Un rapport fait le point sur les iniquités dans l'accès aux traitements pour les personnes vivant avec une co-infection au VIH et à l'hépatite C au Canada

Ce rapport stratégique fait état des obstacles institutionnels et procéduriers relatifs aux technologies de la santé et aux essais cliniques qui nuisent à l'accès aux traitements pour les personnes atteintes à la fois du VIH et de l'hépatite C

TORONTO, le 24 juill. 2013 /CNW/ - Le Conseil canadien de surveillance et d'accès aux traitements (CCSAT) a produit un rapport intitulé Two Standards of Care: toward treatment equity for people living with HIV/HCV co-infection (deux normes de soins : vers un accès équitable aux traitements pour les personnes vivant avec une co-infection au VIH et à l'hépatite C), lequel traite des iniquités qui subsistent dans le domaine de la réglementation pharmaceutique et des essais cliniques et qui portent préjudice aux personnes vivant à la fois avec le VIH et l'hépatite C.

Le rapport, qui analyse les deux plus récents traitements contre l'hépatite C apparus sur le marché - le bocéprévir (Victrelis, Merck) et le télaprévir (Incivek, Vertex) - reconnaît que des avancées ont été faites dans les traitements médicaux destinés aux personnes atteintes d'hépatite C. Il souligne toutefois que les grandes sociétés pharmaceutiques et les organismes de réglementation gouvernementaux affichent un piètre bilan pour ce qui est de créer et de recommander des traitements médicamenteux efficaces pour les personnes atteintes à la fois du VIH et de l'hépatite C.

Le rapport Two Standards of Care renferme plusieurs recommandations stratégiques qui pourraient renforcer l'efficacité et l'efficience du processus d'essais cliniques au Canada. Parmi ces recommandations figurent notamment les suivantes : faire en sorte que les organismes de réglementation fassent appliquer les règlements sur la mise au point de médicaments contre l'hépatite C, inclure aux essais cliniques des personnes considérées comme « difficiles à traiter » et mettre davantage l'accent sur l'équité à l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé.

« À l'heure actuelle, de nombreux essais cliniques sont conçus de manière à retarder le recrutement de patients jugés difficiles à traiter, parmi lesquels peuvent figurer des personnes vivant avec une co-infection au VIH et à l'hépatite C », souligne Paul Sutton, chercheur en politiques au CCSAT. « Par la publication de Two Standards of Care, le CCSAT vise à montrer qu'il est possible de réduire au minimum les délais relatifs à la tenue d'essais cliniques pour procurer des médicaments nouveaux et plus efficaces aux personnes qui en ont besoin le plus vite possible. »

Le rapport met l'accent sur l'énorme délai séparant les essais cliniques menés auprès de patients mono-infectés (hépatite C seulement) et co-infectés (VIH et hépatite C). En raison des coûts élevés associés aux essais de médicaments (entre 500 millions et 2 milliards de dollars par médicamenti ii), la plupart des traitements sont tout d'abord mis à l'essai chez des personnes vivant avec l'hépatite C seulement. Qui plus est, les essais cliniques sont caractérisés par des délais prolongés : pour un médicament comme le bocéprévir, par exemple, les personnes co-infectées doivent patienter jusqu'à quatre ans après la fin de l'essai clinique. Et ce n'est qu'après que le médicament a été mis à l'essai auprès de patients infectés seulement par l'hépatite C.

Le CCSAT se dit également préoccupé par le fait que des organismes d'évaluation des technologies de la santé, comme le Programme commun d'évaluation des médicaments (PCEM), restreignent l'accès à des traitements novateurs destinés aux personnes co-infectées. Entre la fin de l'année 2011 et le début de l'année 2012, le PCEM a décidé de ne pas recommander l'administration des médicaments contre l'hépatite C, le bocéprévir et le télaprévir, aux patients co-infectés, même si aucune donnée probante ne permettait de conclure au caractère nocif de ces médicaments. En juin 2013, le PCEM est revenu sur sa décision et a recommandé l'administration de ces deux médicaments aux personnes vivant à la fois avec le VIH et l'hépatite C. Pour les personnes co-infectées, cet intervalle de 18 mois a retardé considérablement l'accès à un traitement nouveau et efficace.

La date du lancement officiel du rapport Two Standards of Care est le 9 août 2013.

Le Conseil canadien de surveillance et d'accès aux traitements (CCSAT) est une organisation de la société civile canadienne qui se consacre à favoriser l'accès aux traitements, aux soins et au soutien pour les personnes vivant avec le VIH et le virus de l'hépatite C. En activité depuis 1996, cet organisme national s'emploie à mobiliser les membres de la collectivité, les fournisseurs de services, les décideurs et autres parties prenantes concernées afin de définir, d'élaborer et de mettre en œuvre des solutions axées sur des politiques et des programmes.

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i Adams C, Brantner V (2006). « Estimating the cost of new drug development: is it really 802 million dollars? ». Health Aff (Millwood) 25 (2): 420-8.
ii Adams, Christopher Paul; Brantner, Van Vu (février 2010). « Spending on new drug development ». Health Economics 19 (2): 130-141.



SOURCE : Conseil canadien de surveillance et d'accès aux traitements

Renseignements :

Kimberly Bennett
Coordonnatrice des communications
CCSAT
Tél. : 416-410-6538, poste 234
Courriel : kimberly@ctac.ca

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