé pourrait se révéler une expérience très différente au Canada qu'aux États-Unis.

La plupart des personnes qui aujourd'hui envisagent la vieillesse, dit-elle, fondent leurs attentes sur la situation de personnes âgées d'aujourd'hui, des personnes qui ont atteint leur majorité alors que les emplois étaient abondants, que le logement était bon marché et que la diversité était rare.

"Fonder nos attentes en fonction de la situation des personnes âgées d'aujourd'hui est une erreur", conclut-elle.

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Organisé par la Fédération canadienne des sciences humaines, le Congrès 2010 réunit quelque 9 000 chercheurs, érudits, étudiants aux cycles supérieurs, praticiens et responsables de politiques publiques pour partager leurs recherches novatrices et examiner les plus importantes questions sociales et culturelles d'aujourd'hui. Le Congrès des sciences humaines 2010 a lieu à l'Université Concordia (Montréal, Canada) du 28 mai au 4 juin.

Dans le cadre de sa programmation, le Congrès présente des recherches interdisciplinaires originales dans les domaines des sciences humaines et sociales. En plus de donner accès à une grande variété de ressources et d'experts, le Congrès offre des sujets d'articles novateurs. Il met également à votre disposition une salle des médias afin de vous aider à prendre contact avec les chercheurs durant la programmation.

SOURCE Fédération canadienne des sciences humaines

Renseignements : Renseignements: Ryan Saxby Hill, Relations médiatiques, Fédération canadienne des sciences humaines, media@fedcan.ca, (613) 894-7635 (mobile), (514) 848-2424, poste 5023 (salle des médias)

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