Un rapport d'enquête conclut que des briseurs de grève sont utilisés à l'hôtel Comfort Inn de Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES, QC, le 16 août 2016 /CNW Telbec/ - Le rapport remis hier en fin de journée par l'inspecteur du ministère du Travail qui a été mandaté pour faire enquête a conclu à la présence de pas moins de huit briseurs de grève. Le syndicat a l'intention de poursuivre les procédures afin que le Tribunal administratif du travail (TAT) se prononce officiellement dans un jugement.

« Mais au-delà de ces procédures, ce que nous questionnons, c'est la chaîne Comfort Inn qui laisse faire ce conflit alors qu'un des hôtels qui porte sa bannière a recours à des briseurs de grève contrairement à la loi », a demandé Sylvain Martin, directeur adjoint du syndicat Unifor.

Le syndicat prépare actuellement deux recours, un pour faire reconnaître les briseurs de grève par le TAT et l'autre pour négociation de mauvaise foi. En effet, l'employeur refuse de négocier les termes de la convention collective depuis qu'une des copropriétaires de l'hôtel s'est dite offensée par le contenu des pancartes utilisées par les salariées en grève et qui arboraient une caricature de la nouvelle propriétaire. Un tel prétexte relevant des susceptibilités de la copropriétaire de l'hôtel ne peut évidemment pas être utilisé pour contrevenir à l'obligation faite à l'employeur de négocier de bonne foi et Unifor entend bien obtenir une décision du Tribunal en ce sens. « Il y a une différence entre diffamer une personne et la caricaturer. Nous pensons qu'il s'agit de liberté d'expression », a expliqué M. Martin.
L'employeur refuse maintenant de négocier.

Le syndicat déplore aussi le fait que l'employeur ait coupé l'assurance collective, dont la protection pour les médicaments, et ce, contrairement à la Loi sur l'assurance médicaments (article 49) qui édicte l'obligation de maintenir les assurances pendant une période de 30 jours en cas de conflit. Le syndicat étudie présentement les possibles recours à cet égard.

Depuis le début, cette négociation est difficile, et ce, malgré des efforts marqués des syndiqués afin d'élaguer plusieurs de leurs demandes dans l'espoir de parvenir à une entente. Les points en litige sont nombreux : statut des membres, régime de retraite, augmentation salariale, protection du travail du personnel syndiqué versus le personnel-cadre, assurances collectives, etc.

Les deux conventions collectives sont échues depuis le 1er novembre 2015. Près de vingt membres d'Unifor des services de l'entretien et de la réception de l'hôtel sont impliqués dans ce conflit.

À propos du projet Unifor
Fondé en août 2013, Unifor a été créé par la rencontre du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) et des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA). Le syndicat représente plus de 310 000 membres au Canada, dont près de 55 000 au Québec. Unifor est aussi affilié à la plus grande centrale syndicale québécoise, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

 

SOURCE Syndicat Unifor Québec

Renseignements : Source : Unifor-Québec, www.uniforquebec.org; Pour information : Marie-Andrée L'Heureux, responsable des communications, Unifor-Québec, (514) 916-7373 marie-andree.lheureux@unifor.org

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