Un rythme cardiaque irrégulier est une importante cause d'AVC inexpliqués selon une étude canadienne

La surveillance cardiaque à domicile pendant 30 jours est la clé pour le dépistage de ce facteur de risque caché.

HONOLULU, Hawaii -, le 7 févr. 2013 /CNW/ - Un nombre important de personnes victimes d'un AVC inexpliqué souffrent de fibrillation auriculaire (FA). C'est ce qu'ont découvert des chercheurs dans 16 centres de soins de l'AVC lors du plus grand essai clinique de surveillance cardiaque, le premier portant sur un échantillon aléatoire de patients avec AVC. L'on savait que la FA - un trouble du rythme cardiaque - est la cause de certains des AVC les plus invalidants, mortels et coûteux; aujourd'hui elle s'avère également être un facteur de risque silencieux qui passe inaperçu.

C'est à la Conférence internationale sur l'AVC que le chercheur principal de l'étude, le Dr David Gladstone de la Faculté de médecine de l'Université de Toronto, a présenté les résultats de l'essai d'une durée de trois ans portant sur 572 patients. À l'aide d'une nouvelle technique de surveillance cardiaque, il a été possible de déterminer qu'une personne sur six avec AVC ou accident ischémique transitoire inexpliqué souffrait de FA qui sinon n'aurait pas été diagnostiquée ou traitée.

« À ce jour, cette étude est la plus solide preuve du besoin d'une surveillance cardiaque intensive des patients avec AVC ou mini-AVC non expliqués », estime l'American Stroke Association qui a inscrit la recherche canadienne au programme de la conférence à titre de nouvelle de la recherche de dernière minute.

La fibrillation auriculaire est un facteur de risque d'AVC puisqu'elle peut occasionner la formation de caillots dans le cœur qui peuvent se déplacer vers le cerveau. Son dépistage importe puisqu'il y a des médicaments efficaces pour la FA qui baissent le risque de caillots et d'AVC d'au moins des deux tiers.

Selon le Dr Gladstone, qui travaille à l'Institut de recherche et au Centre de sciences de la santé Sunnybrook de Toronto, l'étude financée par le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires a des conséquences pour la prévention de l'AVC : « L'on peut espérer qu'un dépistage et un traitement précoces de la fibrillation auriculaire permettront d'éviter plus d'AVC et de sauver plus de vies ».

La FA pose un défi : le rythme cardiaque irrégulier ne dure souvent que quelques minutes, après quoi le cœur se remet à battre à nouveau normalement. Le diagnostic est habituellement raté à moins que la personne ne porte un moniteur cardiaque au moment de l'épisode. En pratique, la surveillance cardiaque en vue du dépistage de la FA chez les patients avec AVC est de courte durée - de 24 à 48 heures. Toutefois, une nouvelle technologie permet maintenant de le faire à domicile bien plus longtemps.

Les patients recrutés pour l'essai avaient récemment été victimes d'un AVC ou d'un mini-AVC de cause inconnue et la surveillance cardiaque standard n'avait pas permis de détecter la FA chez eux. Ils ont été répartis de façon aléatoire en deux groupes. Le premier recevant 24 heures de plus de surveillance cardiaque, tandis que le deuxième était surveillé de manière continue à domicile durant 30 jours. Ces derniers portaient une ceinture d'électrodes de technologie récente placée au niveau du thorax qui détecte automatiquement les épisodes de FA.

La surveillance prolongée a permis de formuler un nouveau diagnostic de FA chez 16 % des patients, alors que la surveillance de 24 heures n'a eu ce résultat que chez 3 % des patients. Par conséquent, elle a permis de prescrire des médicaments anticoagulants plus forts à plus de patients afin de prévenir une récidive.

La recherche s'applique aux quelque 3 millions de personnes à l'échelle mondiale qui sont chaque année victimes d'un AVC de cause inconnue. Elle influera également sur le diagnostic et le traitement des patients avec AVC dits « cryptogéniques » qui sont restés un mystère pour les spécialistes. On peut en déduire qu'un demi-million de personnes souffriraient chaque année de FA non traitée sans s'en rendre compte.

« La pratique changera à cause de ces résultats », dit le Dr Antoine Hakim, chef de la direction et directeur scientifique du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires. « L'étude démontre que plus vous examinerez attentivement les patients, plus vous découvrirez la présence de fibrillation auriculaire. »

Le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires (www.accidentscerebrovasculaires.ca) est un réseau national de recherche qui a son siège à l'Université d'Ottawa. Il comprend des scientifiques, des cliniciens et des spécialistes en politiques de santé qui œuvrent afin de réduire le fardeau de l'AVC.

SOURCE : RESEAU CANADIEN CONTRE LES ACCIDENTS CEREBROVASCULAIRES

Renseignements :

Cathy Campbell, Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires, 613-852-2303 (cellulaire) cathy@canadianstrokenetwork.ca (à l'International Stroke Conference)

Nadia Norcia Radovini, Sunnybrook Health Sciences Centre, 416-671-9147 (cellulaire) nadia.radovini@sunnybrook.ca (pour organiser une entrevue de patient)

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